<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145</id><updated>2012-01-10T15:01:46.744+01:00</updated><category term='Publications'/><category term='A propos de l&apos;auteur'/><category term='Critiques de livres'/><category term='Chroniques'/><title type='text'>Frédéric d' Agay</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>54</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-8152527100543702012</id><published>2011-06-18T11:02:00.002+02:00</published><updated>2011-06-18T11:06:26.072+02:00</updated><title type='text'>Conférence à Saint-Tropez le 24 juin prochain</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-Nu5-dKJF6m8/Tfxp3iJNFwI/AAAAAAAAAOs/mGtq86HRM5Q/s1600/affiche%2Bconfe%25CC%2581rence.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 226px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-Nu5-dKJF6m8/Tfxp3iJNFwI/AAAAAAAAAOs/mGtq86HRM5Q/s320/affiche%2Bconfe%25CC%2581rence.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5619482837830670082" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ma prochaine conférence en Provence pour le départ du trophée du bailli de Suffren le plus célèbre des marins provençaux du XVIIIe siècle....&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-8152527100543702012?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/8152527100543702012/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=8152527100543702012&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/8152527100543702012'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/8152527100543702012'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2011/06/conference-saint-tropez-le-24-juin.html' title='Conférence à Saint-Tropez le 24 juin prochain'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-Nu5-dKJF6m8/Tfxp3iJNFwI/AAAAAAAAAOs/mGtq86HRM5Q/s72-c/affiche%2Bconfe%25CC%2581rence.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-3947414640516455199</id><published>2011-05-25T13:11:00.006+02:00</published><updated>2011-05-25T14:07:25.635+02:00</updated><title type='text'>Le nouveau livre de Frédéric d'Agay : La Provence au service du roi</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-e9PKGpFsehw/Tdzk-yu__aI/AAAAAAAAAN4/uo24lIJm4ZE/s1600/2011MPRS-47-001-31.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 213px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-e9PKGpFsehw/Tdzk-yu__aI/AAAAAAAAAN4/uo24lIJm4ZE/s320/2011MPRS-47-001-31.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5610611003218722210" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Frédéric d'Agay, Emmanuel de Waresquiel et l'Amiral Chomel de Jarnieu, major général de la Marine&lt;br /&gt;lors de la présentation  à l'Hôtel de la Marine, le 16 mai 2011&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-size:85%;"&gt;du nouveau livre&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:85%;"&gt;de&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Frédéric d'Agay "La Provence au service du Roi (1637-1831) Officiers des vaisseaux et des galères&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;         La Provence est une des grandes provinces maritimes de la France, la principale sur la Méditerranée longtemps le centre du monde, il est donc naturel qu’elle ait depuis longtemps donné de nombreux officiers aux corps des galères et des vaisseaux sous l’Ancien Régime. Dans son ouvrage, Frédéric d’Agay, après avoir recensé les 1600 officiers et 130 amiraux provençaux qui, pendant deux siècles ont dominé la Marine française, analyse l’appropriation, la constitution, lente sans doute, fougueuse souvent, méthodique parfois, d’une marine où l’on serait entre soi, et où l’on défendrait à la fois la Provence et la France contre ses ennemis, l’honneur du Roi et de la Religion, et l’intérêt commun de ces familles de la noblesse provençale, assez particulière en effet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Dans le premier tome, il présente un portrait succinct et vivant de la noblesse provençale, ses origines très diverses, l’apport des étrangers et des néophytes, ses particularismes comme la vision de ses membres par la Cour de France, ses liens avec l’ordre de Malte qui a sa langue de Provence. C’est d’abord à Marseille sur les galères, puis dans le corps de chevaliers de Malte habitués à se battre contre les Sarrasins et autres barbaresques, que se créent les premières dynasties de marins. La prise des îles de Lérins par les Espagnols en 1637, entraîna la création&lt;br /&gt;par Richelieu d’une véritable marine moderne, et fut le premier acte d’engagement important des gentilshommes provençaux. La création du port de Toulon et un réseau de nouvelles familles dynamiques favorisa ce nouvel essor. C’est tout naturellement que la création par Colbert des gardes de la marine à Toulon et des gardes de l’étendard réal des galères, à Marseille, réservés à la noblesse et aux enfants du corps, c’est à dire au fils de marins, favorisa les Provençaux. La nouvelle noblesse parlementaire aixoise comme les lignées féodales de haute Provence s’engouffra également dans ces corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Dans les années 1680-1700, c’est un cadet de famille qui se fait marin, puis deux ou trois neveux, et à mesure que le siècle avance d’autres neveux, dont le chef de famille, et des rejetons de leurs sœurs, les maris de leurs nièces : c’est plus de cinquante tableaux familiaux que l’on peut présenter de cette manière. On est noble provençal et marin, c’est une trilogie qui se met en place, un réseau qui fera écrire à une mère provençale : « Mon fils placé dans la marine se trouvera partout avec sa famille et ses amis ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frédéric d’Agay raconte l’entrée dans la marine, les difficultés et les conditions, les tactiques familiales. Il analyse les spécificités du corps des galères supprimé en 1748 et qui comprenait 50 % d’officiers provençaux. L’origine géographique de ces marins est commentée avec la prédominance de Marseille, Toulon et Aix, la capitale de la Provence et siège du Parlement dont les familles riches et ambitieuses ont pris le pouvoir en Provence dans les années 1660.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   La marine va apporter à toutes ces familles différentes un moyen de fusion au sein de la noblesse provençale, et aussi gloire, fortune titres, honneur et honneurs. L’hiver ramène les escadres dans les ports de Toulon et Marseille d’où l’on peut rejoindre les hôtels familiaux d’Aix, d’Avignon, de Draguignan, de Grasse, ou les châteaux de la montagne. C’est six mois de tranquillité pour s’occuper de ses vieux parents, surveiller ses domaines, élever ses enfants, raconter à ses neveux les combats, le séjour à Constantinople, la beauté des Circassiennes. Si la vie sur les vaisseaux et les galères est très dure, emplie de maladies et de contagions, si les combats sont risqués, et les campagnes en Amérique parfois longues, tout cela n’a rien à voir avec une vie de garnison, loin de chez soi, coûteuse, dans le froid et dans le nord, sur les frontières de l’Empire, d’où on ne revient pas si souvent à cause de l’éloignement, du coût des voyages, un entraînement très difficile, une discipline rigide et une mauvaise paye.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   De ces engagements de marins naîtront 1250 officiers de marine provençaux ayant servi entre 1700 et 1792, qui donneront 119 amiraux, 34 brigadiers des armées navales et chefs de divisions, 187 capitaines de vaisseau, 539 chevaliers de Saint-Louis, dont 12 grand- croix et 23 commandeurs, 72 chevaliers de Cincinnati, auxquels on peut aussi ajouter des généraux des galères de Malte, des amiraux au service de marines étrangères, des gouverneurs de colonies. Si l’on tient compte des officiers du XVIIe siècle, les Provençaux ont donné à la marine française plus de1600 officiers et 130 officiers généraux. Tous ces grades supérieurs comme subalternes sont analysés et inventoriés, comme aussi les pensions, les décorations, les morts et blessés au service, tous les éléments de leur biographie familiale et maritime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   À la fin du XVIIIe, l’accroissement de la démographie et du nombre de fils à placer va renforcer les conditions nobiliaires. La concurrence entre les familles est rude. Dans une démarche ethnologique et sociologique, Frédéric d’Agay retrace ce besoin de protection à Paris et à Versailles, les réseaux mis en place auprès des Provençaux influents : ministres, courtisans, maréchaux, ambassadeurs, prélats, les rapports de clientèle entre parents à la Cour et en Provence. La gloire des marins provençaux rejaillit à Versailles sous le règne de Louis XVI car la cour a compris qu’elle a raté l’occasion unique de donner à Suffren un bâton de maréchal de France. Elle est donc décidée à ne pas manquer le suivant parmi les marins provençaux qui représentent alors un tiers des officiers généraux, un quart des capitaines de vaisseau, un huitième des officiers !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Mais la Révolution brise cet essor car les marins doivent émigrer comme nobles et fidèles au Roi pour sauver leur vie et leur honneur. Rentrés en France, Napoléon refuse de les réintégrer dans la nouvelle marine et la Restauration ne put recréer les conditions favorables à l’ancienne marine. L’établissement de l’école navale de Brest, par Louis-Philippe en 1831, consacra une nouvelle marine bretonne et atlantique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans le tome second, Frédéric d’Agay nous livre le dictionnaire des 1600 marins provençaux, bien souvent inédit, réparti en deux listes, celle des 1250 officiers du XVIIIe, très complet et les 350 qu’il a pu retrouver ayant servi au XVIIe, redonnant à chacun son nom véritable, son origine familiale et géographique, sa carrière et tous les éléments biographiques (décorations, pensions, notes et apostilles, portraits connus) retrouvés dans les archives publiques et privées comme dans les récits du temps. C’est un instrument de travail incomparable pour le chercheur pour identifier des marins méconnus ou non identifiés dans les histoires de la Marine. Ce travail de quinze ans est le résultat d’une thèse soutenue à la Sorbonne, université de Paris IV, sous la direction du professeur Jean Meyer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bulletin de commande&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;À adresser à la Librairie Honoré Champion – 3 rue Corneille F-75006 Paris librairie@honorechampion.com – www.honorechampion.com&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Prix de lancement jusqu’au 30 juin 2011 : 175 € Au-delà : 220 €&lt;/span&gt; Parution : 4 avril 2011&lt;br /&gt;Frédéric d’Agay&lt;br /&gt;La Provence au service du Roi (1637-1831) Officiers des vaisseaux et des galères, 2 volumes&lt;br /&gt;Quantité :&lt;br /&gt;Frais de port : 8 €&lt;br /&gt;Nom, Prénom : .............................................................................................................................................. Adresse : .......................................................................................................................................................... Code postal : ...................... Ville :.................................................&lt;br /&gt;Pays :.................................................... Tél. : .................................................&lt;br /&gt;Courriel : ............................................................................................&lt;br /&gt;Mode de paiement :    ␣ Par chèque payable en France (à l’ordre de la librairie Honoré Champion)&lt;br /&gt;␣Par carte de crédit :    ␣Visa    ␣Eurocard/Mastercard ␣American Express&lt;br /&gt;Carte n° : -- -- -- -- / -- -- -- -- / -- -- -- -- / -- -- -- -- Date d’expiration (mois et année) : -- -- / -- -- --&lt;br /&gt;Cryptogramme : -- -- -- Date de la commande :    Signature :&lt;br /&gt;www.honorechampion.com&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-3947414640516455199?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/3947414640516455199/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=3947414640516455199&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/3947414640516455199'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/3947414640516455199'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2011/05/le-nouveau-livre-de-frederic-dagay-la.html' title='Le nouveau livre de Frédéric d&apos;Agay : La Provence au service du roi'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-e9PKGpFsehw/Tdzk-yu__aI/AAAAAAAAAN4/uo24lIJm4ZE/s72-c/2011MPRS-47-001-31.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-2534337463237630166</id><published>2010-07-29T10:30:00.003+02:00</published><updated>2010-07-29T10:41:36.243+02:00</updated><title type='text'>Sole Luna : un pont entre les cultures</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/TFE8chko-eI/AAAAAAAAANg/k8yXN7TM2DQ/s1600/soleluna+fest+oratorio+sant%27anna+300+x+260.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 173px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/TFE8chko-eI/AAAAAAAAANg/k8yXN7TM2DQ/s200/soleluna+fest+oratorio+sant%27anna+300+x+260.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5499243080742140386" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La Sicile, chacun le sait, est un modèle dans l’histoire… ancienne. On ne se lasse pas avec &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Benoist-Méchin&lt;/span&gt; et son F&lt;span style="font-style: italic;"&gt;rédéric de Hohenstofen&lt;/span&gt; de se plonger dans le passé  bigarré de cette île et de respirer les vents qui ont amené de tous les coins de la Méditerranée, les Grecs, les Carthaginois, les Arabes, les Normands, les Provençaux, les Catalans. Tous y ont laissé des témoignages artistiques, littéraires, scientifiques d’une civilisation flamboyante.  Il était donc bien normal que &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lucia Gotti Venturato&lt;/span&gt;, installe à Palerme un Festival international de documentaires sur la Méditerranée et  l’Islam : «&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sole Luna, un pont entre les cultures&lt;/span&gt;». Elle dit elle-même en parlant de son festival : « Le soleil et la lune… ce binôme antithétique, comme le jour et la nuit, le masculin et le féminin, le père et la mère, l’orient et l’occident, représente en réalité les extrémités d’un pont qui pour pouvoir assumer son rôle doit être traversé et retraversé de manière continue ». Cette belle et élégante femme, originaire de Vénétie  a travaillé dans les couloirs de la chambre des députés à Rome, s’occupant de d’éducation et de politique extérieure. Elle a délaissé cette carrière pour suivre sa passion des rencontres et d’une autre Italie, ouverte à toutes les cultures méditerranéennes et islamiques. Que de riches découvertes depuis cinq ans ! Cette année, le festival était encore mieux organisé, dans un lieu magique qui a succédé à d’autres lieux magiques, le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;cloître de Sant’Anna&lt;/span&gt; et les cours de la galerie d’art moderne de Palerme, dans le vieux quartier de la Kalsa, à deux pas du marché de la Vucceria et de l’antique foccaceria de S. Francesco, un des meilleurs restaurants traditionnels de Palerme. Au milieu des églises, chapelles et oratoires décorés par le génial sculpteur baroque &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Serpotta&lt;/span&gt;, dont la bellissime statue de la Vérité à S. Lorenzo est le point de départ du roman de Vicenzo &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Consolo&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Retable&lt;/span&gt;… Nous sommes aussi à deux pas des palais décrits par Leonardo &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sciascia&lt;/span&gt; dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Conseil d’Egypte&lt;/span&gt;, peut être son meilleur roman sur la Sicile et le XVIIIe siècle… Dans cet environnement qui porte à la joie dès le matin, nous avons assisté aux projections et rencontres de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sole Luna 2010&lt;/span&gt;. Pendant une semaine, les membres du jury, les amis se croisent avec un public de jeunes, de cinéphiles et de Palermitains aux projections, aux concerts, conférences et causeries.  &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Gabriella d’Agostino&lt;/span&gt;, la célèbre anthroplogue italienne est la présidente du comité scientifique, où figurent le génial artiste américain &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;James Turrell&lt;/span&gt;, qui a créé l’année dernière une installation en Sicile,  le directeur du Pergamon de Berlin, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Claus Peter Haase&lt;/span&gt;, ou le metteur en scène &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Marco Bertozzi.&lt;/span&gt; Dans le jury de cette année l’assyriologue  &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Franco d’Agostino&lt;/span&gt;, le compositeur français &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Robert Cahen&lt;/span&gt;, la cinéaste libanaise &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Carol Mansour&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Kevin Dwyer&lt;/span&gt;, anthropologue américain, spécialiste du cinéma et du Maroc. Le prix « Un pont entre les cultures » a été décerné ex-aecquo à «In colore» de  &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Fabrizio d’Agostino&lt;/span&gt; qui raconte l’histoire de l’équipe de basket du Lazio, exemple de solidarité et d’amitié, et « Circling the house of God » de l’américain &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ovidio Salazar,&lt;/span&gt; extraordinaire  parcours d’un médecin anglais converti à l’Islam et qui fit son pélérinage à la Mecque en 1948. Parmi les autres prix, celui du meilleur montage a couronné « Jaffa the orange clockwork », coproduction franco-israélo-belge qui dénonce la captation des orangeraies palestiniennes millénaires de Jaffa par les Israéliens et la création de la marque Jaffa qui fut la seconde marque mondiale après Coca-Cola, symbole de l’énergie et de la jeunesse d’Israël  autour du mythe fondateur sioniste : « Nous avons fait refleurir le désert » ! Le prix spécial du jury est allé à « A cold land » de l’Iranien &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Shahriar Pouseyedian,&lt;/span&gt; partagé avec l’Italien « Il colore delle parole ». &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Marco Simon Puccioni&lt;/span&gt; traite de l’assimilation des africains en Italie et raconte l’histoire d’un poète et médiateur camerounais, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ndjock Ngana,&lt;/span&gt; qui nous dit : «Je rejette les mots intégration et étrangers. Il s’agit de vivre ensemble. Il n’y pas d’étrangers, il n’y a que des hommes ». Ce film a reçu également le prix de la Fondation de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nina zu Furstenberg &lt;/span&gt;« Dialogues on civilization ».  Un moment de paix et d’échanges qui a pu nous faire croire que le temps était suspendu et qu’on était à la cour de Palerme au XIe siècle. Puisse &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lucia Gotti Venturati&lt;/span&gt; poursuivre ce chemin et accroître encontre l’idée braudélienne qui est la sienne qu’il faut partager les valeurs communes du monde méditerranéen plutôt que d’exacerber les différences !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-2534337463237630166?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/2534337463237630166/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=2534337463237630166&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/2534337463237630166'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/2534337463237630166'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2010/07/sole-luna-un-pont-entre-les-cultures.html' title='Sole Luna : un pont entre les cultures'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/TFE8chko-eI/AAAAAAAAANg/k8yXN7TM2DQ/s72-c/soleluna+fest+oratorio+sant%27anna+300+x+260.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-5260821264111874481</id><published>2010-04-29T17:05:00.003+02:00</published><updated>2010-04-29T17:17:15.996+02:00</updated><title type='text'>Galères d'hier et d'aujourd'hui</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/S9mi45nloAI/AAAAAAAAANY/e6zjAaYc-F4/s1600/galere+romaine.png"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 112px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/S9mi45nloAI/AAAAAAAAANY/e6zjAaYc-F4/s200/galere+romaine.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5465578721214046210" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est curieux que &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;la galère&lt;/span&gt;, élément essentiel de l'évolution, de l’histoire de la marine, de la Méditerranée, de l’antiquité, des liens entre les hommes, des premiers voyages comme des premières échanges, disparue depuis 250 ans ou presque, continue à frapper l’imaginaire collectif de nos contemporains qui n’en ont jamais vu ni entendu parler. Est-ce la destinée exceptionnelle de la phrase « Mais qu’allait-il faire dans cette galère ? » des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Fourberies de Scapin&lt;/span&gt; de notre &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Molière &lt;/span&gt;national qui a trouvé un là une reconnaissance de dicton populaire. Tout le monde vit sa galère ou ses galères aujourd’hui : «La notion de galère sert un contre-fantasme tout aussi complaisant que la libre circulation, du développement personnel et du bonheur si-je-veux… Le chômage est une galère, le travail est une galère. L’amour est une galère, la solitude est une galère. Vivre dans la rue est une galère, payer son loyer est une galère… galère, galérer sont des mots qui charrient les relents d’un passé barbare censément révolu ». Ces mots sont écrits par &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Catherine Vasseur&lt;/span&gt; dans la post-face d’un livre qu’elle a traduit et annoté et qui vient de paraître pour nous rappeler bien à propos cette résonance actuelle. Ouvrage inconnu d’un moraliste espagnol, à moi parfaitement inconnu, je dois le confesser, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Antonio de Guevara&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;,  L’Arte de marear  ou&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;L’Art de naviguer&lt;/span&gt;, imprimé à Valladolid en &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1539&lt;/span&gt;. Travail d’une petite maison d’édition, Vagabonde, qui a le loisir, le flair et le talent pour dénicher des ouvrages de qualité. Ce moraliste inconnu donc, évêque, prédicateur et historiographe de l’empereur &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Charles Quint&lt;/span&gt;, nous livre un traité qu’il faut prendre au énième degré… surtout le début qui est une fausse narration historique sur les galères, leur invention, leur taille, le nombre de rames,  les hauts faits d’armes de l’antiquité et des héros… est-ce une moquerie des romans de chevalerie du temps? Des historiens sérieux qui avançaient – à cette époque bien sur – sans preuves certaines et recopiaient sans cesse les erreurs des premiers auteurs qui eux-mêmes n’avaient jamais vérifié leurs sources? La seconde partie est une liste des privilèges des voyageurs sur les galères, en fait une énumération des difficultés du voyage, des ennuis de la promiscuité, de l’inconfort, de l’exiguïté des lieux :  « La galère offre à l’aspirant navigateur  le privilège de demeurer humble dans la conversation, retenu dans ses paroles, discret quant à ses besoins, et impassible devant les affronts ; car, sur les galères il est plus naturel de subir les offenses que d’en infliger, ou même d’en tirer vengeance ». Un vade mecum philosophique ?  &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Antonio de Guevara&lt;/span&gt; liste les tâches à accomplir pour se maintenir en vie sur la galère, les travaux et les périls subis, le langage barbare en usage sur les bords, et une description de la mer et de ses propriétés qui est un petit traité de morale à lui seul, poétique et sans illusions : « La mer n’a rien d’autre à déclarer que son amertume ; et si ses eaux sont très amères, ses dispositions le sont à l’extrême ». Ce ton, qui fait bien rire parfois, petit à petit nous emmène ailleurs que sur les galères du XVIe siècle. C’est le travail du moraliste de nous ramener aux voyages en général, et à la vie en société, à notre aventure personnelle dont chacun est aujourd’hui le créateur. Comme le dit si bien &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Catherine Vasseur &lt;/span&gt;«Vous êtes embarqué » écrit Pascal dans les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pensées.&lt;/span&gt; L’antienne est connue : l’existence est un voyage. Ici toutefois, la métaphore s’effondre : le voyage, pour ces personnages est une donnée littérale. Or, la navigation en mer, plus qu’aucune autre activité humaine favorise à cette époque les ententes fatales  entre l’aléatoire – les décrets de la Fortune – et l’inéluctable – la mort». Car, conclut maintes fois l’auteur «&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; la vie de la galère, Dieu la donne à qui la veut &lt;/span&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Antonio de Guevara, L’Art de naviguer, traduit de l’espagnol, annoté et postfacé par Catherine Vasseur, préface de Pierre Senges, Vagabonde, 11 Euros.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-5260821264111874481?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/5260821264111874481/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=5260821264111874481&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/5260821264111874481'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/5260821264111874481'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2010/04/galeres-dhier-et-daujourdhui.html' title='Galères d&apos;hier et d&apos;aujourd&apos;hui'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/S9mi45nloAI/AAAAAAAAANY/e6zjAaYc-F4/s72-c/galere+romaine.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-6231304982530191162</id><published>2010-04-19T15:19:00.002+02:00</published><updated>2010-04-19T15:26:57.820+02:00</updated><title type='text'>La cigogne volubile, un nouveau salon du livre</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/S8xaD7XBueI/AAAAAAAAANQ/t3wGUK02Llg/s1600/20091021-p-171568800.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 175px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/S8xaD7XBueI/AAAAAAAAANQ/t3wGUK02Llg/s200/20091021-p-171568800.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5461839471613950434" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au moment où la politique culturelle française à l’étranger est très critiquée - et avec raison pour les fermetures de centres, d’instituts, d’Alliances française, les restrictions de personnel, de budgets, de programmes, partout dans le monde - une manifestation de grande envergure vient de se tenir à l’&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Institut français de Meknès&lt;/span&gt; au Maroc, du 9 au 11 avril derniers. Destinée à donner le goût de la lecture dès le plus jeune âge et à contribuer au développement de l’édition jeunesse au Maroc, la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Cigogne volubile,&lt;/span&gt; nom donné au premier printemps des livres jeunesse de Meknès accueilli auteurs, illustrateurs, conteurs, éditeurs, conférenciers et formateurs français et marocains. Ce pari fou a été pris par &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Marie-Annick Duhard,&lt;/span&gt; nouvelle directrice de l’Institut, dès son arrivé à la suite d’un double constat : l’émergence des clases moyennes au Maroc qui participe au développement de l’intérêt de tous pour l’éducation et la formation, et l’absence de salon de livres pour la jeunesse au Maroc, au Maghreb ou en Afrique. C’est un pari réussi : 17.000 visiteurs en trois jours,  2.400 livres vendus à la librairie organisée dans le hall d’accueil – dont 60% d’éditeurs marocains - achetés par les parents , mais aussi et surtout par les enfants grâce aux &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;chèques livres&lt;/span&gt; distribués par l’Institut  français de Meknès et ses partenaires aux enfants des écoles, des associations, des comités d’entreprises. Car l’obstacle majeur de l’accès au livre et à la lecture, nous a confié &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;François Larbre,&lt;/span&gt; responsable du bureau des livres du service de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France au Maroc, est le prix élevé des livres pour les jeunes Marocains. Seule la mise en place d’un réseau de bibliothèques scolaires, de quartier, municipales avec de vastes secteurs pour la jeunesse permettra, comme celle de la grande mosquée de Casablanca dotée de moyens importants, de développer la devise de la Cigogne volubile « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Qui lit tout petit, lit toute sa vie !»&lt;/span&gt;. Belle devise qui témoigne de l’optimisme et de l’énergie de Marie-Annick Duhard et de toute son équipe, une trentaine de personnes attentives, déterminées et enthousiastes, comme on aimerait en rencontrer partout! Leur dévouement a permis à tous les enfants  venus avec leur classe, leur famille, leurs amis  de vivre des moments de gaieté, de liberté, et de rencontres dans une atmosphère « bon enfant » facilités par la grandeur de l’Institut, son parc, les nombreuses salles de classe, un théâtre. Un lieu qu’on s’approprie facilement. Des plus jeunes aux « ados » participèrent avec intérêt et enthousiasme aux jeux, expositions, lectures, contes,  ateliers pédagogiques, présentations de films, d’œuvres sous le parrainage de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Tomi Ungerer &lt;/span&gt;pour ce premier salon.  Les auteurs et illustrateurs étaient venus travailler avec les enfants pour préparer ces projets dès le mois de janvier. Pour Elisabeth Brami, auteur confirmé, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;prix Saint-Exupéry &lt;/span&gt;1997 pour son album « Les deux arbres » chez Casterman, le premier d’une longue série de livres et de prix, et tous les autres auteurs qui signèrent leurs livres pendant les trois jours, ces rencontres ont permis aux enfants de s’exprimer, de laisser cours à leur gourmandise de lecture. Parmi les auteurs et illustrateurs rencontrés, Pef, Arthur Ténor, Emile Bravo, Thierry Dedieu, Habib Mazimi, Elisabeth Piquet. Des conteurs comme Halima  Hamdane et Pierre Delye, des conférenciers comme Françoise Mateu, directrice éditoriale du Seuil Jeunesse, Hélène Bonis, du Sablier Editions,  croisaient les éditeurs marocains  Amina Alaoui (Yanbow Al Kitab) ou Nadia Essalmi (Yomad), qui font beaucoup pour donner ds livres de qualité aux enfants de leur pays.  Rien n’était laissé au hasard et Marie-Annick Duhard avait su s’entourer des conseils d’&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Anne Collinot&lt;/span&gt;, la très dynamique ancienne directrice de la médiathèque de Nantes. Ce qui prouve bien que l’intelligence, la détermination  et l’organisation mènent à la réussite. Mais la plus belle réussite, pour tous,  était la joie et le sourire de ces enfants…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-6231304982530191162?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/6231304982530191162/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=6231304982530191162&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/6231304982530191162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/6231304982530191162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2010/04/la-cigogne-volubile-un-nouveau-salon-du.html' title='La cigogne volubile, un nouveau salon du livre'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/S8xaD7XBueI/AAAAAAAAANQ/t3wGUK02Llg/s72-c/20091021-p-171568800.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-6738745804511560169</id><published>2009-12-20T22:08:00.004+01:00</published><updated>2009-12-20T22:25:32.056+01:00</updated><title type='text'>Sahara et festival</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/Sy6U08PQX0I/AAAAAAAAANI/ori7XzbGays/s1600-h/C_3_Newsletter_316_foto.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 150px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/Sy6U08PQX0I/AAAAAAAAANI/ori7XzbGays/s200/C_3_Newsletter_316_foto.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5417431039017508674" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;festival de littérature de voyage de Rome&lt;/span&gt;, au mois d’octobre dernier, enfant naturel et méditerranéen d’&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Etonnants voyageurs de Saint-Malo&lt;/span&gt;, s’est déroulé sous les pins du parc de la société italienne de Géographie, la villa Mattei, ou villa Celimontana, derrière le Forum au milieu des basiliques paléochrétiennes. On y parvient à pied depuis la place de Venise, à travers les voies antiques qui déjà nous préparent au thème du voyage. Toute la Rome culturelle est là : son fondateur &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Antonio Malatesta&lt;/span&gt;, belle tête d’empereur romain, à la vaste érudition, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Daria Galateria&lt;/span&gt;, professeur et critique, grande connaisseuse et passionée de la littérature française et  de Sicile, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lorenza Foschini&lt;/span&gt;, fameuse journaliste de la télévision qui jouit du succès de son «Manteau de Proust», &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Marina Valensise&lt;/span&gt;, journaliste politique, élève de Furet, l’élégant romancier &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Alain Elkann&lt;/span&gt;, avec qui on peut parler d’amour, de désir et de plaisir pendant des heures, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Michel le Bris&lt;/span&gt;, et sa fille, qui raconte Saint-Malo, Nicolas Bouvier, Alvaro Mutis et  ses autres auteurs devant un public varié, passionné, gourmand. Nous découvrons la librairie du salon, raffinée, tenue par &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bruno Barsanti&lt;/span&gt;, personnage du siècle des lumières qui a ouvert une librairie de voyage à Rome. Il remplit nos bras de livres, d’auteurs, de découvertes, de pays inconnus… Rencontre et passionnante discussion avec l’écrivain anglais &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jason Elliot&lt;/span&gt; qui voyage en Iran et Afghanistan…Et aussi tard dans la soirée avec des auteurs, des éditeurs, ou de professeurs dont on n’a pas retenu le nom, qui vous susurrent d’autres noms d'auteurs, d’autres voyages, d’autres pays… J’apprends ainsi que la jeune maison d’édition &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vagabonde&lt;/span&gt;, va publier un &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Voyage au Sahara&lt;/span&gt; d’un auteur américain hors norme, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;William Langewiesche&lt;/span&gt;. L’écriture de ce long récit qui vient de paraître est le résultat des nombreux voyages qu’il a effectués en Algérie, de 1990 à 1993, alors qu’il était pilote professionnel et jeune reporter, puis au Niger, au Mali et au Sénégal. Il se trouvait à Alger lors des prémices de la “ révolution islamiste algérienne ” menée par le Front islamique du salut (FIS) et sa branche armée, le Groupe islamique armé (GIA). Il y est resté plusieurs mois avant d’en suivre l’onde de choc et les répercussions dans l’espace saharien. Du &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sahara&lt;/span&gt;, il raconte les destinées singulières d’hommes et de femmes dont il a croisé le chemin. En bon américain, il constate que le désert est aussi vaste que les États-Unis et si aride que la plupart des bactéries ne peuvent y survivre ...Il parcourt ces vastes étendues en voiture, en taxi, en camion, par bateau et en train, et nous décrit l’étonnante hospitalité  des habitants, leurs richesses visibles et enfouies. Touaregs, expatriés, voyageurs, nomades sédentarisés, marchands, rebelles et populations soumises à l’hostilité de “cette partie invisible du monde ” composent ainsi une fresque qui donne au Sahara un autre dimension et un nouvel imaginaire. L’auteur la qualifie de  "traversée absolument anti-romantique, loin du sentimentalisme qui généralement encombre les esprits de ceux qui ont parcouru ce désert». C’est avant tout un homme curieux, toujours prêt à s’étonner, principales qualités du voyageur! Il a été finaliste du &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;National Book Award &lt;/span&gt;en 2002 pour son livre « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;American Ground, Unbuilding the World Trade Center&lt;/span&gt; »,  qui rend compte de la déconstruction des tours de façon très originale. Les Balkans, l’Inde, le Mexique, l’Amérique du Sud, le Pakistan et la Russie sont d’autres territoires explorés par William Langewiesche. « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Cargos hors la loi, un monde de crime et de chaos &lt;/span&gt;» (2004), vaste enquête sur la piraterie et l’anarchie régnant sur les océans du monde, a été salué comme l’une des grandes enquêtes publiée ces dernières années. “&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J’aimerais retenir l’attention des lecteurs avec des sujets inattendus, les emmener là où ils ne se rendront vraisemblablement jamais et poursuivre cette idée que notre monde n’est pas en train de devenir plus étriqué, mais au contraire, malgré l’uniformité dont il semble affligé, qu’il y subsiste les restes tenaces d’une expérience humaine infiniment riche et variée&lt;/span&gt;. ”&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;William Langewiesche, « Sahara dévoilé, un voyage à travers le désert », 320 pages, Vagabonde, 21 euros&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-6738745804511560169?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/6738745804511560169/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=6738745804511560169&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/6738745804511560169'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/6738745804511560169'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2009/12/sahara-et-festival.html' title='Sahara et festival'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/Sy6U08PQX0I/AAAAAAAAANI/ori7XzbGays/s72-c/C_3_Newsletter_316_foto.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-7351234556442658782</id><published>2009-12-01T16:29:00.002+01:00</published><updated>2009-12-01T16:34:22.529+01:00</updated><title type='text'>Les Grimaldi de la côte...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SxU2woH0nCI/AAAAAAAAANA/AbjDKZkGI_4/s1600/musee_picasso___entree___antibes.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SxU2woH0nCI/AAAAAAAAANA/AbjDKZkGI_4/s200/musee_picasso___entree___antibes.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5410290736387365922" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce n’est pas d’hier qu’on parle de Monaco et de ses princes, mais que de racontars autour de l’histoire de cette famille Grimaldi, que de légendes relancées par des ouvrages et des articles à sensation ! Les Grimaldi sont une noble famille génoise de commerçants, marins et banquiers comme toutes les grandes familles de cette république patricienne et maritime: Doria, Grillo, Pallavicini, Durazzo ont formé une des plus riches noblesses de toute l’Europe. Très tôt les Grimaldi se sont tournés vers les côtes provençales pour se constituer des fiefs et des domaines. En 1297, ces patriciens guelfes, s’emparent au détriment des Gibelins qui dominaient alors Gènes de la seigneurie de Monaco, concédée par privilèges impériaux à la république de Gènes au XIIe siècle. Après des conflits avec les comtes de Provence, des luttes entre la République et les Grimaldi, ceux-ci sont reconnus comme seigneurs de Monaco définitivement en 1419 , fief dont ils ne rendent hommage à personne. Ils accroissent leur domaine des seigneuries de Menton et Roquebrune, sous souveraineté du duc de Savoie en 1448.  En 1309, ils achètent la seigneurie de Cagnes, puis en 1383 celle d’Antibes et édifient les châteaux qui sont aujourd’hui les musées de ces cités. En 1524, l’Espagne toujours soucieuse de posséder des ports et des escales pour ses vaisseaux rejoignant ses possessions italiennes conclut le traité de Burgos avec Augustin Grimaldi, seigneur de Monaco, évêque de Grasse et abbé de Lérins qui leur conféra un protectorat en échange de nombreuses possessions en Espagne et à Naples.  Richelieu toujours soucieux  de nuire à la maison d’Espagne réussit à convaincre Honoré II Grimaldi de substituer un protectorat français au protectorat espagnol par le traité de Péronne de 1641. Et pour le dédommager de la perte de ses biens espagnols, Louis XIII lui donna le comté de Carladés, l’antique baronnie des Baux en Provence érigée en marquisat en 1642. Le duché-pairie de Valentinois leur fut concédé en 1662 par Louis XIV. Les Grimaldi prennent alors le titre de princes souverains de Monaco, que le Roi leur reconnaît, en échange d’une garnison française qui se tint sur la forteresse et le rocher jusqu’à la Révolution. La famille s’éteignit, dans cette branche, avec deux filles dont l’aînée épousa Jacques-François-Léonor de Gouyon-Matignon, comte de Thorigny qui fut substitué aux noms et armes de Grimaldi et créé à nouveau duc et pair de Valentinois par Lettres patentes de 1715.  Ce n’est donc pas la plus vieille dynastie d’Europe comme on l’entend sur toutes les ondes, d’autant que cette deuxième race de Grimaldi s’éteignit récemment avec la comtesse Pierre de Polignac mère du prince Rainier III. Mais les Grimaldi des autres branches subsistaient à Gènes, en Espagne, en Sicile et en Provence où se trouvait la branche d’Antibes, les plus proche parents des Monaco. Henry IV avait racheté Antibes pour y créer un port et y tenir garnison à sa guise et en échange Cagnes fut érigé en marquisat pour cette branche en 1646. Sauveur-Gaspard de Grimaldi, marquis de Cagnes (1735-1816), officier de marine protesta à la mort du dernier des Grimaldi-Monaco auprès des cours de Paris et de Vienne et fit un procès au duc de valentinois pour se faire reconnaître comme prince de Monaco en février 1761, selon une tradition salique inventée pour la cause. Il perdit son procès et Louis XV lui accorda une pension de… 2.000 livres en dédommagement! Il prit fièrement le nom de « Grimaldi d’Antibes, des princes de Monaco » comme son frère Louis-André de Grimaldi (1736-1804), évêque de Noyon, pair de France, prélat assez débauché du siècle des lumières. Ils léguèrent leurs droits sur Monaco à leur cousin le marquis de Grimaldi-Cagnes dont le fils protesta officiellement contre les droits du prince de Monaco en 1856…. mais c’était trop tard. Monaco annexé par la république française pendant la Révolution ressuscita au Congrès de Vienne en 1815 toujours avec l’appui de la France, ce que n’obtinrent pas les princes de Piombino en Italie, notamment. Amputé de Menton et Roquebrune par la maison de Savoie en 1848, Monaco demeura toujours l’allié de la France même si sa position stratégique ne fut plus la même quand elle fut circonscrite dans le nouveau département des Alpes-maritimes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Illustration : Le musée Picasso d'Antibes est une ancienne forteresse des Grimaldi, seigneurs de Monaco, Antibes et Cagnes sur la côte provençale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-7351234556442658782?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/7351234556442658782/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=7351234556442658782&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/7351234556442658782'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/7351234556442658782'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2009/12/les-grimaldi-de-la-cote.html' title='Les Grimaldi de la côte...'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SxU2woH0nCI/AAAAAAAAANA/AbjDKZkGI_4/s72-c/musee_picasso___entree___antibes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-3344204883944582473</id><published>2009-11-23T16:11:00.004+01:00</published><updated>2009-11-23T16:20:31.139+01:00</updated><title type='text'>Loin du conformisme mou et du consensuel, la revue Conférence...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SwqnhMcaykI/AAAAAAAAAM4/BQ2mnOPR2D4/s1600/Tableau:Noblet:Quimperl%C3%A9.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 251px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SwqnhMcaykI/AAAAAAAAAM4/BQ2mnOPR2D4/s320/Tableau:Noblet:Quimperl%C3%A9.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5407318491329645122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les revues hebdomadaires généralistes françaises sont soumises au diktat de la médiocratie de la presse : toute l’année ronde nous avons droit à la vie sexuelle des Français, au classement des hôpitaux, aux écoles de nos enfants, au salaire des fonctionnaires, etc…à droite comme à gauche. Les revues littéraires, artistiques ou plus généralement culturelles sont également souvent bien monotones. On découvre vite, passé l’intérêt de la première rencontre, la découverte des auteurs et des textes, l’enthousiasme envers la qualité des photos ou des illustrations, la trame, comme au théâtre lorsque l’œil glisse dans la coulisse. Le choix des sujets est issu du consensus, du conformisme, du marketing. On se fiche de l’opinion de Bernard-Henri Lévy sur la guerre d’Irak, ou la critique de tel auteur bien pensant contre le pape, la guerre en Tchétchénie… un peu d’imagination, de goût, de distance et de perspective que diantre ! De liberté ! Foin des copinages et renvois d’ascenseurs, des nominés et des primés. Saveur, intelligence, non-conformisme sont des mots qui trouvent une résonance dans la revue &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Conférence,&lt;/span&gt; qui a pour exergue une phrase de Montaigne : « Le plus fructueux et naturel exercice de notre esprit, c’est à mon gré la conférence… La cause de la vérité devrait être la cause commune… ». Cela donne de l’appétit. La revue a un format de livre, petit in octavo, un peu carré, imprimé sur papier bible chez Darrentière à Dijon avec une mise en page aérée, une typographie soignée, vrai travail d’impression qui déjà nous met en contact avec un bel objet. A l’intérieur alternent poésie, littérature, philosophie, des textes d’écrivains vivants ou morts, oubliés ou fameux. Des photographies, des gravures, des reproductions de peintures encadrent les haïkus, les essais et documents, les auteurs étrangers. Le dernier numéro  de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Conférence &lt;/span&gt;s’ouvre sur trois lettres de Pascal Riou qui fustige l’illusion contemporaine :&lt;br /&gt;« Soyons donc hédonistes, efficaces ; assumons, quoi !&lt;br /&gt;Donc la mort sans rituel, l’homme&lt;br /&gt;sans destin, la vie sans provenance&lt;br /&gt;(traçabilité des poules/anonymat des pères)&lt;br /&gt;ma main mise sur tout : le sperme, l’ovocyte,&lt;br /&gt;l’organe du mourant, l’enfant juste conçu… »&lt;br /&gt;Ouf ! cela décoiffe, on n'avait plus l’habitude d’écrits qui réclament la tendresse, l’amour et la fraîcheur. Des récits de voyages, des passages de journaux nous emmènent loin, et tout près. Christophe Carraud qui dirige cette revue est un des auteurs majeurs avec feu Maurice Chappaz, beaucoup d’auteurs italiens, des références à la Grèce antique, la chrétienté, notre culture classique. C’est une réflexion sur le temps présent, mais, répétons le, sans aucun souci d’actualité ou de mode, guidée par le cœur et l’esprit. De bonnes raisons pour s’abonner à cette revue  si différente comme notre 11ème blog…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Revue &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Conférence&lt;/span&gt;, semestrielle, paraît au printemps et à l’automne, rédaction et abonnements : 1, route Nationale, 77440 Trocy-en-Multien. Abonnement pour un an = 45 Euros&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le numéro 29 vient de paraître.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La revue Conférence publie également des ouvrages de bibliographie qui s’adressent à des esprits libres, typographiés et imprimés avec le même soin : « Dans cet espace, le bruit de la communication menace la qualité de la parole ; la production en série, le sens de l’habitation humaine ; la vitesse des échanges, la persévérance de l’esprit et la beauté du geste. » &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Site : http://www.revue-conference.com&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'illustration d'Yves Noblet, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Paysage à Quimperlé,&lt;/span&gt;   huile sur toile, 1985, figure dans le numéro 28.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-3344204883944582473?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/3344204883944582473/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=3344204883944582473&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/3344204883944582473'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/3344204883944582473'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2009/11/loin-du-conformisme-mou-et-du.html' title='Loin du conformisme mou et du consensuel, la revue Conférence...'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SwqnhMcaykI/AAAAAAAAAM4/BQ2mnOPR2D4/s72-c/Tableau:Noblet:Quimperl%C3%A9.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-8025882202545718817</id><published>2009-11-08T17:29:00.006+01:00</published><updated>2009-11-09T11:43:03.384+01:00</updated><title type='text'>De l'amour au XVIIIe siècle</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/Svb0m53z6iI/AAAAAAAAAMw/H-_8nt7QtMY/s1600-h/sabran-1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 267px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/Svb0m53z6iI/AAAAAAAAAMw/H-_8nt7QtMY/s320/sabran-1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5401773752284604962" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  On pourrait croire le siècle des lumières celui des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Liaisons dangereuses,&lt;/span&gt; des amours tumultueuses et nombreuses. Il est avant tout celui de la recherche de l’amour. Amour fidèle, unique, constant, qui unit les sens et les sentiments. Mais ce n’est pas un amour matrimonial, c’est une quête nouvelle du bonheur, d’une deuxième chance en dehors du mariage qui, lui a d’autres fonctions, non remises en cause. Après un mariage de convenances, et la procréation de peu, prou ou nombre d’enfants, quelques personnes de la haute société ont mené une vie heureuse avec un amant ou une maîtresse, eux-mêmes mariés, et à créer ou recréer une vie conjugale et amoureuse. « C’était le dix-huitième siècle expiré et marié à sa manière. Il suffit de tenir bon dans la vie, pour que les illégitimités deviennent des légitimités . On se sent une estime infinie pour l’immoralité, parce qu’elle n’a pas cessé de l’être, et que le temps l’a décorée de rides. » écrit Chateaubriand dans les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mémoires d‘Outre-Tombe&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;  Ce siècle nous en montre de nombreux exemples comme Mme d’Houdetot et Saint-Lambert, Mme d’Epinay et Grimm, le duc d’Orléans et Mme de Montesson, et les plus célèbres d’entre eux, le chevalier de Boufflers et la comtesse de Sabran. Et pourtant, elle était veuve, il était célibataire, étant chevalier de Malte, mais les convenances, les intérêts de fortune et de famille n’autorisaient pas ce mariage qui ne put se faire qu’après la Révolution où ils sont devenus pour la société l’image vivante de Philémon et Baucis comme l’écrit Madame de Chastenay, dans ses &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mémoires&lt;/span&gt; - qui viennent de reparaître en texte intégral dans la même Bibliothèque d’Evelyne Lever - « Ils étaient tous les deux d’une simplicité romantique » ajoute-t-elle.&lt;br /&gt;  Avec la publication du premier volume de leur correspondance, nous vivons les débuts de cette histoire amoureuse, fort bien commentée et annotée par Sue Carrell, spécialiste américaine de la littérature française : en mai 1777 le prince de Ligne présenta le chevalier de Boufflers, cadet d’une grande famille picarde, sans fortune, colonel du régiment de Chartres-infanterie, homme d’esprit peu goûté de la cour à cause de ses vers et de sa liberté de parole, à une jolie brune piquante, la comtesse de Sabran dont les traits ont été immortalisés par Mme Vigée-Lebrun. Eléonore de Jean de Manville, héritière d’un riche trésorier général de France avait épousé à 19 ans en 1766, un vieil amiral de cour, le comte de Sabran, d’une famille provençale très illustre mais très gueuse. Le mariage de la poire et de la soif selon un formule courante de l’Ancien régime. En échange de sa dot, la nouvelle épouse fut reçue aux honneurs de la cour où sa beauté et son esprit en firent vite une jeune femme à la mode. Veuve avec deux enfants dès 1775, elle acheta un des plus jolis hôtels de Paris, rue du Faubourg-St Honoré et mit son honneur et sa vertu sous la protection de Mgr de Sabran évêque de Laon. Sa vertu était grande et c’est par une amitié fraternelle que commence cette correspondance mais qui ne trompe personne. On les sent qui s’aiment malgré les mots «ma sœur» et «mon frère» ! Il faut attendre mai 1781 pour une première nuit ensemble dans le ravissant lit bleu de la comtesse. La vraie correspondance amoureuse peut alors commencer, avec ses crises de jalousie, ses caprices, ses raccommodements et ce premier volume s’arrête au moment ou le chevalier de Boufflers désireux d’acquérir un peu de gloire est nommé gouverneur du Sénégal en 1785. Deux autres volumes suivront l’année prochaine qui seront, comme le premier, remplis d’inédits et de détails qui nous  éloignent des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Liaisons dangereuses&lt;/span&gt; : « Adieu, amie; écrit le chevalier en 1784, adieu, amour, adieu, ange, archange ; adieu, douce domination dont mon cœur et ma raison même ne se défendront jamais ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La comtesse de Sabran et le chevalier de Boufflers, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Le lit bleu, correspondance 1777-1785,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; édition établie et présentée par Sue Carrell, Tallandier, 22 euros.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Victorine de Chastenay,&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Deux révolutions pour une seule vie : Mémoires 1771-1855,&lt;/span&gt; édités par Raymond Trousson, Tallandier, 32 Euros. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-8025882202545718817?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/8025882202545718817/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=8025882202545718817&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/8025882202545718817'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/8025882202545718817'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2009/11/de-lamour-au-xviiie-siecle.html' title='De l&apos;amour au XVIIIe siècle'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/Svb0m53z6iI/AAAAAAAAAMw/H-_8nt7QtMY/s72-c/sabran-1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-1590312007806428999</id><published>2009-07-24T09:57:00.003+02:00</published><updated>2009-07-24T10:06:54.205+02:00</updated><title type='text'>Petite sonate autrichienne</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SmlqjIlVJvI/AAAAAAAAAMo/S35kjp6W3kM/s1600-h/thomas_bernhard_s035_1969_obernatha.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SmlqjIlVJvI/AAAAAAAAAMo/S35kjp6W3kM/s320/thomas_bernhard_s035_1969_obernatha.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361933983193310962" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;L’histoire des familles aristocratiques constitue un fonds  inépuisable de la littérature mondiale, sagas qui nous décrivent le pater familias, les saintes, les exclus….les différentes branches, les alliances, les amours et les coups tordus dans des châteaux de rêve ou des manoirs hurlant et sifflant…Réussies, elles nous donnent comme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Au plaisir de Dieu &lt;/span&gt; de Jean d’Ormesson un ton, un air qui résonne longtemps en nous et nous emmène là où la littérature doit nous emmener.  Mais on a jamais été aussi loin que Thomas Bernhard dans  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Extinction&lt;/span&gt;  que Gallimard vient de publier dans la collection L&lt;span style="font-style: italic;"&gt;’Imaginaire&lt;/span&gt;. Ce livre est le contraire d’une saga, c’est un souffle de l’intérieur d’une famille, d’un château, de l’Autriche qui nous révèle son aspect petit bourgeois et hypocrite que l’on sent à Vienne et dans l’ancien empire  C’est un  récit à la façon de Thomas Bernhard qui nous martèle et nous ressasse la destinée d’une famille en voix d’extinction. Car toutes les familles, mêmes les plus illustres, les plus anciennes ou qui se croient immortelles  à la façon des Esterhazy qui ont pour devise « Quand Dieu créa le monde Adam III Esterhazy vint le féliciter », toutes ces familles orgueilleuses et vaniteuses vont s’éteindre. Déjà Marc-Aurèle dans ses &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pensées &lt;/span&gt;( VIII, XXXI) disait “Vois encore ailleurs non la mort d’un seul homme, par exemple, celle de la race entière de Pompée. Aussi, trouve-t-on gravé sur les tombeaux : ci-gît le dernier de sa race. Songe combien les ancêtres de celui-ci s’étaient donné de peine pour laisser un héritier de leur nom. Quelqu’un sera nécessairement le dernier; par conséquent la famille entière mourra.” Cela aurait pu être l’exergue d’&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Extinction&lt;/span&gt;, Le narrateur est un cadet de grande famille qui vit à Rome où il donne des leçons de littérature allemande à un étudiant. Et il lui raconte son choix de Rome, de l’Italie, de la culture italienne et de l’art de vivre contre sa famille engoncée dans les traditions d’un immense château millénaire, dans un climat froid et brumeux au milieu des forêts, des chasses et de la religion… de l’apparence… Il se sert de cette confession pour nous distiller les critiques les plus acerbes, les plus amères contre la famille, contre sa mère, l’église, l’Autriche , l’esprit national socialiste autrichien, l’hypocrisie autrichienne… un espèce de décadence de la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mittel Europa,&lt;/span&gt; d’envers des choses…  On croit maintenir un passé aristocratique alors qu’on vit dans la compromission la plus abjecte. Qu’y a–t-il sous les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Loden,&lt;/span&gt; les jolis tabliers salzbourgeois, l’amour de la musique viennoise et la catholicisme le plus triomphant? Quelles sont les vraies  relations entre sa mère et un prélat autrichien fixé à Rome? Pourquoi les bibliothèques sont-elles toujours fermées à  Wolfsegg? Pourquoi son oncle si cultivé et charmant est-il considéré comme un paria par une famille si conformiste imprègnée d’esprit petit bourgeois oppressant? Ses membres se prennent pour des géants qui ne sont que des marionnettes. Murau parti à Rome écrit pour se délivrer de cette oppression, mêlée de nostalgie et d’amertume. Amertume d’une destinée qui aurait pu être autre si on avait poursuivi la lignée dans ce qu’elle avait de beau, d’innovant, de spirituel dans les temps anciens. C’est que depuis le XIXe comme l’écrit Châteaubriant dans les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mémoires d’Outre-tombe,&lt;/span&gt; la noblesse est entrée dans l’âge des vanités…  Cette destinée prend un tour inattendu quand les parents et le frère aînée de Murau meurent dans un accident de voiture et qu’il devient l’aîné de la famille, le maître de Wolfsegg… Il va conduire la famille à l’extinction selon une logique implacable mêlée de vengeance, de respect et de justice. C’est un des meilleurs romans de Thomas Bernhard, un de ceux qu’on lit en trois ou quatre  nuits, totalement absorbé par une lecture qui nous laisse pantelant et songeur après avoir tourné la dernière page…. Une petite sonate autrichienne insistante et sardonique pour l'été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Thomas Bernhard, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Extinction&lt;/span&gt;, Gallimard, L’Imaginaire, 9 €&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-1590312007806428999?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/1590312007806428999/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=1590312007806428999&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/1590312007806428999'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/1590312007806428999'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2009/07/petite-sonate-autrichienne.html' title='Petite sonate autrichienne'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SmlqjIlVJvI/AAAAAAAAAMo/S35kjp6W3kM/s72-c/thomas_bernhard_s035_1969_obernatha.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-7356745841067451654</id><published>2009-06-14T23:11:00.002+02:00</published><updated>2009-07-08T16:26:55.623+02:00</updated><title type='text'>Le musée du château de Dieppe</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SjVnzilXmLI/AAAAAAAAAMY/I3-ZBotx3bQ/s1600-h/Dieppe_p.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 215px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SjVnzilXmLI/AAAAAAAAAMY/I3-ZBotx3bQ/s320/Dieppe_p.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5347294267726862514" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’opposé de Cannes , il est une destination maritime où je rêvais depuis longtemps  d’aller, une cité aux confins de l’histoire, de la littérature et de la mer, Dieppe. Profitant d’un temps normand de printemps qui alternait la pluie, le crachin, le grand soleil et les orages, nous sommes partis à la découverte d’un lieu qui ne correspondait en rien à ce que j’imaginais. D’une intense activité portuaire, il ne reste rien, ou presque. Une malle pour l’Angleterre tous les soirs, quelques chalutiers, des promènes couillons, une dizaine de voiliers….les quais, docks, hangars sont déserts, c’est d’une tristesse infinie comme si la vie s’était retirée en même temps que la mer.  Une mairie affreuse, un front de mer aussi mal reconstruit que partout dans la France d’après guerre. Hôtels et casinos d’une laideur inouïe. La vieille ville est plus préservée et pittoresque, beaucoup de belles maisons sont à vendre ou à louer. Deux églises gothiques, Saint Rémy et Saint Jacques, bijoux l’architecture normande, d’une taille de cathédrale, dans un état lamentable.  Ce sont des chefs d’œuvre en péril... Dans l’une, un filet  pour les chutes de pierre et de gravas, l’autre est coupée en deux. On y expose un affreux peintre local qui vend ses croûtes entre deux contreplaqués…Triste exemple de la situation du patrimoine religieux français. La ville de Dieppe ne peut certainement pas faire face toute seule à l’entretien de ces deux édifices, avec 30.000 habitants une économie en déroute…Pourtant les touristes, Anglais surtout, se manquent pas depuis toujours ! Première cité européenne des pèlerins de Saint-Jacques qui débarquaient de Brighton, Dieppe nous montre là sa richesse médiévale.&lt;br /&gt;C’est cette richesse que l’on retrouve au musée du château qui surplombe la ville. Exquis musée de province qui nous offre des collections très variées, ayant chacune un grand intérêt grâce à l’intelligence et au goût du conservateur. Toute l’histoire  maritime est présentée, liée aux aventuriers dieppois, aux Ango, à Duquesne, tableaux d’Isabey, maquettes de bateaux. L’histoire locale avec le lancement de la première station balnéaire sous la Restauration par la duchesse de Berry dont on voit le portrait offert à la ville. Il faudrait aussi sauver à ce propos le petit théâtre construit en 1826, unique en France avec sa machinerie et son décor fermé depuis 50  ans… La collection de tableaux comprend un beau portrait de Courbet, Jacques Emile Blanche, Lebourg et toute l’école normande de paysage, un merveilleux Fantin-Latour très symboliste, un portrait d’écuyère de Van Dongen. Mais la spécificité du musée est l’ivoire. Les marins dieppois du Moyen Age et de la Renaissance allèrent prendre le tabac et l’ivoire sur les côtes d’Afrique d’où les premières manufactures de tabac qu’il fallait râper, les râpes étaient protégées par des morceaux d’ivoire sculptés… les artistes se sont déplacés vers Dieppe pour s’approvisionner et travailler sur place.  Voila comment est né cet art que l’on découvre avec joie, car au delà des christs, statues de saints et scènes religieuses, dont certaines sont admirables dans leur architecture « Renaissance », on découvre des médaillons et portraits de grands, de princes européens, de seigneur normands comme d’armateurs dieppois, des scènes mythologiques – Apollon et Daphné – des bustes, des paysages ajourés imitant le Wedgwood, des bijoux… c’est inattendu dans la variété et le talent. Plus loin, sont les figurines de terre cuite ou crue de Pierre-Adrien Graillon, autodidacte dieppois encouragé par David d’Angers qui a représenté comme des santons laïques ses contemporains, les pauvres et les bourgeois de Dieppe. Il est le créateur d’un monde comme Balzac et Daumier, qu’il a aussi retranscrit sur des panneaux de bois d’une grande fraîcheur d’exécution et d’imagination.  Il faut aussi signaler les collections et le mobilier de Camille Saint-Saens pour les amateurs de musique.&lt;br /&gt;De la terrasse du château, on domine la ville et la côte vers Varengeville où le jardin du Bois des Moutiers offre en cette saison les plus beaux rhododendrons de France qui s’étalent dans les vallons vers la mer. A deux heures de Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-7356745841067451654?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/7356745841067451654/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=7356745841067451654&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/7356745841067451654'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/7356745841067451654'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2009/06/le-musee-du-chateau-de-dieppe.html' title='Le musée du château de Dieppe'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SjVnzilXmLI/AAAAAAAAAMY/I3-ZBotx3bQ/s72-c/Dieppe_p.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-7945131334166058387</id><published>2009-05-30T16:22:00.004+02:00</published><updated>2009-05-30T16:30:10.974+02:00</updated><title type='text'>CENT CINQUANTIEME ANNIVERSAIRE DE "MIREILLE"</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SiFBri1J4RI/AAAAAAAAAMQ/XET8QYtQQMo/s1600-h/cam23.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 226px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SiFBri1J4RI/AAAAAAAAAMQ/XET8QYtQQMo/s320/cam23.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5341622849378050322" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Le cent cinquantième anniversaire de « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mireille »&lt;/span&gt; de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Frédéric  Mistral&lt;/span&gt;, chef d’oeuvre de la littérature provençale et poème d’amour éternel, donne lieu cette année à de nombreuses manifestations dans toute la Provence et à Sceaux, en juin. A &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Saint-Raphaël&lt;/span&gt; une passionnante exposition au Centre culturel montée par « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Rafelenco&lt;/span&gt; », met l’accent sur les liens entre Mistral et cette cité ainsi que sur l’opéra qu’en a tiré Charles &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Gounod&lt;/span&gt;, dans le sillage du succès de cette œuvre.  « Mireio » est dédicacée en 1859 par Mistral à &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lamartine&lt;/span&gt; avec cet envoi que je cite dans sa langue originale : «  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Te counsacre Mirèio, es moun cor e moun amo/Es la flour de mis an/Es un rasin de Crau qu’emé touto sa ramo/Te porge un païsan &lt;/span&gt;»… Je te consacre Mireille, c’est mon cœur et mon âme, c’est la fleur de mes années, c’est un raisin de Crau  qu’avec toutes ses feuilles, t’apporte un paysan… Il me semble encore entendre le regretté &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Louis Malbos,&lt;/span&gt; conservateur du musée Granet, héritier de Joseph d’Arbaud nous lire ces lignes en nous enseignant Mistral, dans son bureau du Palais de Malte d’Aix qui avait alors fière allure….&lt;br /&gt;Mireille selon une passionnante conférence de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pierre Fabre,&lt;/span&gt; ancien « capouliè » du &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Félibrige &lt;/span&gt;,le mouvement de la renaissance provençale initié par Mistral,  a connu tout de suite un immense succès en France et à l’étranger : 60 traductions aujourd’hui, c’est une œuvre étudiée dans les universités japonaises ou suédoises. Et c’est grâce à elle que Frédéric Mistral obtint le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;prix Nobel &lt;/span&gt;de littérature en 1904 !  Cette popularité jamais démentie est montrée dans l’exposition par des documents inédits retrouvés dans des collections publiques et particulières locales, dont celle de Pierre Fabre. La création de l’opéra, composé par Gounod, eut lieu au théâtre Lyrique de Paris le 19 mars 1864. Avec dans le rôle titre Mme Miolan-Carvalho, épouse du directeur de l’opéra qui avait créé le rôle de Marguerite de « Faust ». Tout ce beau monde se retrouva à partir de  l’année suivante à Saint Raphaël.  La station balnéaire venait d’être lancée par l’écrivain &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Alphonse Karr&lt;/span&gt;, directeur du Figaro, auteur des « Guêpes », personnalité parisienne, rival de Victor Hugo, son gendre Léon Bouyer, photographe et jardinier, l’homme d’affaires Félix Martin et un jeune ingénieur lyonnais qui venait de construire les chemins de fer d’Anatolie, Pierre Aublé, qui sera l’architecte de la ville nouvelle. Rivale de Cannes, Saint-Raphaël devient un lieu de villégiature prisée par l’empereur Pedro II du Brésil, les princes russes, et beaucoup d‘artistes comme les &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Carvalho&lt;/span&gt; chez qui Gounod séjourna ainsi qu’à l’Oustalet du capelan, chez la vicomtesse de Savigny, égérie d’Alphonse Karr. En 1865, il est à l’hôtel du Nord avec le poète Jules Barbier, son librettiste,pour composer« Roméo et Juliette ». Les Carvalho possédaient une villa à Valescure, quartier mis à la mode par quelques Anglais autour d’un golf entouré de pins parasols. Dans le cadre de cette exposition était également présenté un film "&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mireille et Vincent &lt;/span&gt;» de 1932 qui est un mélange de l’oeuvre en français et des grands airs de l’opéra. Ce film nous montre la Camargue et la Crau dans la splendeur du noir et blanc, qui rend la beauté des sites encore plus aride et brûlante. L’opéra de Gounod est actuellement représenté à l’opéra de Marseille et le sera en septembre au palais Garnier. La chanson de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Magali &lt;/span&gt;déclamée au milieu du poème par une vieille femme dans le cercle des travailleuses du mas, est la plus belle déclaration d’amour de toute l’histoire de la littérature. J’aime la lire le soir à voix haute, dans cette langue provençale jubilatoire et sonore. Cette exposition de Saint–Raphaël a ce mérite de nous redonner le goût de « Mireille » que l’on peut toujours lire en dehors des mille éditions anciennes, illustrées ou contemporaines dans la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;version bilingue des Cahiers rouges de Grasset&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-7945131334166058387?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/7945131334166058387/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=7945131334166058387&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/7945131334166058387'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/7945131334166058387'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2009/05/cent-cinquantieme-anniversaire-de.html' title='CENT CINQUANTIEME ANNIVERSAIRE DE &quot;MIREILLE&quot;'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SiFBri1J4RI/AAAAAAAAAMQ/XET8QYtQQMo/s72-c/cam23.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-5032749545886746590</id><published>2009-05-17T19:11:00.001+02:00</published><updated>2009-05-17T19:13:21.287+02:00</updated><title type='text'>WE NEED A ... CAMPION!</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/ShBFquTJtvI/AAAAAAAAAMI/uwWsYF9Ywho/s1600-h/_45694714_brightstar1_466x300.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 206px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/ShBFquTJtvI/AAAAAAAAAMI/uwWsYF9Ywho/s320/_45694714_brightstar1_466x300.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5336842158719219442" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C‘est le film dont nous avons tous besoin en ce moment. Loin de la crise, d’Obama, des talibans, du conflit israélo-palestinien, de la grippe, des grippes ou de la « banane » du président, une petite merveille a surgi pour nous au festival de Cannes. Une étoile brillante au firmament de nos rêves et de notre imaginaire. Une histoire d’amour, anglaise en diable, un drame romantique, les amours et la mort du poète John Keats. « Bright Star » de Jane Campion, fera pleurer dans les chaumières. Certes, mais  il nous donne deux heures de bonheur absolu grâce à un petit génie qui ne fréquente pas les réalisateurs et cinéastes français, celui du talent de la reconstitution historique. Je ne sais pourquoi ce génie si spécial adore l’Angleterre et le monde anglo-saxon. Le goût, l’amour et le respect de l’histoire ? Un peu des trois je pense, joints à la fierté d’un passé glorieux qu’on ne désire pas gommer comme en France en permanence. Je ne prendrai qu’un exemple, la cession de l’hôtel de la Marine, place de la Concorde, prestigieux palais qui l’abrite depuis plus de deux siècles est impensable à Londres. Si on avait eu besoin d’agrandissement, on aurait acheté les immeubles voisins ou construit une tour derrière, mais on aurait respecté et la propriété publique qui est la nôtre et les hommes qui l’ont hanté, ont construit l’histoire et donné un sens à ce lieu. De cela la France est incapable et encore moins sous la présidence actuelle. Et bien dans les films, c’est la même chose, on ne s’embarrasse pas des détails des reconstitutions, point de conseiller historique pour expliquer aux comédiens, pas seulement l’histoire, les faits, les dates et les caractères, mais le maintien, la démarche, le positionnement social, la lenteur de la vie du début du XIXe siècle, le temps… C’est tout ce que nous trouvons dans « Bright star ». Et surtout Jane Campion a trouvé un ton, le « ton » qui fait qu’on y croit, qu’on a remonté le temps…L’époque des phtisiques, des vraies jeunes filles, des amusements et jeux de société, des soirées familiales et musicales, de la découverte de l’amour qui se cherche, se vit, se réalise, s’amplifie et donne à un poète une muse, et à une jeune coquette une raison de vivre et de lire… C’est le temps qui passe et égrène les saisons dans des paysages, des intérieurs, une  lumière qui sonnent si juste aussi . C’est d’une beauté issue des tableaux de Friedrich des paysages de Turner, des gravures en couleur de William Blake; comme historien, j’ai été subjugué par la beauté et la véracité de ce film. Abbie Cornish est une merveilleuse godiche préoccupée de rubans et de falbalas qui par jeu, puis par amour se métamorphose comme les papillons qu’elle élève. Ben Whishaw a cet aspect féminin, fragile et un peu ambigu des héros romantiques qui plaisaient tant aux femmes. Chopin ou Lucien de Rubempré. Jane Campion nous fait un très beau cadeau, un ton, une lumière, une histoire d’amour. Comme disaient ses fans en sortant du palais des Festivals : « We need a… Campion ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-5032749545886746590?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/5032749545886746590/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=5032749545886746590&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/5032749545886746590'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/5032749545886746590'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2009/05/we-need-campion.html' title='WE NEED A ... CAMPION!'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/ShBFquTJtvI/AAAAAAAAAMI/uwWsYF9Ywho/s72-c/_45694714_brightstar1_466x300.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-7264437682400005127</id><published>2009-05-12T15:39:00.004+02:00</published><updated>2009-05-12T15:46:59.834+02:00</updated><title type='text'>PARIS BERLIN</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/Sgl8vXiCApI/AAAAAAAAAMA/TsZXF318Dn4/s1600-h/berlin1945.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 226px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/Sgl8vXiCApI/AAAAAAAAAMA/TsZXF318Dn4/s320/berlin1945.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5334932386809512594" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pas facile d’être la petite fille d’un couple franco-allemand quand on est élevée à &lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Berlin &lt;/span&gt;pendant la guerre. C’est l’histoire que nous conte &lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Christiane Germain&lt;/span&gt;, ancienne galeriste parisienne, journaliste, auteur de livres sur l’art et l’histoire des femmes. Une de ces femmes du tout Paris culturel  dont le charme, la conversation, le goût cachent une blessure secrète, un drame d’enfant. Comment, ce qui devrait être la richesse d’une vie, deux nationalités, deux langues, deux cultures complémentaires peut être gâché par la guerre, la &lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;haine franco-allemande&lt;/span&gt;. Avec beaucoup de tact Christiane Germain remplit la promesse faite à sa mère de raconter sa vie. Issue d’une des grandes familles de la haute société protestante parisienne, celle ci se bat pour devenir danseuse, acrobate, vedette de music hall … puis épouse un industriel allemand. La guerre éclate. Descriptions pour nous inhabituelles de la &lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;vie  quotidienne berlinoise,&lt;/span&gt; la peur des nazis, l’enrôlement forcé du père, la famine, les séjours à la campagne, les bombardements, la peur du feu, les difficultés que les Français ont si bien connues… puis  l’arrivée des &lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Russes &lt;/span&gt;et cette scène la plus extraordinaire du livre,  tragique et comique à la fois, comment sa mère fantasque, chic et parfumée sauve du viol et de la mort des centaines de réfugiées et leurs enfants. L’occupation russe et la survie quotidienne, la mort à tous les coins de rue… mais des rencontres extraordinaires, des hasards et des chances qui jointes au courage et à l’inconscience de sa mère les protège. La famille reconstituée  vient vivre en France et doit affronter la mise à l’écart de la famille, la haine des autres, la bêtise administrative française.  Puis se reconstitue avec  amour . Et son père remonte une affaire de tissus dans le … &lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Sentier &lt;/span&gt;. Où tout le monde fait confiance à l’Allemand honnête et travailleur. Christiane Germain vit ce Paris d’après guerre comme aussi le silence écrasant des Allemands, les questions sans réponse : ses parents savaient-ils ? leurs amis savaient-ils ? comment ? Pourquoi … ? Cela marqua toute une génération d’Allemands qui étouffa sa honte, sa responsabilité et la réalité historique. Blessure secrète, certes, mais aussi une famille extraordinaire, un couple amoureux, une mixité qui l’ont aidée à se tourner vers l’art et la littérature . Mais quelle est son  &lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Allemagne &lt;/span&gt;vue par des yeux d’enfants ?  Des questions qui restent sans réponse, et un beau livre documentaire qui est le contraire de bien d’autres par sa légèreté et sa profondeur. Une vision de femme sensible et pudique.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Christiane Germain, Paris-Berlin, le Grand écart, Ramsay, 15 euros.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-7264437682400005127?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/7264437682400005127/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=7264437682400005127&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/7264437682400005127'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/7264437682400005127'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2009/05/paris-berlin.html' title='PARIS BERLIN'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/Sgl8vXiCApI/AAAAAAAAAMA/TsZXF318Dn4/s72-c/berlin1945.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-4792835899592830383</id><published>2009-05-07T08:21:00.003+02:00</published><updated>2009-05-07T08:37:48.276+02:00</updated><title type='text'>Moscou, la crise et la culture</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SgKAqJ3erxI/AAAAAAAAAL4/55PueV_Xoao/s1600-h/portrait.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 256px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SgKAqJ3erxI/AAAAAAAAAL4/55PueV_Xoao/s320/portrait.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5332966370451566354" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    Semaine hivernale à &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Moscou&lt;/span&gt;. Ce froid retarde le printemps et les Moscovites en ont marre.. Mais  ils s’amusent tout de même et sortent beaucoup. La crise est là bien sur, mais on en parle moins qu’à Paris ou plutôt différemment. Elle est surtout liée, pense-t-on, au prix du pétrole et donc pas de raison de s’affoler pour le moment. Les Russes ont un peu l’impression d’être en marge de l’économie mondiale. Et  l’attitude des entrepreneurs est de chercher des solutions, pas de pleurer. Plus je vais à Moscou et plus Paris a l’air d’une ville de province. Il n’y a qu’à voir les robes du soir et les bijoux du grand couturier Valentin Ioudachkine. Ou rencontrer Samanta Ripa di Meana, qui circule entre ses galeries de Moscou, Shangaï et Bruxelles. On inaugure un nouveau pub anglais à côté du célèbre restaurant français &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jean-Jacques,&lt;/span&gt; boulevard Nikitski, mais le côté froid, inconfortable et les écrans géants de télévision diffusant les matchs de football de la League ne peuvent concurrencer la bonne bouffe et l’ambiance de brasserie parisienne de Jean-Jacques, lieu incontournable des élites moscovites. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Muriel Rousseau Ovtchinnikov &lt;/span&gt;qui l’a conçu avait envie d'un vrai bistro parisien à proximité de chez elle .Depuis il y en a quatre autres dans la ville. Muriel est une des Moscovites les plus branchées et incontournables de la capitale  où elle a filé après sa sortie des Arts déco de Paris.  Elle a créé une agence de  création et de communication &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Lieu Commun&lt;/span&gt; qui invente des mots russes, des dessins, des décors, des évènements… tout ce qu’elle touche se transforme en or ! Pas seulement de l’or sonnant et trébuchant, de l’or de sentiments, de rencontres, de création. Elle a fêté ses 15 ans de Moscou avec une exposition « Art to B-to Be Art » au Musée des arts décoratifs montrant sa peinture, ses porcelaines, ses photos… elle met en relation toutes sortes de gens qui lui plaisent, premier impératif ! Le vendredi soir elle organise un atelier de nu féminin pour ses amis, ses clients, des créateurs, des oligarques. J’ai participé à une séance qui se passait dans un salon où elle exposait à côté de la Galerie Trétiakov moderne. On s’amuse beaucoup et cela donne une énergie de groupe formidable. Son mari &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nikolaï Ovtchinnikov &lt;/span&gt;est un des grands artistes russes, peintre et créateur. J’adore de lui, un petit temple grec dont les colonnes sont des troncs de bouleau. Sa vision du monde est d’un angle inconnu des autres. C’est aussi un ancien hooligan des années 80 qui avait monté avec des copains un groupe de rock interdit dont les cassettes se vendaient sous le manteau. Ce groupe donnait cette semaine un concert au Manège Impérial, la grande salle d’exposition de Moscou, au pied du Kremlin, en même temps qu’une grande exposition internationale de photos, devant un groupe de fans quinquagénaires qui se remémoraient ces grands moments du rock russe… Au &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;musée Pouchkine,&lt;/span&gt; une exposition de dessins romantiques allemands et des écoles du nord, et une autre consacrée au portrait de l’Homme aux yeux gris du Titien. La maison de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Gogol &lt;/span&gt;vient d’être restaurée, mais c’est une catastrophe : une muséographie policée, plastifiée, lisse, destinée au grand public avec vidéos et enregistrements, à tué l’âme de la maison de ce grand écrivain. Même si on est ému de voir la chambre où il mourut, son masque mortuaire, des dessins de sa maison de Poltava en Ukraine. Il y a une polémique avec les Ukrainiens pour savoir si Gogol est russe ou ukrainien et à l’occasion de la sortie d’un film tiré de son &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Tarass Boulba &lt;/span&gt; un peu modifié et très anti polonais entre  les ultra nationalistes et les autres… tout le monde en parle….Le nouvel ambassadeur de France, M. de Gliniasty ne comprend pas cet acharnement de certains médias contre la Russie, Poutine, la mafia… C'est extrêmement réducteur. La culture, les sentiments, la musique, la joie de vivre sont si présents  ici. Et une ville comme Moscou qui a une maison du miel où on peut déguster des dizaines de miels de toutes les parties de l’Empire, de la Toundra, des Terres noires, de la Volga, des monts Altaï… ne peut pas être  une mauvaise ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-4792835899592830383?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/4792835899592830383/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=4792835899592830383&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/4792835899592830383'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/4792835899592830383'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2009/05/moscou-la-crise-et-la-culture.html' title='Moscou, la crise et la culture'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SgKAqJ3erxI/AAAAAAAAAL4/55PueV_Xoao/s72-c/portrait.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-1503350053025595693</id><published>2009-04-15T14:53:00.003+02:00</published><updated>2009-04-15T15:05:17.565+02:00</updated><title type='text'>Mansart le bâtisseur du Roi</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SeXZnYjD9-I/AAAAAAAAALw/Lbv6IY0eYSk/s1600-h/5837-004-F938E709.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 255px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SeXZnYjD9-I/AAAAAAAAALw/Lbv6IY0eYSk/s320/5837-004-F938E709.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5324901405063116770" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;musée Carnavalet&lt;/span&gt; rend hommage au grand architecte Jules Hardouin-Mansart (1646-1708) avec une remarquable exposition organisée par l’historien de l’art&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Alexandre Gady &lt;/span&gt;et Jean-Marie &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Brusson&lt;/span&gt;, conservateur en chef des peintures du musée, et dans une belle mise en scène de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Philippe Pumain&lt;/span&gt;. D’emblée on est en présence du personnage que Mansart s’est fabriqué. Cet Hardouin, fils d’un obscur peintre et d’une nièce de l’architecte François Mansart, fut son élève. Il eut l’heureuse idée, à sa mort en 1666, d’accoler son nom au sien, devenant Hardouin-Mansart, puis «&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Monsieur Mansart&lt;/span&gt;». La première salle de l’exposition est consacrée à sa représentation, portraits, gravures, bustes, médailles. Déjà, jeune, il est peint par &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Rigaud&lt;/span&gt; dans un habit bleu un peu royal, enveloppé d’un manteau noir et décoré de l’ordre de St Lazare et N.D. du Mont Carmel qui l’a anobli en 1682. Il a l’air arrogant et très content de lui. Mais il est représenté en architecte, un grand traité à la main, posé sur un compas et une règle. Le buste de Coysevox, saisit encore son ardeur. Puis les traits s’épaississent, les perruques enflent, l’ordre de Saint-Michel s’ajoute avec la pompe de ses costumes au fur et à mesure que sa carrière se déroule  dans le sillage du Roi Soleil : premier architecte du Roi en 1681, inspecteur général des bâtiments en 1691, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;surintendant des bâtiments du Roi&lt;/span&gt; en 1699, presque un ministre ; il mourra en 1708, comte de Sagonne et colossalement riche. Son dernier portrait, par Rigaud toujours, n’est plus celui d’un architecte doué et ambitieux, il a tout l’apparat et la pompe d’un grand seigneur de la cour … cette cour si familière et pour qui il a travaillé toute sa vie. D’abord son chef d’œuvre, le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;dôme des Invalides&lt;/span&gt;. On voit les très rares plans d’atelier restaurés autour de la maquette des Invalides en écorché qui nous fait voir tout le génie de ce bâtiment, des proportions, de la décoration. A mon avis il tient en un trait de génie probablement inspiré par le Val de Grâce de son oncle : le « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;point dans l’axe&lt;/span&gt; » à la base du dôme lui même au-dessus du fronton de l’avant corps de l’église. Au lieu d’avoir une fenêtre centrale dans la perspective et l’axe du sommet du fronton, c’est un trumeau entre deux fenêtres. On a l’impression que le bâtiment tourne et cela lui donne élévation, légèreté et élégance. La question peut se poser de cette immense église vide et superbe en dehors de Paris. D’aucuns y voient un désir du Roi d’y établir un mausolée des Bourbons. En aucun cas ; le Roi était trop fidèle à la tradition royale de Saint-Denis, à l’idée d’une seule dynastie en trois races, la plus vieille lignée royale du monde de Clovis à Louis XIII, pour organiser un transfert de sépulture dans un lieu nouveau. Mais, montrer sa puissance et sa richesse dans une église qui rivaliserait avec Saint Paul à Londres ou Saint Pierre de Rome, oui. On voit même un projet de place  prévue par Mansart avec deux bras ouverts…. Comme Versailles, la place des Victoires, la place Vendôme, aussi construits ou embellis par Mansart. Parmi les 150 documents montrés, maquettes, dessins, plans, photographies, les châteaux disparus sont les plus émouvants. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Marly,&lt;/span&gt; le château le plus original de tout les temps, comme une espèce de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rotonda&lt;/span&gt;, petit palais carré autour d’un salon circulaire, entouré d’eau de toutes parts et orné de 12 pavillons qui se reflètent dans le grand bassin. C’est la folie de Louis XIV, où éclate son amour des jardins, des bois de la chasse, des chevaux et des chiens qui dormaient sans sa chambre. Très différent était &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Clagny&lt;/span&gt; offert à Mme de Montespan, dont on comprend enfin le luxe évoqué par Mme de Sévigné et la fameuse galerie. Mansart a aussi construit la maison de Saint-Cyr pour sa rivale, Mme de Maintenon, et travaillé pour le Dauphin, le prince de Condé à Chantilly ou de nombreux courtisans à Boufflers, Dampierre, et Paris. Comment faisait-il pour répondre à toutes ses demandes ? C’est un des secrets de sa réussite, il disait toujours oui, au Roi, à Louvois, aux Grands et son agence, avec son beau frère Robert de Cotte, fournissait des projets, les plans, les dessins . Cette force de travail, cette imagination  et cette ambition frénétique l’ont aidé assurément. Mais surtout, il a su comprendre ce que voulait le Roi. Mansart est un &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;symbole du Grand Siècle&lt;/span&gt; comme Colbert, Vauban, Louvois, Le Brun ou Rigaud. Ils ont construit cette France harmonieuse et classsique , cet art français de la mesure et de l’élégance, le baroque à la française. Il faut absolument aller voir  cette exposition si vivante et remplie d’inédits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’exposition est présentée au musée Carnavalet du &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;3 avril au 28 juin 2009&lt;/span&gt;. Elle est ouverte du &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;mardi au dimanche de 10h à 18h&lt;/span&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-1503350053025595693?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/1503350053025595693/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=1503350053025595693&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/1503350053025595693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/1503350053025595693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2009/04/mansart-le-batisseur-du-roi.html' title='Mansart le bâtisseur du Roi'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SeXZnYjD9-I/AAAAAAAAALw/Lbv6IY0eYSk/s72-c/5837-004-F938E709.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-4602191397079302799</id><published>2009-04-06T22:54:00.004+02:00</published><updated>2009-04-06T23:01:36.381+02:00</updated><title type='text'>Le dernier film de Wajda sort enfin en France</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SdpsjZdfXgI/AAAAAAAAALo/mqPzhPjNr94/s1600-h/9117_Katyn.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 220px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SdpsjZdfXgI/AAAAAAAAALo/mqPzhPjNr94/s320/9117_Katyn.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321685265077460482" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;   &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Le dernier film du grand cinéaste polonais Wajda, &lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;"Katyn"&lt;/span&gt;, dont nous avions rendu compte lors de sa présentation au mois de juin dernier, sort enfin sur les écrans français. Mais toujours pas en Allemagne ni en Russie. C’est que l’étranger voudrait avoir un droit de regard sur l’histoire polonaise et un peu la dicter aux Polonais. Certains accusent &lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Wajda&lt;/span&gt;,&lt;/span&gt; dans ce film comme dans d’autres, de ne pas parler du drame des juifs de Pologne. C’est un problème que les Polonais doivent eux-mêmes régler comme nous Français réglons celui de la collaboration. Ce  film, très autobiographique, commence au moment de l’invasion simultanée de la Pologne par les armées, allemande le 1er septembre, et, soviétique le 17 septembre 1939. L’abandon par la France et l’Angleterre a entraîné la défaite de l’armée polonaise. &lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;230.000 soldats et 18.000 officiers sont faits prisonniers par les Russes&lt;/span&gt; à la fin du mois de septembre. Les officiers sont gardés  dans des camps de rétention qui ne respectent pas la convention de Genève, dont la Russie soviétique n’était pas signataire. Staline ordonna leur mort.  &lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Environ 15.000 officiers de tout rang dont 12 généraux furent exécutés dans la forêt de Katyn&lt;/span&gt; (actuelle Biélorussie) au printemps 1940. Beaucoup étaient des officiers de réserve, l’élite de la nation polonaise, des  ingénieurs comme des artistes, tous fiers de servir le drapeau polonais.&lt;br /&gt;Le cinéaste, âgé de  83 ans, nous livre là un de ses plus beaux film, très dur, tourné avec une grande pudeur et une grande intelligence. On s’achemine vers la fin du film et le début du communisme en Pologne et on a rien vu de ces massacres terribles.  Bien soulagés, on pense qu’on ne verra rien ! Avec les Polonais de l’époque nous vivons la découverte macabre par les Allemands en 43, le retour des survivants et la litanie des listes des morts par haut-parleur sur la place de Cracovie en 44, puis les récits, enfin la vérité toute nue grâce au carnet d’un officier rendu à sa veuve. L’horreur soviétique. Mais &lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;cette vérité est étouffée par les Russes &lt;/span&gt;qui refusent leur responsabilité et font endosser officiellement le massacre par les armées allemandes. Ce que l’occident a accepté et endossé ! Les Polonais  après avoir subi les exactions et pressions allemandes doivent subir celles des Russes et des nouveaux partisans communistes. La trahison des Alliés n’est pas tant celle de 39, c’est celle de 44, de ne pas avoir porté secours en priorité à la Pologne pour lui épargner le joug russe. Dans cette nouvelle Pologne « libérée » le pays doit se reconstruire, c’est le plus important. Non, disent d’aucuns, la résistance doit guider notre action. Très beau dialogue entre deux sœurs dans les deux camps opposés. La ralliée dit à celle qui refusera de signer la déclaration reconnaissant que leur frère a été tué par les Allemands :&lt;br /&gt;-Tu choisis le camp des morts, c’est sordide !&lt;br /&gt;-Non, réponds la résistante, je choisis celui des assassinés pas celui des assassins. &lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Tout le problème de cette occupation communiste est posé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La fin est sublime dans l’horreur car elle a les dimensions du dernier acte du Dialogue des Carmélites de Poulenc. De même que les religieuses chantent en allant à la guillotine jusqu’à ce qu’il n’y ait plus qu’une voix, les officiers sortant des camions noirs de la mort récitent leur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Notre Père&lt;/span&gt;. Wajda les filme chacun disant une phrase de ce &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Notre Père &lt;/span&gt;ainsi reconstitué. L’émotion nous gagne, un peu de honte  aussi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-4602191397079302799?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/4602191397079302799/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=4602191397079302799&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/4602191397079302799'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/4602191397079302799'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2009/04/le-dernier-film-de-wajda-sort-enfin-en.html' title='Le dernier film de Wajda sort enfin en France'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SdpsjZdfXgI/AAAAAAAAALo/mqPzhPjNr94/s72-c/9117_Katyn.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-8757340122456995873</id><published>2009-03-28T14:03:00.003+01:00</published><updated>2009-03-28T14:17:42.032+01:00</updated><title type='text'>God save the airport</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/Sc4hC5b4_OI/AAAAAAAAALg/jRPyjFgJ3h8/s1600-h/planif00-013-034.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/Sc4hC5b4_OI/AAAAAAAAALg/jRPyjFgJ3h8/s320/planif00-013-034.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5318224543632391394" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;There is a city in France where they are very intelligent. And of course ils pensent que we, the rest of the France, are very ploucards et retardataires. This town is &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lyon.&lt;/span&gt; Déjà ils sont encore plus intelligents car ils ont un nom bi, je veux dire bilingue Lyon and lion it is the same in french and english, un animal rugissant et the king ....So quand on est so clever and royal on se doit de conquérir a new market and how : by english ! Of course, everybody speaks english, every tourist, traveller, customer…. Et donc il faut changer le nom ringard de «&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Aéroports de Lyon&lt;/span&gt;» et mettre son site internet en anglais, … heureusement qu’on engage des dircom – I don’t know the name in english sorry ! -  qui sont aussi des penseurs, des stratèges et by un coup de magical baguette Aéroport de Lyon devient &lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;Lyonairports&lt;/span&gt;… musique s’il vous plait et Metro Goldwin Mayer ambiance in the fond... Un long interview on the web nous explique qu’un changement d’identité est nécessaire :  «C’est l’aboutissement naturel d’une évolution profonde de l’entreprise, déjà bien engagée et qui va s’accentuer dans les années à venir. &lt;span style="color: rgb(255, 102, 102);"&gt;L’image véhiculée par Aéroports de Lyon  ne correspond plus à sa réalité&lt;/span&gt;. Sa dimension de plus en plus internationale, avec plus de long-courriers, son ouverture à tous les segments de trafic comme le low cost, son dynamisme commercial, ses nouveaux services, son sens de l’accueil et sa qualité de service, sont autant de signes de ce changement. » But why now demande le complice websiteur : «&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Un trop grand décalage entre les actions accomplies et celles en cours introduirait un manque de cohérence dans notre démarche. Nos actions ont aussi besoin de visibilité, donc Lyonairports  doit avancer. &lt;/span&gt;» (Musique de fonds God save the queen or Rule Britannia quoique Tiperary ne serait pas mal aussi….). Des mauvais esprits pourraient trouver qu’on risque de gommer notre identité française ? foin de ces ringardises : « Lyonairports est un puissant levier au service du développement économique de toute une région et contribue à son rayonnement international en étant visible et compris sous le nom qu’elle s’est choisi… &lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;C’est parce que nous avons profondément changé que nous changeons de nom.&lt;/span&gt; » Et voilà pourquoi votre fille est muette…. Nous apprenons qu’un comité de sélection de 12 membres réunis autour du directoire a choisi ce nom « international, compréhensible par tous, qui fait référence à notre ancrage territorial… court, aisément mémorisable qui peut facilement se conjuguer avec un rappel de l’activité concernée". Et surtout, the cherry on the top : « &lt;span style="color: rgb(204, 102, 0);"&gt;C’est un nom intemporel »&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;….En conclusion il y a &lt;/span&gt;« une signature associée à la notion de plaisir, mémorisable, impactant&lt;/span&gt; ( I love impactant so modern !!!)  &lt;span style="color: rgb(204, 102, 0);"&gt;Une signature construite sur les codes anglo-saxons, elle permet d’impliquer le choix personnel de la cible. Elle nous personnalise &lt;/span&gt;». We could be very proud of autant d’intelligence et de sensibilité… mais comme l’état est actionnaire d’Aéroports de Lyon, le préfet du Rhône doit donner son accord and this man was not very happy at all… Dans un courrier du 20 mars dernier il demande le retrait d’une telle proposition, fustige l’utilisation de l’anglais, les dépenses  prévues et son commentaire nous rassure : le bon sens francais n’est pas mort :&lt;br /&gt;« Le préfet estime en effet qu'il est aujourd'hui plus essentiel &lt;span style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;d'ouvrir davantage Aéroports de Lyon à l'international, par une politique commerciale dynamique&lt;/span&gt;, que de n'engager qu'un simple changement de nom. Le choix de cette nouvelle signature, calquée sur les codes anglo-saxons, ne peut évidemment pas constituer une stratégie de communication adaptée aux enjeux d'un territoire dont l'économie représente 10 % du produit intérieur brut français. De plus, il juge inadmissible que certaines institutions sous-estiment à ce point le poids économique et culturel de la langue française et les valeurs qu'elle véhicule. &lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;Par ailleurs, cette démarche conduira inéluctablement à terme à effacer l'appellation et le logo Aéroport Lyon Saint-Exupéry et à se priver du coup de l'ensemble des symboles véhiculés par ce nom.&lt;/span&gt; Enfin, le préfet s'interroge sur le coût probablement élevé de ce changement de nom et l'opportunité d'une telle dépense en cette période de crise économique. » Merci M. le préfet !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-8757340122456995873?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/8757340122456995873/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=8757340122456995873&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/8757340122456995873'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/8757340122456995873'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2009/03/god-save-airport.html' title='God save the airport'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/Sc4hC5b4_OI/AAAAAAAAALg/jRPyjFgJ3h8/s72-c/planif00-013-034.gif' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-1172116926428127339</id><published>2009-03-20T23:59:00.004+01:00</published><updated>2009-03-21T00:09:07.403+01:00</updated><title type='text'>La vie d'une femme</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/ScQgzRzlwOI/AAAAAAAAALY/E3PzFKBrvE8/s1600-h/nm_175793_px_501__w_monacomatin_.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/ScQgzRzlwOI/AAAAAAAAALY/E3PzFKBrvE8/s320/nm_175793_px_501__w_monacomatin_.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5315409525529231586" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Madame de Maintenon&lt;/span&gt; est un sujet de roman. C’est bien ce qu’avait ressenti &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Françoise Chandernagor&lt;/span&gt; quand son éditeur lui avait confié ce projet de biographie. Elle eut tout de suite l’envie d’écrire « ses » mémoires, de se glisser sous sa capuche noire, ses fontanges et ses dentelles et de devenir cette &lt;span&gt;Françoise d’Aubigné&lt;/span&gt;, si décriée.  Son éditeur, peu confiant, lui dit « Vous ne tiendrez pas 500 pages». Elle a tenu. Le style et le ton lui sont venus tout de suite et l’estime des historiens, accompagné d’un formidable succès de librairie, a suivi la publication de « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L’allée du Roi &lt;/span&gt;». Une adaptation à la télévision, une première transposition au théâtre avec Geneviève Casile il y a quelques années précèdent la reprise de ce spectacle au théâtre Daunou avec &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Marie-Christine Barrault&lt;/span&gt; qui l’a déjà fait un peu tourner autour de Paris.&lt;br /&gt;Pendant deux heures et quart, nous voyons naître, grandir, aimer, gémir, Françoise d’Aubigné, la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;veuve Scarron&lt;/span&gt;, la mendiante, la protégée des grandes dames, la maîtresse de bien des grands, puis la gouvernante des enfants de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Louis XIV &lt;/span&gt;et de Mme de Montespan, la protectrice de Saint-Cyr, la marquise de Maintenon surnommée Madame de Maintenant, l’épouse morganatique du Roi haie par Saint-Simon. Elle naquit au monde le soir d’une violente dispute avec &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mme de Montespan&lt;/span&gt;, qui lui reprochait avec hargne sa pauvreté, et d’avoir trompé son mari estropié, ce à quoi sa veuve lui répondit « Qui n’a jamais péché me jette la première pierre ! »  Pour éviter la fureur de la maîtresse royale, elle demanda au Roi la permission de se retirer. Le Roi lui accorda en lui disant haut et fort devant toute la cour : « Je vous sais un gré infini de toutes les choses que vous faites pour mon service… &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Madame de Maintenon&lt;/span&gt;… » la nommant ainsi pour la première fois, effaçant l’infamant « veuve Scarron » et lui marquant l’attachement qu’elle pressentait depuis un moment déjà. Devenue &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;sa maîtresse &lt;/span&gt;au bord de la fontaine du château de Saint Germain, au cours d’une scène imaginée bien sur par Françoise Chandernagor, où Marie-Christine Barrault  nous représente, et Madame de Maintenon et le Roi, elle franchit toutes les étapes de ce parcours presque sans faute qui la conduisit aux marches du trône… Marie-Christine Barrault n’interprète pas Françoise Chandernagor, elle est Mme de Maintenon. Nous sommes des voyeurs de son âme et de son cœur. Une vie se déroule devant nous, la vie. Nous goûtons un plaisir que nous donne seuls les bons textes et les grands comédiens. Le portrait en ombre chinoise de Louis XIV nous révèle le sens qu’il donnait à ses devoirs et à son pouvoir. Les spectateurs sanglotent quand elle raconte et joue la mort du Roi.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Marie-Christine Barrault &lt;/span&gt;est une comédienne généreuse et qui sème le bonheur qu’elle a récolté tout au long d’une vie remplie de belles histoires et répand autour d’elle l’énergie que Dieu lui a donné. Elle lui rend d’ailleurs souvent grâce dans de nombreux spectacles et lectures qu’elle enchaîne en France, en Suisse ou en Belgique. Comme au théâtre Daunou, il faut se retourner dans la salle pour voir le sourire des spectateurs, leur enthousiasme et leur adhésion. Car c‘est cela le théâtre, nous raconter une histoire à laquelle on croit en retrouvant notre &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;âme d’enfant &lt;/span&gt;et nous donner envie, sortant, de lire ou relire Jean de la Croix, Saint-Exupéry ou George Sand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;L’allée du Roi &lt;/span&gt;», de &lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Françoise Chandernagor&lt;/span&gt;, mise en scène de &lt;span style="color: rgb(51, 255, 255);"&gt;Jean-Claude Idée&lt;/span&gt;,  avec &lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;Marie-Christine Barrault&lt;/span&gt;, au &lt;span style="color: rgb(204, 102, 204);"&gt;théâtre Daunou&lt;/span&gt;, 7 rue Daunou, 75002 Paris, du mardi au vendredi à 20h30, le samedi à 17h et le dimanche à 15h30.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-1172116926428127339?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/1172116926428127339/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=1172116926428127339&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/1172116926428127339'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/1172116926428127339'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2009/03/la-vie-dune-femme.html' title='La vie d&apos;une femme'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/ScQgzRzlwOI/AAAAAAAAALY/E3PzFKBrvE8/s72-c/nm_175793_px_501__w_monacomatin_.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-8948595957133337908</id><published>2009-03-02T17:47:00.002+01:00</published><updated>2009-03-02T17:49:04.644+01:00</updated><title type='text'>Le salon du livre de Casablanca</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SawN16TjcrI/AAAAAAAAALQ/FulYiMZaQjA/s1600-h/9782850259562FS.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 290px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SawN16TjcrI/AAAAAAAAALQ/FulYiMZaQjA/s320/9782850259562FS.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5308633280598471346" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il est de bon ton de dire dans l’édition à Paris que le livre se porte mal, que les retours des libraires de janvier ont été très importants, que le beau livre est atteint, que La Martinière prépare un énorme plan social…et pourtant le quinzième Salon International de l’Edition et du livre de Casablanca (SIEL) vient de se dérouler dans une atmosphère de fête populaire. Certes les problèmes sont là et pour le Maroc surtout celui des prix des livres : beaucoup d’éditeurs ou de libraires représentant des éditeurs étrangers proposent des livres à prix spécial sur lesquels se ruent les acheteurs. Des jeunes principalement, beaucoup de jeunes, en bandes, en famille ou avec leur école, parcourent les stands à la recherche de livres en arabe ou en français. Le monde arabophone est très présent même s’il y a une volonté manifeste de limiter les éditeurs religieux nationaux, iraniens, syriens ou égyptiens. L’Algérie et le Liban sont bien représentés. Le pays invité cette année était le Sénégal qui entraînait des pays voisins et renforçait l’aspect francophone. La France entretient au Maroc un des plus importants services culturels du monde, en plus du réseau d’Instituts et d’Alliance françaises. Elle disposait d’un grand stand avec des allures de paquebot. Cette année Antoine de Saint-Exupéry était à l’honneur pour célébrer l’aviateur écrivain et le  Maroc dans sa vie et son inspiration. C’est le pays où il a le plus vécu après la France, avant les Etats-Unis ou l’Argentine. Il y a écrit « Courrier sud » et la « Lettre au général X… », rencontré le désert si présent dans «Terre des Hommes », « Citadelle », et « Le petit prince ». Le désert a été le révélateur de sa pensée. Selon Jean Huguet : « Il ne s’y est point rendu de lui–même, il a été choisi ». Des expositions et des films lui étaient consacrés, tant au salon même qu’à l’Institut culturel français ainsi que des conférences et tables rondes. On pouvait y rencontrer Bernard Chabbert, le grand journaliste spécialiste de l’aviation, l’historien François Gerber, auteur du remarquable « Saint Exupéry de la rive gauche à la guerre » qui nous prépare un « Mermoz », Alban Cerisier, des éditions Gallimard ou le traducteur du petit Prince en langue berbère.  Une adaptation théâtrale du « Petit Prince » par Virgile Nastase et les diverses animations proposées enthousiasmèrent beaucoup ces jeunes. Mais les visiteurs du stand « France » furent également très intéressés par Pierre Assouline et son blog littéraire, et le prix Goncourt 2008, Atiq Rahimi remporta un véritable succès de librairie autour d’un vaste public. Casablanca est une ville nostalgique et mythique qui n’a pas un siècle. Dans la vieille Médina on trouve toujours les meringues rouges décrites par Saint-Exupéry à Charles Sallès, et dès qu’on en sort on est frappé par cet urbanisme « art nouveau », cette volonté de faire une ville moderne qui amène ici les architectes du monde entier. Pourtant ce patrimoine est absolument laissé à l’abandon, des destructions le menacent continuellement. C’est un passé colonial qu’on voudrait sans doute oublier. Des hommes et des femmes passionnés se battent cependant pour tenter de le préserver et le faire connaître. Certains ont collaboré au beau livre de Jean-Louis Cohen et Monique Eleb  « Casablanca, mythes et figures d’une aventure urbaine » chez Hazan. On y retrouve l’hôtel Excelsior où descendaient les pilotes de l’aéropostale et son célèbre café, l’immeuble du Glaoui, rue Noly où habita « Saint-Ex » avec Consuelo en 1933… mais en face un immeuble entier vient de s’écrouler dans la plus grande indifférence. Espérons que ce patrimoine de livres aidera à sauver le patrimoine architectural de cette ville unique au monde.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-8948595957133337908?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/8948595957133337908/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=8948595957133337908&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/8948595957133337908'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/8948595957133337908'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2009/03/le-salon-du-livre-de-casablanca.html' title='Le salon du livre de Casablanca'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SawN16TjcrI/AAAAAAAAALQ/FulYiMZaQjA/s72-c/9782850259562FS.gif' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-5485553470498995217</id><published>2009-02-12T12:52:00.002+01:00</published><updated>2009-02-12T13:00:10.541+01:00</updated><title type='text'>Les amateurs d'art à Paris au XVIIIe siècle</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SZQOKho5ozI/AAAAAAAAALI/8Gf-WeAIZQY/s1600-h/Claude_Henri_Watelet.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 225px; height: 295px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SZQOKho5ozI/AAAAAAAAALI/8Gf-WeAIZQY/s320/Claude_Henri_Watelet.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5301878235313316658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La linguistique est une science admirable qui donne une définition précise et historique des mots que l’on emploie parfois sans réfléchir. Qu’est-ce qu’un amateur? On le confondrait aujourd’hui avec les curieux, les collectionneurs, les connoisseurs, les mécènes ou les experts ! Fatal error IV… comme on dit sur la toile ! Un très intéressant ouvrage sur l’histoire du goût nous donne les clefs pour comprendre ce qui s’est passé à Paris au XVIIIe siècle. C’est la première étude véritable sur cette figure importante du monde des arts. « Dès le XIXe siècle, l’amateur devient une figure de la supériorité française, et le goût est présenté comme un attribut naturalisé de l’aristocratie d’Ancien régime et l’apanage de la nation française en Europe » nous dit son auteur, Charlotte Guichard, dans la droite ligne des recherches de Krzystof Pomian et Antoine Schnapper qui ont étudié les collectionneurs et les curieux. L’approche originale et séduisante de Charlotte Guichard pour arriver à définir l’amateur se fait par l’histoire de l’Académie royale de peinture et de sculpture qui seule permet de comprendre sa spécificité. A partir de 1747, fut élaboré un statut académique des  « honoraires amateurs » dont le modèle est le comte de Caylus qui joua un rôle fondamental dans l’évolution des arts et remit le goût de l’antique à l’honneur. Cet  engouement amènera le style néoclassique ou Louis XVI qui parut terriblement moderne alors que ces amateurs étaient aussi souvent des curieux, des érudits antiquaires étudiant l’histoire ancienne, les épitaphes, les inscriptions grecques et romaines, accumulant dans leur cabinet les dates, les listes, les noms, les blasons comme le comte de Vence, le marquis Maffei ou le président de Brosses. Cette figure du curieux sera ridiculisée par l’ Encyclopédie et Diderot s’opposera avec force au comte de Caylus. Les amateurs se distinguent avant tout par leur goût. Dans sa conférence « De l’amateur », le comte de Caylus entoure l’amateur d’une suprématie artistique. Il veut redonner à l’Académie royale via les amateurs la légitimité de la critique artistique : le titre d’amateur devient donc l’exclusivité de l’Académie royale. Le goût est la base, le fonds et la seule ressource du véritable amateur. Vient ensuite la pratique du dessin, de la peinture ou de la gravure « en amateur ». Et enfin, élément aussi fondamental et déterminant dans cette définition, les relations sociales et amicales que les amateurs entretiennent avec les artistes et qui vont au-delà du mécénat. L’amateur est capable de critiques raisonnées des oeuvres du peintre et donc de le conseiller et de l’orienter  dans sa création. C’est cette dépendance que Diderot puis divers philosophes et critiques contesteront de plus en plus à la fin de l’ancien régime. Parmi ces amateurs, l’histoire a retenu La Live de Jully, le beau-frère de Mme d’Epinay et frère de Mme d’Houdetot, Bergeret, Jean de Boullogne, Watelet (ici figure son portrait par greuze), Jean de Jullienne issus de la haute finance ou de la haute administration royale. La noblesse figure en bonne part avec le marquis de Calvière, le baron de Bésenval, le duc de Chabot, le bailli de Breteuil, le comte de Choiseul-Gouffier ou le marquis de Voyer. Beaucoup de ces amateurs sont aussi des collectionneurs. Charlotte Guichard nous décrit, non les collections, mais  leur constitution et leur composition, les achats et les voyages en Italie, la circulation des oeuvres, la naissance des ventes aux enchères parisiennes, la première salle de vente de M. Lebrun, mari de Mme Vigée-Lebrun, les catalogues. Par ce moyen, comme par leur portrait ou les gravures des tableaux de leur collection, on perçoit l’image que les amateurs veulent donner d’eux-même ou que leur donnent les nouveaux marchands, experts, critiques qui établissent déjà des listes de prix, des filiations d’œuvres et créent la notion de provenance prestigieuse comme les collections de Mariette ou du prince de Conti. Ces amateurs ont  joué un rôle fondamental dans les débats sur l’art au XVIIIe siècle, très vivants et animés, entre les partisans de la beauté, du rocaille, du féminin et de Boucher, et ceux de la peinture d’histoire, nationale et du retour au seul goût pur, celui de l’antique,  Greuze et David.  C'est aussi le débat du passage du pouvoir culturel de la "Cour" à la "ville". Aujourd’hui nous débattons plus prosaïquement du maintien ou de la suppression du ministère de la culture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Charlotte Guichard, Les amateurs d’art à Paris au XVIIIe siècle, Epoques, Champ Vallon, 29 euros.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-5485553470498995217?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/5485553470498995217/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=5485553470498995217&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/5485553470498995217'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/5485553470498995217'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2009/02/les-amateurs-dart-paris-au-xviiie.html' title='Les amateurs d&apos;art à Paris au XVIIIe siècle'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SZQOKho5ozI/AAAAAAAAALI/8Gf-WeAIZQY/s72-c/Claude_Henri_Watelet.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-6555013510364093033</id><published>2009-02-03T12:57:00.005+01:00</published><updated>2009-02-03T13:23:56.793+01:00</updated><title type='text'>Venise, nouveau lieu incontournable des éditeurs</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SYg2goqE8XI/AAAAAAAAAKg/iPNByZUxDrE/s1600-h/ph992817.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 250px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SYg2goqE8XI/AAAAAAAAAKg/iPNByZUxDrE/s320/ph992817.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5298544895899005298" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Quel est le lieu où l’on parle livres entre libraires, éditeurs et distributeurs de façon unique au monde ? La fondation Cini, dans l’île de San Giorgio, à Venise, la dernière semaine de janvier depuis 25 ans, à l’occasion du cours de perfectionnement de  l’école des libraires italiens, la «Scuola per librai Umberto et Elisabetta Mauri ». Cette initiative formidable, au moment où partout ferment les librairies, donne pendant un an une formation continue aux jeunes libraires dans toutes les régions d’Italie, leur permettant d’accroître ainsi leur capacité de réflexion et de décision.&lt;br /&gt;La session de fin de cours se déroule donc annuellement à Venise et réunit autour d’eux, outre des libraires, de nombreux éditeurs internationaux, des auteurs, des intellectuels, économistes et sociologues…  Fondée en 1983 par Luciano Mauri, qui dirigeait le groupe des Messageries italiennes, elle porte le nom de sa fille Elisabetta, trop tôt disparue et de son père Umberto, président de l’association des Libraires d’Italie, marié à la sœur du grand éditeur milanais Valentino Bompiani. Cette rencontre est devenue un des points incontournables du monde du livre. Les Français pour dire vrai boudent un peu cette organisation très soutenue par les Allemands, sans doute grâce à Inge Feltrinelli, qui préside aux destinées de la maison d’édition Feltrinelli et dont la présence active est un rayon de soleil tous les ans : les plus grand éditeurs allemands de Rowohlt à Bertelsmann s’y sont succédés. Cette année, les Anglais étaient à l’honneur pour examiner l’évolution du marché anglais depuis la  rupture du "Net book agreement" : pour les libraires c’est catastrophique : de même qu’on ne trouve plus de viande que dans les supermarchés, il n’y a presque plus de librairies indépendantes, que des chaînes dans une ambiance de compétitivité accrue et féroce… Umberto Eco, grand habitué de ces rencontres en ami de la maison, enthousiasma le public par son propos sur la fragilité des supports de l’écriture depuis l’antiquité et lui qui nous avait vanté la force et les capacités du  cd-rom en 1991  fut obligé de reconnaître sa mort programmée ; tout en regrettant que  la disparition des appareils de lecture nous empêchent de connaître réellement la durée de vie de ces procédés.&lt;br /&gt;Après sa sœur Silvana Ottieri, amie de Pasolini, c’est Achille Mauri, adossé au groupe familial Mauri Spagnolo, deuxième groupe éditorial italien, qui préside maintenant aux destinées de la «Scuola per librai ». Editeur d’art – c’est lui qui a, le premier, publié Umberto Eco et les collectionneurs se disputent ses catalogues de Fontana !- voyageur, cinéaste, producteur, collectionneur et mécène, c’est un entrepreneur de la renaissance italienne qui donne à ces réunions le ton d’une rencontre amicale. Car lors des foires et salons comme Francfort, Bologne ou Londres, les éditeurs ne font que du business, dans une course contre la montre de rendez vous et de signatures de contrats. A Venise, ils prennent le temps de connaître et rencontrer les autres éditeurs, de savoir comment ils raisonnent et fonctionnent, de nouer des contacts, de tisser des liens d’amitié. Et, à cette occasion, il entreprennent également des négociations d’affaires et des partenariats qui font des rencontres de Venise un lieu désormais incontournable.&lt;br /&gt;L’année prochaine, la France sera invitée sur le thème de l’édition numérique : comment résister à Google et  créer une plateforme commune d’éditeurs européens. Beau sujet à ne pas manquer….&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-6555013510364093033?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/6555013510364093033/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=6555013510364093033&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/6555013510364093033'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/6555013510364093033'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2009/02/venise-nouveau-lieu-incontournable-des.html' title='Venise, nouveau lieu incontournable des éditeurs'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SYg2goqE8XI/AAAAAAAAAKg/iPNByZUxDrE/s72-c/ph992817.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-5887472239411845452</id><published>2009-01-26T19:41:00.006+01:00</published><updated>2009-01-28T09:53:45.311+01:00</updated><title type='text'>Le président de Brosses, la justice et les laquais</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SX4EIP703XI/AAAAAAAAAKY/S1yxjXBPH_U/s1600-h/230px-Charles_de_Brosses_-_Charles_Nicolas_Cochin_II.jpeg.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 150px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SX4EIP703XI/AAAAAAAAAKY/S1yxjXBPH_U/s200/230px-Charles_de_Brosses_-_Charles_Nicolas_Cochin_II.jpeg.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5295674751597206898" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’article de Dominique Barella, dans le Monde du 23 janvier dernier, intitulé « La communauté judiciaire réduite aux laquais », fustige la soumission de la haute hiérarchie judiciaire aux désirs des princes régnants. L’ancien président de l’Union syndicale des magistrats rappelle que les magistrats récalcitrants aux ordres de Louis XV en  janvier 1771 furent démis de leur fonction et exilés. On aura pas besoin d’en arriver jusque là aujourd’hui… Mais il ne dit pas pourquoi cette image de laquais  lui est venue naturellement sous la plume. C’est un mot du président de Brosses (1709-1777). Ce haut magistrat, président à mortier du Parlement de Bourgogne, refusa de faire partie du nouveau parlement Maupeou en 1771. Voyant que son cousin, le conseiller Fevret de Fontette, avait accepté une place il eut un geste d’indignation : rentrant chez lui il jeta son manteau et son mortier à son valet de chambre en disant « Tenez, il n’y a plus que les laquais qui en puissent porter !»&lt;br /&gt;Les anciens parlements furent rétablis au début du règne de Louis XVI en 1775 et Charles de Brosses, doyens des présidents fut nommé Premier président de Dijon. Car, si cet homme est connu aujourd’hui comme écrivain  - et surtout comme l’auteur des  « Lettres d’Italie », le meilleur récit de voyage du XVIIIe siècle dans la péninsule- il a avant tout mené une carrière et une activité de magistrat, depuis le jour où à vingt et un ans il endossa la robe de conseiller de son père : «  Il faut être magistrat avant d’être homme de lettres… tout l’ennui de la place n’empêche pas qu’il faut qu’elle passe la première ». Mais le mortier au XVIIIe siècle est souvent compagnon de fortune, d’instruction et de curiosité et le milieu bourguignon avec Buffon et Bouhier fut propice à l’éclosion de beaux esprits. Le président de Brosses en est le parfait représentant, qui pourrait servir d’exemple aujourd’hui, avec une haute idée de sa fonction, mais sans morgue, une priorité pour le service du Roi, mais sans compromission, un attachement à toutes les formes de l’art et de l’esprit, mais sans exaltation philosophique. C’est ce qui l’empêcha de publier de son vivant ses lettres écrites d’Italie lors de son voyage de 1739-1740 et qu’il réécrivit dans son cabinet de Dijon.  Il est passé à la postérité par cette oeuvre, mais à part un cercle restreint de parents et d’amis, personne n’a pu lire ce qu’il considérait comme un manuscrit de jeunesse un peu leste.&lt;br /&gt;Cet esprit universel, raconte son cousin, l’abbé Le Gouz « se divertit tant qu’il peut, c’est à dire qu’il soupe tous les soirs dehors, rentre à deux heures du matin, joue et perd son argent, boit et mange de tout, court après les petites dames, veut se connaître en tout, décider de tout, raisonner sur tout, même sur les étymologies et les langues qu’il ne sait pas, l’histoire ancienne et moderne, le siècle de Louis XIV, celui où régnait Artaxerxés à la longue main, la généalogie de Corvinus Messala, comme celle de Bourbon. En vérité, je suis confondu, mortifié, atterré quand je vois ces gens d’heureuses et triomphantes mémoires, ces cervelles à registre, à table chronologiques, ces docteurs en nom, ces dépôts vivant des naissances, des morts, des alliances et des parentages universels ».&lt;br /&gt;Il publia en 1756 une « Histoire des navigations aux terres australes » qui considérait l’Océanie comme la cinquième partie du monde. Puis en 1760, son ouvrage « Du culte des dieux fétiches » imposa le mot fétichisme en français. Enfin en 1765, parut le « Traité de la formation mécanique des langues »,  étude de l’étymologie et des racines des langues vivantes et mortes qui inspira Kant. Poursuivi par la haine de Voltaire pour une affaire de tas de bois devant le château de Tournay qu’il lui avait loué, il ne put entrer à l’Académie française, ce dont il fut mortifié.&lt;br /&gt;Le président avait déjà été exilé six mois en 1744 à propos d’une affaire de préséance avec le Lieutenant général de la province de Bourgogne. A l’occasion du retour de ce dernier à Dijon, il dut lui souhaiter la bienvenue et prononça cette harangue au nom du Parlement de Bourgogne : « Monsieur, le Roi, seul maître des honneurs, ayant bien voulu vous accorder le plus grande distinction que vous puissiez recevoir en cette province, le Parlement, toujours plein de respect et de soumission pour ses volontés, vient à l’occasion de votre retour exécuter l’ordre de Sa Majesté ».  Messieurs les laquais prenez en de la graine….&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-5887472239411845452?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/5887472239411845452/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=5887472239411845452&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/5887472239411845452'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/5887472239411845452'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2009/01/le-president-de-brosses-la-justice-et.html' title='Le président de Brosses, la justice et les laquais'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SX4EIP703XI/AAAAAAAAAKY/S1yxjXBPH_U/s72-c/230px-Charles_de_Brosses_-_Charles_Nicolas_Cochin_II.jpeg.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-7094027055906961107</id><published>2009-01-12T16:14:00.009+01:00</published><updated>2009-01-15T17:28:22.222+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>MALIBU A LA COMEDIE FRANCAISE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SW9kEEfvz7I/AAAAAAAAAJY/hWytxaKvK54/s1600-h/figaro2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 170px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SW9kEEfvz7I/AAAAAAAAAJY/hWytxaKvK54/s200/figaro2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5291558108272775090" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;J’étais l’autre soir au théâtre français, on y jouait Beaumarchais, « Le mariage de Figaro ». Certes, on peut trouver les costumes d’époque, les décors d’un château à la campagne, chez un grand seigneur espagnol de la fin du XVIIIe siècle, un certain mélange de naturel et de masques un peu ringards. Foin des disdacalies, de nos jours ! Nous ne mangeons pas de ce pain-là, Monsieur ! On a donc beau jeu de remplacer les tenues d’époque par des survêts, des petites robes banales, mélangées à des tenues « belle époque » et des coiffures déjantées de today: c’est ça la modernité du théâtre, l‘éternité d’un texte. Que dis-je ? (Pardon…on ne dit plus théâtre, vieux jeu, beauf, ancien régime, on dit « spectacle vivant » !) L’ennui, c’est que cela s’accompagne d’une distribution assez hasardeuse. Les comédiens français d’un certain âge, Michel Robin et autres, qui ont fait la gloire de la maison nous enchantent ! C’est quand même le but du théâtre, être « enchantés » par les comédiens/magiciens qui nous emmènent dans le monde d’une histoire d’amour, dans la révolte d’un auteur, de nous y faire croire, et ensuite de nous faire réfléchir, adhérer, rejeter un texte, une pensée… Mais pour certains parmi les plus jeunes, on y croit plus : ils sont honnêtes, gentillets, bravounets mais le cœur n’y est pas, ni la voix, ni la diction et oserai-je le dire, comble de la ringardise, plus aucune liaison mais pas la moindre ! Une succession de  « beaueffets » ou « pluaplaindre ». Si, je me trompe, une fois Figaro nous a affublé d’un « il  join-z-à ses alarmes » du plus bel effet. On pense bien que je suis le seul à l’avoir remarqué, un si petit détail d’historien pointilleux…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: verdana; text-align: justify;"&gt;J’ai tort de critiquer la jeunesse, Chérubin, était merveilleux !Mais hélas, trois fois hélas, la comtesse était à contre-emploi. Ou bien le metteur en scène avait besoin de se venger d’elle : elle se croyait dans les  « Bonnes » de Jean Genêt ou tentait d’imiter une bourgeoise d’une pièce allemande d’avant guerre… non, chérie, on te demandait de jouer un des plus jolis rôles de femme du répertoire, de savoir marcher, regarder, être digne dans son malheur, mélancolique, savoir faire des niches à Chérubin, complice de Suzanne, amoureuse, nous séduire, nous charmer, nous faire rire et pleurer, d’avoir des... qu’on me pardonne …nuances… une distinction, de l’élégance, un ton. Pour cela il faudrait écouter Mozart. Sa musique seule décrit le rôle… un si vieux compositeur…&lt;br /&gt;A propos de musique,  je n’ai pas encore raconté le pire, la musique, car cela devient un « must » … dès qu’une scène d’amour commence, ou que cela se complique un peu, alors on nous met une tartine de musique fade, comme dans les feuilletons américains… c’était « Mariage à Malibu »… je ne dis rien du luxe des animations offertes en prime sur la scène – vide, et noire bien sur, une fois de plus il n’y a pas de décors- des accessoires, des feux, des machines, des animaux empaillés… cela doit coûter encore plus cher que des jolis costumes… Je soulignerai pour finir les passages joués dans la salle, c’est aujourd’hui monnaie courante, sans nécessité, sans doute pour faire participer la salle, pour rendre la proposition plus populaire…il n’y a plus de théâtre si on ne se jette pas dans une corbeille, si  on ne crie pas quelque chose du troisième balcon, ou suspendu à un lustre…ou voudrait on faire comme au théâtre Kabuki au Japon pour mieux voir les comédiens ? Tout cela nous l’avons vu et entendu cent fois. Mais j’avoue qu’à la Comédie française, je tords encore un peu le nez. C’est un signe que ce spectacle vivant est un spectacle mort. Si on a besoin pour attirer le « populo », pour faire passer des « messages », de musique, de mises en salles, d’accessoires extraordinaires c’est que cela ne prend plus ! Alors pourquoi jouer Beaumarchais dont le texte survécut assez à cette séance, et pour le plus grand bonheur des lycéens de Stanislas présents dans la salle ? C’est prendre les gens pour des imbéciles. La modernité de Beaumarchais, sa verve, sa révolte, sont dans sa pièce et qu’on a pas besoin d’eux pour comprendre que la Révolution n’a finalement pas changé grand chose aux mœurs, sauf que ce n’est plus la dictature de la naissance, mais celle de l’argent, des  énarques et des….cultureux…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-7094027055906961107?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/7094027055906961107/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=7094027055906961107&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/7094027055906961107'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/7094027055906961107'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2009/01/malibu-la-comedie-francaise.html' title='MALIBU A LA COMEDIE FRANCAISE'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SW9kEEfvz7I/AAAAAAAAAJY/hWytxaKvK54/s72-c/figaro2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-6001670957932146635</id><published>2008-12-04T18:38:00.004+01:00</published><updated>2008-12-04T19:12:06.734+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>Dieu et la laïcite au Québec</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/STgart6kRvI/AAAAAAAAAI4/u7F7ZzHyGUE/s1600-h/ursuline.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 225px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/STgart6kRvI/AAAAAAAAAI4/u7F7ZzHyGUE/s320/ursuline.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5275996301826475762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Mère Marie de l'Incarnation&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;              &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;e &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;centre culturel canadien à Paris&lt;/span&gt; sous l’égide de sa rayonnante directrice, Louise Blais, vient de lancer, avec le concours de l’Office national du film canadien, un programme de projection de films documentaires et engagés, « e-cinéma à Paris ». La première séance était consacrée à une histoire d’amour, le récit d‘une passion liant une femme à …Dieu, son divin époux. « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Folle de Dieu &lt;/span&gt;»  nous raconte l’histoire de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mère Marie de l’Incarnation,&lt;/span&gt; la première mystique canadienne et fondatrice du couvent des Ursulines de Québec en 1639. Originaire de Tours où Marie Guyart est née en 1599, veuve avec un fils de douze ans, elle l’abandonne pour entrer dans les ordres et rejoindre la Nouvelle France qu’elle avait vu en songe. Dans ce pays inconnu, glacé et sans entraves, elle peut donner libre cours à sa passion de Dieu à travers l’éducation des jeunes amérindiennes avec qui elle noue des liens profonds : avant la lettre elle entre dans la culture des autres, apprend leur langue et leurs usages pour les évangéliser avec douceur et amour. Et surtout elle écrit beaucoup à son fils, Dom Claude, entré chez les bénédictins et réformateur de la congrégation de St Maur. Cette fille de boulanger possède un style qui en fait une des grandes épistolières du XVIIe siècle. Son fils l’a engagé à raconter sa vie et son expérience de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;mystique &lt;/span&gt;qui a été comparée à celle de Sainte Thérèse. Le film ne nous raconte pas sa vie, mais la façon dont la comédienne Marie Tifo entre dans ce rôle à priori peu compatible avec le monde d’aujourd’hui. Entourée d’historiens, de psychanalystes, d’une chorégraphe et d’une religieuse Ursuline, nous la voyons entrer dans ce monde des extases qui rejoint le mot du président de Brosses voyant l’Extase de Ste Thérèse du Bernin à Rome «Ah si c’est cela, j’en ai beaucoup vu ! » Extase spirituelle et charnelle qui fait d’elle une folle de Dieu. Cette « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;mère de l’église du Québec&lt;/span&gt; », selon Jean Paul II qui l’a béatifiée, a contribué à marquer la Nouvelle France de cette empreinte de religion et de piété. Même si aujourd’hui le Québec est la nation la plus en pointe dans le monde dans le domaine de la laïcité interculturelle.&lt;br /&gt;Ce fut le thème du déjeuner qui suivit la projection du film animé par Jean-Philippe Raîche, directeur de l’écrit et de l’écran, premier d’une série de «&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; déjeuners de l’esplanade &lt;/span&gt;». La conversation s’engagea entre &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jean-Daniel Lafond&lt;/span&gt;, réalisateur du film, l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, grand ami du Québec, et le sociologue Jean Baubérot sur le passé religieux du Québec, les mythes d’oppression du clergé, la révolution tranquille et la laïcité aujourd’hui.  « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;On a jeté le bébé avec l’eau du bain&lt;/span&gt; » a été la conclusion générale : écarter la religion et le clergé du champs politique est une nécessité mais rejeter le religieux et le sacré est une grave erreur. Et justement les étrangers nouvellement arrivés dans nos pays nous font réaliser que notre laïcité n’est plus vivable. Leurs exigences de respect de leur religion et de leurs traditions nous paraissent infondées et bousculent notre vie comme le port du voile, le refus de certaines viandes à la cantine, de nouveaux jours du culte, etc…. il faut revoir la laïcité. La commission instituée par Chirac en France et la loi qui a suivi  plutôt a rejeté cette diversité au nom de la laïcité. Le Québec au contraire, exalte le multiculturalisme. Dans un pays où l’immigration est un facteur important, on a imaginé une politique d’ « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;accommodements raisonables&lt;/span&gt; » qui permet à des minorités religieuses d’obtenir juridiquement des accommodements en faveur de leurs revendications : ainsi un sikh a pu aller à l’école avec son couteau cultuel traditionnel. Mais on est allé très loin, des islamistes ont demandé d’instaurer un tribunal de la charia ! Devant les réactions émues de certains Québécois qui se sentent devenir étrangers dans leur propre pays, et la peur de conflits avec de nouveaux migrants, le premier ministre a donc demandé à une commission de livrer un rapport sur l’amélioration de la laïcité interculturelle.&lt;br /&gt;Le livre de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jean Baubérot&lt;/span&gt; est une enquête sociologique sur cette crise. De nombreuses dérives judiciaires posent un vrai problème en prenant en compte ces particularismes. Un juge a, par exemple, condamné des Haïtiens dans un viol collectif mais en tenant compte du contexte de violence de Haïti ! Ces dérapages ont été exacerbés par les médias. La commission vient de rendre son rapport qui présente 37 recommandations dont diverses mesures de bon sens dans le port des signes religieux, le retrait du crucifix qui surplombe le siège du président du parlement du Québec qui est l’objet d’une véritable controverse. Elle préconise également des mesures énergiques pour « favoriser l’intégration des immigrants et lutter contre la discrimination ». Dans un Québec minoritaire face au Canada, avec ses propres minorités et ses migrants, on en finit pas de décliner les problèmes minoritaires. Mais ils ont pris le problème à bras le corps et donné une place claire aux accommodements raisonnables au plan juridique. Il faut encore « la développer  comme pratique sociale, politique, culturelle, comme instrument clé d’une &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;laïcité culturelle &lt;/span&gt;. La France ferait bien de s’inspirer  des réflexions de nos cousins québécois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Folle de Dieu &lt;/span&gt;», film canadien de Jean-Daniel Lafond (2008)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une laïcité interculturelle : le Québec avenir de la France ? &lt;/span&gt;» par Jean Baubérot, Editions de l’Aube,  25 euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-6001670957932146635?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/6001670957932146635/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=6001670957932146635&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/6001670957932146635'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/6001670957932146635'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/12/dieu-et-la-lacite-au-qubec.html' title='Dieu et la laïcite au Québec'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/STgart6kRvI/AAAAAAAAAI4/u7F7ZzHyGUE/s72-c/ursuline.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-7365904909651723281</id><published>2008-12-01T20:03:00.006+01:00</published><updated>2008-12-04T19:31:11.157+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>Le Wa des Japonais</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La Chine est à la mode depuis plusieurs années et nous avons vite oublié que &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;les Japonais &lt;/span&gt;nous ont longtemps fait peur ou rêver. L’Europe les a laissé tomber, politiquement et diplomatiquement, car économiquement ce sont souvent des adversaires. Ce peuple fascinant est mal compris, très peu connu en vérité. Nous vivons s&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/STQ1IjHJdSI/AAAAAAAAAIo/5i81f67JtkA/s1600-h/W_optLE_mingei277427x006b.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 135px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/STQ1IjHJdSI/AAAAAAAAAIo/5i81f67JtkA/s200/W_optLE_mingei277427x006b.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5274899484538139938" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ur des fantasmes et des critères issus des romans d’&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Amélie Nothomb&lt;/span&gt; ou du film « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lost in translation&lt;/span&gt; ». Bien sûr, tous ceux qui ont été au Japon se sont reconnus dans les deux cas. Mais le Japon n’est pas que cette société incompréhensible et paradoxale. C’est un merveilleux pays de culture qui allie la modernité à la tradition. Tokyo est une mégalopole polluée et surpeuplée avec ses échangeurs d’autoroute de bande dessinée de science fiction, à deux pas du jardin d’iris de l’impératrice au parc &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Meiji&lt;/span&gt; qui est un des endroits les plus romantiques du monde. Le charme de la ville et du pays n’est pas donné au premier voyage. C’est comme pour la nourriture nippone, il faut être apprivoisé, mais une fois qu’on l’est, le Japon peut devenir une drogue dont on ne peut se passer. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Karyn Poupée&lt;/span&gt;, journaliste, correspondante de l’AFP à Tokyo nous plonge dans la réalité japonaise d’aujourd’hui dans un ouvrage sobrement intitulé  « Les Japonais ». Elle nous tisse un portrait de cette société qui est une très fine analyse psychologique, un brillant essai « à l’américaine » et un reportage très bien monté.  C’est un livre tout simple. Partant du passé récent et se projetant dans l’avenir, Karyn Poupée nous démonte cette société, les traumatismes de la guerre perdue, l’américanisation, la montée de la puissance industrielle qui révéla un Japon qui travaille, se tient les coudes, mais surtout réfléchit et fait appel au Japon de toujours, de l’exactitude, de la politesse, de l’efficacité, de l’élégance, de l’esprit d’équipe. Car être Japonais c’est être différent du reste du monde. Supérieur par ses qualités intrinsèques que l’on retrouve dans le terme « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Wa&lt;/span&gt; », ce qui est bon et harmonieux, l’accord idéal entre les êtres et les choses, donc par extension ce qui est propre aux Japonais, ce qui est japonais. Ajouté à un autre kanji cela le nipponise par exemple wa-daïko signifie percussions japonaises. Ce concept du Wa a entraîné un mouvement de créateurs, architectes et artisans appelé &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mingei&lt;/span&gt;, qui signifie « artisanat populaire », nouveau concept de lignes de produits pour la vie quotidienne du peuple par des artisans ne signant pas leurs œuvres et possédant toutes les qualités de robustesse, élégance et du travail artisanal millénaire allié à la création. Il est l’objet d’une passionnante exposition au Musée du Quai Branly qui aide à mieux comprendre le Japon. Cet artisanat est ainsi défini par son créateur « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;être commode et d’un maniement aisé, être authentique et se révéler fiable à l’usage, nous apporter réconfort et tranquillité au fil d’une vie commune, nous devenir de plus en plus proche au fur et à mesure d’une utilisation qui se prolonge &lt;/span&gt;». Pour des années plus anciennes et l’art japonais, le musée Cernuschi présente actuellement des peintures sur paravents et rouleaux sur le thème des courtisanes qui est un peu une chronique de la vie quotidienne à Edo et Kyoto ou des images d’un « monde flottant » d’or et de brume.  Voilà qui nous replonge dans un Japon ancestral et une peinture dont on ne se lasse pas. Plus contemporaine est l’exposition  du design japonais d’aujourd’hui à la maison de la culture du Japon, justement intitulée ; « Wa : l’harmonie du quotidien ». L’harmonie a une grande importance au Japon, comme la sensualité,  mais aussi la ponctualité, le respect d’autrui, toutes choses que les Japonais ont du développer dans une nature hostile : menaces sismiques permanentes, tsunamis, volcans et typhons, aucune ressources naturelles sur ces îles montagneuses. Cela les a amené nous dit Karyn Poupée à innover en permanence : « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Têtus et ambitieux, ils sont humbles par le verbe mais expriment leur fierté par leurs réalisations époustouflantes en donnant l’impression parfois de passer les limites outres du raisonnable. Le déchaînement de la nature est un puissant stimulant&lt;/span&gt; ». Ce livre nous donne des clefs pour mieux  connaître la société nippone et réaliser que le « miracle japonais » n’est pas terminé.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:verdana;" &gt;Karyn Poupée, Les Japonais&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;, Tallandier, 506 p. 25 Euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:verdana;" &gt;L’esprit Mingei au Japon. De l’artisanat populaire au design&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;, Musée du Quai Branly jusqu’au 11 janvier.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:verdana;" &gt;Wa : L’harmonie au quotidien&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;. Design japonais d’aujourd’hui, Maison de la culture du Japon, jusqu’au 31 janvier.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:verdana;" &gt;Images du monde flottant&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;, Musée Cernuschi, jusqu’au 4 janvier.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-7365904909651723281?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/7365904909651723281/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=7365904909651723281&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/7365904909651723281'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/7365904909651723281'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/12/le-wa-des-japonais.html' title='Le Wa des Japonais'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/STQ1IjHJdSI/AAAAAAAAAIo/5i81f67JtkA/s72-c/W_optLE_mingei277427x006b.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-549718588152052053</id><published>2008-12-01T17:39:00.009+01:00</published><updated>2008-12-02T01:09:30.892+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>La palatine au théâtre</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;C’est avant le dîner, cela dure une heure et quart, au centre de Paris, dans une cave  d’époque, c’est un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;one woman show&lt;/span&gt; qui nous parle d’amour, de sexe, de maladies, de mort, de trahison, des enfants, de la famille, des souvenirs… bref de la vie… sauf qu’il s’agit d’une princesse du XVIIe siècle devenue la belle sœur&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/STR8jD8oIbI/AAAAAAAAAIw/tecBKpkn89M/s1600-h/palatine-web.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 200px; height: 135px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/STR8jD8oIbI/AAAAAAAAAIw/tecBKpkn89M/s200/palatine-web.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5274978005354553778" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; du Roi des rois, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Louis XIV&lt;/span&gt;, le « grand homme » comme elle l’appelle, Louise-Charlotte, dite Liselotte, fille de l’Electeur palatin du Rhin, branche cadette de la maison de  Bavière, S.A.R. la duchesse d’Orléans, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Madame&lt;/span&gt;. Surnommée la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;princesse palatine&lt;/span&gt; elle est l’épouse de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Monsieur&lt;/span&gt;, Philippe, duc d’Orléans, frère puîné du Roi. Ce Monsieur-là a le « goût  italien » et donc passer ses nuits avec une laide et grosse princesse allemande n’était pas une partie de plaisir. Il promenait son scapulaire partout pour obtenir des miracles… il y en eut plusieurs, dont le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Régent&lt;/span&gt; et toute la famille d’Orléans jusqu’à nos jours… Bref, Monsieur a des &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;mignons&lt;/span&gt;, et comme dit Madame, à l’imitation d’Alexandre et de Jules César, dont le fameux &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;chevalier de Lorraine&lt;/span&gt; qui a sans doute empoisonné la première Madame, celle du « Madame se meurt, Madame est morte » de Bossuet. Il anime la cour contre la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;princesse palatine&lt;/span&gt;, entichée de généalogie, mais bonne, simple, remplie de bons sens, aimant la pâtisserie et la soupe à la bière : elle est un peu amoureuse de son beau-frère et déteste la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Maintenon&lt;/span&gt; qu’elle traite de tous les noms d’oiseaux. Reléguée dans ses appartements pour son franc-parler, elle a beaucoup de temps pour écrire à toute sa nombreuse famille allemande, nous laissant ainsi une des chroniques les plus épicées et vraies de la cour de Louis XIV. De ces milliers de lettres, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jean-Claude Seguin&lt;/span&gt; a cousu main un texte d’extraits bien choisis, alertes, variés, nous soufflant le chaud et le froid… et on y croit, on y est, par la magie du théâtre et de la comédienne &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Marie Grudzinski &lt;/span&gt;qui nous donne du plaisir à revendre. Elle est drôle, émouvante, truculente, avec son accent allemand, ses tenues et ses coiffures ; nous sommes dans son cabinet, dans son lit, son carrosse, à la chasse, avec le roi, avec le duc de Vendôme sur sa chaise percée, on rit franchement, on grimace, on pleure, le grand siècle défile devant nous… c’est un spectacle intelligent, c’est l’histoire racontée, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;courrez-y&lt;/span&gt;, emmenez vos  ados et lisez les Lettres de la Palatine en sortant !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-family: verdana;"&gt;Palatine&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;, avec &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-family: verdana;"&gt;Marie Grudzinski&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;, mise en scène de Jean-Claude Seguin, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-family: verdana;"&gt;Théâtre de Nesle&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;, 8, rue de Nesle, Vie,  à 19 h 30, jusqu’au 27 décembre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: verdana;"&gt;Lettres de la Princesse Palatine&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;, édition d’Olivier Amiel, Mercure de France, Collection Le temps Retrouvé.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-549718588152052053?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/549718588152052053/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=549718588152052053&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/549718588152052053'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/549718588152052053'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/12/la-palatine-au-thtre.html' title='La palatine au théâtre'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/STR8jD8oIbI/AAAAAAAAAIw/tecBKpkn89M/s72-c/palatine-web.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-3236991023723647531</id><published>2008-11-22T00:11:00.003+01:00</published><updated>2008-11-22T00:14:30.813+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>Van Dyck et la naissance du portrait « anglais »</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SSdAVyoS9LI/AAAAAAAAAIQ/YRIX3odAlGo/s1600-h/van_dyck.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 229px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SSdAVyoS9LI/AAAAAAAAAIQ/YRIX3odAlGo/s320/van_dyck.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5271252631972672690" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La peinture de portraits et la représentation des corps et des âmes est un apport important pour l’historien, le sociologue mais aussi pour le public épris de culture. Les Anglais l’ont bien compris qui ont créé à Londres cette merveilleuse National portrait gallery. « Le portrait est en Angleterre le genre de peinture le plus suivi et le plus recherché » écrit le peintre Rouquet en 1755 dans son Etat des arts d’Angleterre. La représentation des rois, des ministres, des hommes illustres nous permet de les connaître et de les re-connaître, donc de dater, authentifier, historiciser un événement ou un monument. Mais cela va plus loin, avec la multiplication des portraits dans la bourgeoisie flamande et italienne, la noblesse européenne, c’est un art de la représentation qu’une société met en place avec ses codes d’apparence et les messages qu’elle nous envoie. La remarquable exposition du musée de Nantes « Visages du grand siècle, le portrait français sous le règne de Louis XIV » en 1997 a été la grande manifestation française consacrée à cette thématique. « Derrière la mode mondaine, qui mettra du temps à s’éteindre, se cache une préoccupation profonde pour l’apparence et les vertus et les liens qu’elles entretient.&lt;br /&gt;La physiognomonie, ou art de reconnaître le caractère par les traits du visage, s’épanouit au milieu du siècle » nous dit  le conservateur Emmanuel Coquery, commissaire de  l’exposition. La noblesse parlementaire aixoise prenant le pouvoir en Provence dans les années 1660 a laissé un impressionante quantité de portraits gravés, unique en France, qui nous raconte cette ambition et cette réussite. Plus près de nous, un colloque au château de Versailles « De soie et de poudre, portraits de cour dans l’Europe des lumières  », sous la direction de Xavier Salmon, a montré l’imposition du modèle du portrait français à l’Europe entière au XVIIIe siècle. Pourtant avec l’Angleterre il faut parler d’influence mutuelle. Au XVIIe siècle Van Dyck apporta le portrait en Angleterre. Actuellement le musée Jacquemart André lui consacre une première exposition à Paris. Ce nouveau code de la distinction aristocratique, Van Dyck le portait en lui dès sa naissance. Car élève de Rubens à Anvers, il a dans sa jeunesse portraituré les bons bourgeois flamands de sa ville, tous de noir vêtus. Ce qui frappe le plus ce sont les mains, car avec les dentelles c’est le seul moyen d’éclairer tristes robes et pourpoints noirs. Il leur donne un éclat, une transparence qui font penser qu’il devait place une bougie  pour les éclairer spécialement. Le séjour à Gêneslui a fait connaître la plus riche société aristocratique du monde. Les familles des banquiers génois qui administrent les finances de l’Espagne sont alors à l’apogée de leur fortune. Et ils font venir les plus grands artistes pour décorer leur ville. Van Dyck de 1621 à 1627 – entrecoupé de séjours à Rome et en Italie-  a pris l’habitude de peindre des grands tableaux en pieds des doges, nobles banquiers, mercadants génois et leurs épouses. Les palais de cette ville comme les plus grands musée du monde sont remplis de  portraits des Doria, Serra, Spinola, Grimaldi, , Cattaneo et autre Imperiali comme cette hautaine dame assise. Certes elle aussi est habillée en noir – les femmes de la noblesse génoise ne pouvaient mettre de couleurs et de bijoux que  pendant la première année de leur mariage  afin d’éviter les rivalités familiales-  mais quelle différence avec les bourgeoises d’Anvers.  Un air de noblesse, avec morgue, distance, et sûreté de soi.&lt;br /&gt;C’est ce que Van Dyck va à la fois apporter en Angleterre et y trouver dans une société fastueuse au milieu de laquelle il s’installe en 1632. Il suffit d’admirer son autoportrait où tout est dit, facilité, intelligence, ambition, distinction, élégance, une aisance et un ton qui ont fait fortune à Londres et ensuite dans toute l’Europe. Le portrait le plus fascinant de l’exposition est celui de la reine Henriette-Marie, épouse de Charles 1er et fille de Henri IV, peinte de profil en 1638. C’est avant tout une Bourbon dont elle a la bouche, le nez,  les yeux, la parfaite conscience de sa naissance et de son mariage avec Charles 1er Stuart, roi d’Angleterre et d’Ecosse dont Van Dyck est le peintre officiel. C’est aussi une Médicis par sa mère et donc ce sang des mécènes florentins coule en elle. C’est avec elle et par elle que van Dyck en mêlant son éducation anversoise auprès de Rubens, son expérience génoise, et les traditions des grands portraits de cour des Bourbon et des Médicis,  donne les canons du portrait aristocratique anglais. Il renouvelle l’art de cour, place ses « héros » dans de nouveaux paysages de ciels gris et de grottes, crée une climat de mélancolie aristocratique anglaise ou la distance tient toujours le premier rôle. Gainsborough surtout saura s’en inspirer qui donnera le ton du portrait à toute l’Europe à la fin du XVIIIe siècle.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-3236991023723647531?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/3236991023723647531/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=3236991023723647531&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/3236991023723647531'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/3236991023723647531'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/11/van-dyck-et-la-naissance-du-portrait.html' title='Van Dyck et la naissance du portrait « anglais »'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SSdAVyoS9LI/AAAAAAAAAIQ/YRIX3odAlGo/s72-c/van_dyck.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-9165598529730942728</id><published>2008-10-20T21:25:00.002+02:00</published><updated>2008-10-20T21:29:59.901+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques de livres'/><title type='text'>Quatrième centenaire de Québec</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SPzcEVJ6ZrI/AAAAAAAAAII/6xCAanrXnuM/s1600-h/740600187_4000b303d5.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5259320431818204850" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SPzcEVJ6ZrI/AAAAAAAAAII/6xCAanrXnuM/s320/740600187_4000b303d5.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Qui pouvait mieux que Raymonde Litalien, ancienne archiviste de l’ambassade du Canada à Paris et auteur de nombreux ouvrages sur la naissance et la cartographie de l’Amérique française, nous retracer l’histoire de Québec capitale de ce qu’elle appelle « l’Empire français » de 1608 à 1760 ? En effet, c’est un rêve très tentant d’imaginer ce que serait devenue l’Amérique « française » victorieuse ! Elle encerclait les colonies anglaises et réussissait ce que les autres puissance coloniales répugnaient à faire, une vie plus ou moins pacifique, d’alliance, de compréhension et de partages avec les Indiens. Car c’est ce qui caractérise la colonisation française, l’assimilation des autochtones. Ce qui m’avait frappé lors de la très belle exposition de l’histoire du livre et de l’édition au Québec, à la bibliothèque nationale de Montréal, est que le premier livre imprimé dans la colonie est une bible, entendu, mais dans une langue indienne. C’est un beau symbole de l’histoire de cette nation placée sous le double signe de la religion et de la cohabitation avec les indigènes. Cohabitation obligatoire à cause du commerce des peaux et fourrures avec les Amérindiens. Raymonde Litalien nous raconte très bien cela dans ce petit guide, avec de nombreux documents et cartes. La géographie tient une grande place qui s’explique par la surprise qu’ont eu les colons de cet hiver auquel ils ne s’attendaient pas et auquel il fallut vite s’habituer en transformant parfois radicalement leurs façons de vivre. Et le long du Saint Laurent, voie royale d’entrée dans la belle province, le territoire fut partagé et cultivé par les colons de part et d’autre du fleuve dans un système seigneurial adapté au nouveau monde qui est à l’origine des paysages d’aujourd’hui. L’agriculture a été avec la pèche et le négoce des fourrures à l’origine de la richesse du pays. La ville de Québec est décrite dans ce cadre géographique qui explique sa fondation, puis dans son administration civile et militaire de capitale de la colonie et de toute la Nouvelle France jusqu’à la Louisiane et enfin dans sa vie quotidienne. Un peu plus de rigueur aurait sans doute permis un autre découpage de présentation de la société, une meilleure explication su système seigneurial et de la transposition de la société française des Trois Ordres en Nouvelle France et plus de précision sur la société de Québec, la capitale, différente de Montréal, ville plus activé économiquement. Une analyse des élites sociales de la colonie aurait été d’autant plus nécessaire qu’elles ont disparu après le traité de Paris de 1763. C’est de cette société sans classes qu’est sortie après la Révolution tranquille l’énergie et l’inventivité du nouveau Québec. Enfin on peut regretter que la transcription de la commission de Gouverneur général du marquis de Beauharnais ne donne pas son véritable nom de Beauharnais même s’il est écrit Beauharnois dans le document original. A ces détails près, ce voyage dans le temps et l’espace est une excellente introduction à la « civilisation québécoise » et nous ne saurions que trop engager le voyageur à se rendre à Québec, une des capitales de la francophonie, avec ce petit livre en mains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Raymonde Litalien, &lt;em&gt;Québec, capitale de la Nouvelle-France, 1608-1760&lt;/em&gt;, Guide Belles lettres des civilisations, Les belles lettres, 2008, 17€&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-9165598529730942728?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/9165598529730942728/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=9165598529730942728&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/9165598529730942728'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/9165598529730942728'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/10/quatrime-centenaire-de-qubec.html' title='Quatrième centenaire de Québec'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SPzcEVJ6ZrI/AAAAAAAAAII/6xCAanrXnuM/s72-c/740600187_4000b303d5.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-2720673930345272755</id><published>2008-10-12T17:26:00.004+02:00</published><updated>2008-10-12T17:32:28.318+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>Quelques clefs pour l'Argentine</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SPIX4gEE_wI/AAAAAAAAAIA/HLlUT-seN68/s1600-h/argentina_drapeau.jpg"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256289974541942530" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SPIX4gEE_wI/AAAAAAAAAIA/HLlUT-seN68/s320/argentina_drapeau.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La faillite de l’Argentine paraît mystérieuse à tous les touristes et voyageurs qui se rendent dans ce beau et grand pays. L’histoire nous donne quelques clefs pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui, sans doute mieux que la psychanalyse ici si répandue. L’Argentine n’est pas une colonie espagnole comme les autres. Son histoire n’est en rien comparable à celle du Pérou ou du Mexique, mais bien plutôt à celle des Etats-Unis. Terre sauvage et oubliée, car ne possédant pas de mines ou de plantations de canne à sucre ou de café, et donc inintéressante, ce bout du monde austral ne connut pendant longtemps que les voleurs de chevaux et de vaches du sud du Brésil qui sont à l’origine des « gauchos ». Des Portugais, Hollandais, Français, Espagnols croisaient à l’embouchure de ce qu’on crut bien être un passage maritime vers la Chine. El rio de la Plata… Au XVIIIe siècle, la cour d’Espagne décida de changer la route de l’argent (La plata) et de la faire descendre le long des rivières et embarquer depuis Buenos Aires qui remplaça peu à peu Cartagena de Las Indias. Dans un second temps, à la fin du siècle, la vice royauté fut transportée de Santiago à Buenos Aire , capitale de ce nouveau territoire de l’argent… l’Argentine ! On lui adjoignit les provinces du nord-ouest autour de Cordoba qui, elles, étaient d’antiques colonisations hispaniques. Cela a engendré l’inimitié héréditaire des Chiliens dépossédés et un air de mépris des familles de Cordoba envers ces nouveaux riches de Buenos Aires. La révolution et la création de la république argentine en 1810 suivit donc celle des Etats Unis. Son développement au XIXe siècle fut assez identique : guerre à outrance contre les Indiens pour conquérir le sud et la Patagonie jusqu’à la cordillère des Andes et la terre de Feu, fédération d’états, arrivée de millions de colons étrangers, espagnols, italiens, surtout, anglais, français – basques principalement – allemands et suisses. L’invention de la réfrigération permit le transport de la viande et assura au pays une immense richesse dès la fin du XIXe siècle. Mais des guerres, des conflits internes, des révolutions ont ensanglanté et déchiré inutilement le pays qui, des plus riches de la planète est devenu membre du tiers monde. Je pense que le péronisme, mélange de social, de populisme, de nationalisme, avec son action syndicale et réactionnaire à la fois, a tué l’économie, l’énergie du pays et mis en place une structure politique qui encourage les médiocres, les arrivistes et la corruption généralisée. Archibaldo Lanus, ancien ambassadeur d’Argentine à Paris, n’est pas de cet avis, il prépare un ouvrage sur ce qu’il appelle &lt;strong&gt;la fracture argentine&lt;/strong&gt;. Son pays, selon lui, a cru et croit toujours à son destin d’être les Etats-Unis du sud de l’Amérique. Mais la fracture est politique, il a fallu 50 ans pour adopter enfin une constitution, de nombreuses guerres civiles et des luttes sans merci entre partisans de la constitution unitaire et fédéraux, gens des villes et gens des campagnes. Ce qui a déstabilisé tous les gouvernements successifs et entraîné une méfiance envers tout ce qui est public, l’administration et la classe politique. C’est la mentalité de la rue aujourd’hui, à quoi bon ? Pourquoi faire ? Tous des pourris… qui sont pourtant toujours réélus ! L’amour de la nation, du drapeau est pourtant très fort. Et le sens d’un destin particulier aussi. C’est ce en quoi les Argentins rejoignent les Français&lt;/span&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-2720673930345272755?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/2720673930345272755/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=2720673930345272755&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/2720673930345272755'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/2720673930345272755'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/10/quelques-clefs-pour-largentine.html' title='Quelques clefs pour l&apos;Argentine'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SPIX4gEE_wI/AAAAAAAAAIA/HLlUT-seN68/s72-c/argentina_drapeau.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-1197463831407135170</id><published>2008-10-07T19:33:00.004+02:00</published><updated>2008-10-07T19:42:41.485+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques de livres'/><title type='text'>Les Cent Jours du Roi</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SOuemG4fWhI/AAAAAAAAAGU/ylXAN_HqWxE/s1600-h/Sans+titre.bmp"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5254467767777581586" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SOuemG4fWhI/AAAAAAAAAGU/ylXAN_HqWxE/s320/Sans+titre.bmp" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La mode aujourd’hui est de réécrire l’histoire sans être historien. Depuis longtemps déjà les conservateurs de musée, dans les catalogues d’exposition par exemple, nous déroulent de grandes théories historiques pour expliquer le sens de telle œuvre ou renomment des tableaux car cela sonne mieux. Peut être pour nous faire sentir le poids de leur science. Cela tombe souvent à côté. Des hommes politiques tricotent des livres d’histoire, généralement des biographies, que l’apprenti psychanalyste n’aura pas de mal à décrypter. Cela ne veut pas dire que la psychanalyse ne fait pas aussi son miel avec les historiens… Mais quand on parle des Cent Jours, période cruciale de la constitution de la France contemporaine, il vaut mieux laisser la parole aux connaisseurs.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_de_Waresquiel"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Emmanuel de Waresquiel&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; est de ceux-là. Brillant historien de la Restauration, sa biographie lumineuse de Talleyrand le conduisait directement à « revisiter » les &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cent Jours&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; sans dresser une apologie commune de Napoléon, ou la énième critique de la Restauration, mais à lui redonner tout son sens : c’est un épisode de l’histoire dont on se serait bien passé, qui nous a coûté très cher politiquement, économiquement, affectivement. Quel orgueil, quelle vanité pour revenir rétablir sur un trône qu’on déclare légitime et qui a dix ans d’existence face aux 83 rois qui ont fait la France ! Pire, c’est une faute politique, d’intuition, de goût. Napoléon savait pertinemment que cette aventure serait éphémère… que signifie éphémère… ce qui disparaît…Mais la gloire de Napoléon n’a pas disparu, au contraire… c’est justement ce mystère que Waresquiel nous fait revivre devant nous comme un scénario de film à l’étonnante mise en scène. Avec des héros, des rebondissements, des traîtres, des combats, tout concourt au succès du film, les plans, les décors, les dialogues, les intrigues, les mystères et les passions. Hélas, car ce sont les passions françaises qui dominent cet épisode historique du XIXe siècle. Il était une fois un tyran qui tombe pour le plus grand bonheur de son peuple, certes qu’il avait libéré de beaucoup de choses mais dont le régime militaire ensanglantait le monde qui voulait se débarrasser de lui. On ne le pend pas, grave erreur, et on lui donne un mini trône sur une île. Mais Monsieur s’embête et s’entête. Le roi légitime qui a repris son trône redonne à son pays liberté, la démocratie et assure la réunion de l’ancien régime et de la Révolution. De cette fusion devait naître une nouvelle monarchie constitutionnelle. Mais bien sûr la paix et le commerce triomphent. On a licencié la Grande Armée et les vétérans grondent comme tous les vétérans. L’exilé insulaire pense qu’il doit conduire ce grondement, revenir avec ses oripeaux de drapeaux, canons et trompettes. Il veut se « refaire » comme un joueur qui a tout perdu et lance son dernier coup ! Projet insensé voué dès sa conception à l’échec quand on est l’ennemi public N° 1 de l’Europe. Résultat, Waterloo, une raclée anglaise de plus, des années d’occupation étrangère, des centaines de millions de francs d’indemnité et de coûts, des frontières réduites, la naissance du conflit franco-allemand. Mais surtout, en rouvrant la boite de Pandore il a rendu la Restauration et de la fusion des Français impossible. Les Cent Jours ont formé « la ligne de partage de deux France haineuses, l’« ancienne » et la « nouvelle »… depuis les Cent Jours… les opinions sont devenues des causes de division jusque dans l’intérieur des familles». Ce dernier épisode de la révolution française a tout gâté en redonnant vie aux deux camps ennemis qui n’ont pas cessé de s’affronter jusqu’à aujourd’hui : les blancs et les bleus, les calotins et les laïcs, les anciens et les modernes, les légitimistes et les libéraux, les pétainistes et les gaullistes, les Algérie françaises et les indépendantistes, dreyfusards et anti…. Il a exacerbé les passions françaises. Et Louis XVIII est un des vaincus de l’histoire malgré son intelligence et ses faiblesses. Waresquiel nous en donne un portrait saisissant, le meilleur depuis la biographie de Philip Mansel. Son livre aurait dû s’appeler : « les Cent Jours du Roi ».&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Emmanuel de Waresquiel, &lt;em&gt;&lt;a href="http://livre.fnac.com/a2407663/Emmanuel-de-Waresquiel-Cent-Jours-la-tentation-de-l-impossible-mars-juillet-1815"&gt;Cent Jours, la tentation de l'impossible, mars-juillet 1815&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;. Fayard, septembre 2008. 687 pages. 28€.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-1197463831407135170?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/1197463831407135170/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=1197463831407135170&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/1197463831407135170'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/1197463831407135170'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/10/les-cent-jours-du-roi.html' title='Les Cent Jours du Roi'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SOuemG4fWhI/AAAAAAAAAGU/ylXAN_HqWxE/s72-c/Sans+titre.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-8630749790131004289</id><published>2008-09-25T12:02:00.004+02:00</published><updated>2008-09-25T12:13:56.914+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>Lettre de Sibérie (2)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SNti1zgYdvI/AAAAAAAAAGM/ul6xIO6F5Y4/s1600-h/pt5344.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SNti1zgYdvI/AAAAAAAAAGM/ul6xIO6F5Y4/s320/pt5344.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5249898467129063154" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le président de la Douma de la république autonome Altaï n’hésite pas à dire, au cours d’un long et intéressant entretien précédant les cérémonies de lancement de la traduction du Petit Prince dans sa langue, que le Président Sakhachvili aurait du lire le Petit Prince car, s’il l’avait lu, il n’aurait jamais attaqué tant de victimes innocentes… je n’ai pas répondu à cette insinuation qui n’est qu’un vieux mode de comportement soviétique de la part d’apparatchiks somme toute encore très soviétiques. Et je n’en ai pas voulu à cet honorable francophone et francophile qui prépare une traduction en altaï des œuvres de… Béranger ! Car il tient cet auteur français comme aussi important que Victor Hugo, déjà traduit, et veut que ses concitoyens apprennent ses « Chansons » ! Il me cite aussi un joli proverbe altaï que  Saint-Exupéry n’aurait pas désavoué : « La richesse de l’homme, c’est l’homme ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Altaï sont chrétiens depuis le protectorat russe du XVIIIe siècle  et plusieurs campagnes d’évangélisations dont celle du père Makarios, à la fin du XIXe début XXe, vénéré particulièrement au monastère de Saint Jean qu’il a fondé à Tchemal, sur la route de Gorno-Altaïsk vers la Mongolie. Les religieuses entretiennent aujourd’hui une chapelle en bois qu’elle ont reconstruit dans les années 2000, sur une île de la rivière Katoun. C’est un endroit magique au sommet de hautes falaises et on ne peut y accéder que par une passerelle en bois. Sœur Mikhaïla que nous rencontrons a ce beau visage radieux et sans âge des religieuses dans la lumière de Dieu. Un doux regard bleu, de belles mains et un sourire bienveillant. Elle nous conte l’histoire du monastère et commente les icônes. A quelqu’un qui demande combien il y a de religieuses, elle répond que ce n’est pas le nombre qui est important mais la prière, la force de la prière. Il y a eu plusieurs conversions et le monastère a été  reconstruit sur la rive, de l’autre côté de la passerelle, par un couple d’artistes de Moscou qui a vendu son appartement et vit maintenant avec elles. Nous récitons ensemble un Notre Père, notre prière commune, sur une petite terrasse en bois derrière la chapelle, à pic sur la rivière verte dominée par l’ombre des pins noirs. Merveilleux moment de paix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le voyage continue vers le lac  de Teleskoyé, à l’est de la république. Il s’étend sur 70 Km de long et 3 de large dans une réserve naturelle où nous passons quelques jours chez des bûcherons pécheurs qui vivent là toute l’année, sans eau, ni électricité, ni téléphone… un bateau les relie au village de Artivache, à l’autre extrémité du lac, là où s’arrête la route, cinq mois par an. Le reste de l’année le lac est gelé et ils sont sans aucune communication, mais dans un microclimat , une moyenne de - 8° l’hiver, grâce à un courant chaud qui arrive de Mongolie par une vallée et qui n’arrose que le fonds du lac. Natalia vit là avec ses fils et leurs chevaux, sa fille Katia qui arrive d’un stage aux Etats Unis dans des parcs naturels, son second mari altaï et leur petite fille. Des vaches naines paissent au dessus de la datcha, des chevaux, de l’eau fraîche des torrents qui tombent dans le lac souvent en cascades, du miel, un des meilleurs du monde et donc des ours à foison. Le soir on fait la cuisine sur le feu de camp, poissons du lac et pommes de terre à la crème fraîche, tisane d’herbes de la montagne. Les Monts Altaï sont le pays des herbes, des baumes de toutes sortes, des huiles de cèdre, de la graisse d’ours, des liqueurs de sang de bois de cerfs. Avec le miel, ils sont vendus le long des routes par des paysannes à grand sourire qui nous rassasient également en crêpes à la crème chantilly qu’elles viennent de monter et remplies de fraises, framboises et myrtilles cueillies dans les bois. Nous avons tous poussé un cri de plaisir en les dégustant… décidément l’Altaï est le pays de toutes les rencontres !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-8630749790131004289?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/8630749790131004289/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=8630749790131004289&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/8630749790131004289'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/8630749790131004289'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/09/lettre-de-sibrie-2.html' title='Lettre de Sibérie (2)'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SNti1zgYdvI/AAAAAAAAAGM/ul6xIO6F5Y4/s72-c/pt5344.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-4386799587145812706</id><published>2008-09-11T12:26:00.004+02:00</published><updated>2008-09-11T13:25:19.205+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>Une lettre de Sibérie</title><content type='html'>&lt;a style="font-family: verdana;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SMj-cxdU6nI/AAAAAAAAAGE/BnNxM0Ohs1M/s1600-h/blog_FA.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SMj-cxdU6nI/AAAAAAAAAGE/BnNxM0Ohs1M/s320/blog_FA.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5244721536339077746" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;L’avion de Moscou est parti a 11 heures et demi du soir de Cheremetievo. Quatre heures après il est arrivé a Barnaoul, capitale de la région Altaïskikraï, à 6 heures du matin, heure locale. Le jour se lève sur la plaine sibérienne avec une lumière d’automne  chaude et un air vif – 5 degrés - qui ne réussit pas a  nous réveiller. Nous sautons dans une voiture pour rejoindre Gorno-Altaïsk, capitale de la république autonome d’Altaï, a 350 kilomètres. Pause café dans un kiosque au bord de la route, dans les fumets des premiers chachliks des voyageurs. Nous sommes au bout du monde, heureusement Coca cola et les téléphones portables nous rappellent que le monde est partout. Je suis venu en Altaï pour célébrer la traduction du Petit Prince en langue altaïque. C’est la 180eme traduction du livre de Saint-Exupéry ou quelque chose comme ça... pourquoi l’altaïque, pourquoi pas le kalmouke ou le bouriate ? Parce que nous sommes ici aussi a l’origine du monde. Parmi les nombreuses traces d’un très riche passé pré-historique, un des plus vieux alphabets du monde. Et une langue dans le groupe ouralo-altaïque a l’origine du turc, et cousine du mongol, du kirghize, de l’ouzbek ou de l’Ouigour. Elle serait aussi l’ancêtre du japonais.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le traducteur Brantoï Iangovitch Bediorov est le leader spirituel du peuple Altaï. Comme Mistral a été le restaurateur de la langue provençale, il est le restaurateur de la langue Altaï, de son folklore et de sa musique. Leur vrai nom est « Djungar » pour les Russes et « Oïrotia » dans leur propre langue ce qui signifie aussi terre ou planète. C’est le seul peuple de la terre qui porte le nom de sa planète. C’est dire sa volonté d’être au centre du monde exprimée par Brontoï Iangovitch. En dehors de ce complexe ethnique et linguistique qui les rattache à l’Asie centrale, les Altaï vivent  dans un groupe de peuples sibériens voisins et similaires comme les Touva, les Aka, ou les Bouriates.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La transmission intergénérationnelle de leur langue et leurs traditions a été suspendue pendant la période soviétique. Ils ont donc besoin de la rétablir. Ils tiennent beaucoup à cette notion d’ancêtres et de traditions transmises génétiquement. Ce qui les distingue le plus de leurs voisins et des Russes, c’est la connaissance de la Chine et leur rôle historique de gardien de la frontière chinoise. Ce qui peut prêter à sourire, 70.000 contre un milliard et demi ! Mais ils sont fiers d’être la seule province frontalière sans un seul émigré chinois. Le Chinois est l’ennemi héréditaire. Les Altaï pensent mieux connaître leurs voisins que les Russes qui en savent pas qu’ils vont être envahis. Leurs ancêtres leur ont répété qu’il faut maintenir la Chine dans ses frontières pour le bien des Chinois et des autres.  Aussi ont-ils choisis le protectorat russe lors de la guerre de 1755-59 contre la Chine, plutôt que de finir en peuple esclave comme les Ouïgours. Ce qui  n’a pas empéché les Altaï de toujours faire ce qu’ils ont voulu. Les accords avec le Tsar prévoyaient un gouverneur russe à Biisk, l’ancienne capitale avec un conseil des chefs de clans, et surtout les écartait de tout service militaire russe. Nicolas II voulut supendre cet accord en 1916 mais il n’en eut pas le temps… A la chute de  l’U.R.S.S. ils ont réussi à créer une république autonome sur une petite partie de leurs anciens territoires aujourd’hui partagés entre la Mongolie, le Kazakhstan et la région Altaïskikraï. Mais ce n’est pas grave, ils sont prêts à assurer à nouveau leur rôle de gardien de la frontière chinoise, à reprendre leur indépendance complète, c’est leur secret espoir. On leur dit que l’époque n’est peut-être pas favorable à l’indépendance des anciennes colonies russes. Brontoï Iangovitch sourit finement en expliquant que les Altaï ont le temps pour eux car, dit-il : « Pour que les tomates aient du jus, il faut qu’elles rougissent » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-4386799587145812706?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/4386799587145812706/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=4386799587145812706&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/4386799587145812706'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/4386799587145812706'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/09/une-lettre-de-sibrie.html' title='Une lettre de Sibérie'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SMj-cxdU6nI/AAAAAAAAAGE/BnNxM0Ohs1M/s72-c/blog_FA.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-8506980325913268992</id><published>2008-08-20T16:03:00.003+02:00</published><updated>2008-08-20T16:12:02.821+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques de livres'/><title type='text'>Mazarin : Le succès d'un livre</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SKwko80sUrI/AAAAAAAAAF8/u0qXnNBqCIo/s1600-h/m505204_00de6957_p.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5236600752665547442" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SKwko80sUrI/AAAAAAAAAF8/u0qXnNBqCIo/s200/m505204_00de6957_p.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le « Mazarin » de Simone Bertière est un livre de la rentrée dernière, vendu à plus de 30.000 exemplaires. Pour un livre d’histoire, c’est un grand succès. La figure de Mazarin serait-elle actuelle ? On surnomme le conseiller du président, Claude Gueant, le « Cardinal » à l’Elysée et le Mazarin du pauvre dans la presse…. Sans doute a-t-il lu cette biographie ? Mais, plus sûrement, le « Bréviaire des politiciens », réédité aussi l’année dernière, attribué au cardinal. C’est vrai que le programme de l’auteur correspond bien au président, comme l’écrit Umberto Eco dans la préface de « &lt;em&gt;ce véritable manuel en vue de la théâtralisation totale du self. Il se dessine ici une idée de profondeur psychique toute entière faite de superficialité&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;Ce qui fait le succès de Simone Bertière avant tout est la qualité de ce livre. Sa démonstration est parfaite : Mazarin a été le promoteur de l’ œuvre de Richelieu. Sans Richelieu, pas de Mazarin, mais sans Mazarin, l’œuvre de Richelieu aurait fait naufrage. L’actualité de Mazarin tient aussi à l’infléchissement de la politique étrangère de la France. Richelieu refusant l’idée de monarchie universelle de l’Espagne, avait prévu l’équilibre européen en deux blocs se neutralisant. Mazarin a remplacé la notion de blocs par l’idée très moderne d’une Europe, non pas de nations, qui n’existait pas, mais de tous les états, petits et grands, associés à la paix et liès par des conventions et des traités qui empêcheraient la reprise de la guerre. Car la guerre ne pouvait être qu’européenne, comme aujourd’hui elle ne peut être que mondiale. Simone Bertière nous livre aussi un être humain qui joue, prend des paris, étudie ses adversaires, esquive, promet, reprend, en un mot gouverne et remet la France en ordre pour le jeune roi Louis XIV. On est loin du traître et fourbe italien dissimulé d’Alexandre Dumas et consorts. Elle est parfois un peu partiale mais sourit-elle « Il a tellement été vilipendé ! » L’auteur nous explique comment et pourquoi Anne d’Autriche et Mazarin ne peuvent pas avoir été amants. On est loin du téléfilm en préparation avec Philippe Torreton sur la « passion dévorante » de Mazarin. Il est vrai que les reines de France n’avaient pas à leur disposition de magazine féminin pour leur expliquer ce qu’elles attendaient de leur partenaire… A cette admirable psychologie s’ajoute l’art de la narration, de l’explication claire et raccourcie qui nous fait enfin comprendre la Fronde, le Jansénisme, la dissimulation de Louis XIV. Ce sont comme des éclairs, en lisant Simone Bertière on devient intelligent et savant. Pourtant elle n’est pas historienne, mais professeur de littérature. Mariée à André Bertière qui écrivait une thèse sur le cardinal de Retz mémorialiste, elle l’a aidé dans ses recherches, puis a soutenu sa thèse a titre posthume en 1976. Simone Bertière a continué en publiant de nombreux articles, une édition des Mémoires de Retz aux Classiques Garnier, puis une biographie qui vient d’être réimprimée. Côtoyer si souvent Mazarin lui a donné l’idée d’écrire sa biographie.&lt;br /&gt;Et puis il y a le style. Elle dit elle-même que le style parfait est celui qui ne se remarque pas, celui qui s’efface devant le sujet. Mais ajoute-t-elle « Je me relis beaucoup…cela ne vient pas tout seul ». Cette femme déclarée « scientifique » au cours de ses études a l’esprit clair et étudié les techniques narratives. Ce sont toutes ces qualités qui ont fait jouer le bouche à oreille, plus encore que les nombreuses et louangeuses critiques ou que la tournée de conférences et signatures pendant 9 mois dans toute la France. Ses lecteurs sont avant tout des lectrices qui avaient apprécié sa série des Reines de France et surtout Marie « Antoinette l’insoumise ». A tous ceux qui ne l’ont pas encore lu, courez acheter votre Mazarin !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Simone Bertière, &lt;strong&gt;Mazarin&lt;/strong&gt;, le maître du jeu, Editions de Fallois, 24 Euros.&lt;br /&gt;Cardinal Mazarin, Bréviaire des politiciens, Arléa, 7 Euros.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-8506980325913268992?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/8506980325913268992/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=8506980325913268992&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/8506980325913268992'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/8506980325913268992'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/08/mazarin-le-succes-dun-livre.html' title='Mazarin : Le succès d&apos;un livre'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SKwko80sUrI/AAAAAAAAAF8/u0qXnNBqCIo/s72-c/m505204_00de6957_p.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-5978356800051014696</id><published>2008-07-27T23:32:00.002+02:00</published><updated>2008-12-11T19:37:12.048+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>Histoire et musique à la Roque d'Anthéron</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Pierre-Laurent Aimard jouait l’autre soir dans le parc du château de La Roque d’Anthéron, l’Art de la fugue, dernière œuvre de Bach, exercice difficile pour le concert tant on considère cette œuvre comme un jalon de l’histoire de la musique, un outil de travail et de lecture plus qu’une pièce pour l’amusement et le délassement. Ce fut un moment émouvant, surtout la fugue interrompue de la fin sur le nom de B.A.C.H., même si Pierre-Laurent Aimard nous faisait trop entendre le clavecin dans sa façon de décortiquer  et d’analyser cette œuvre. Sous les grands arbres du parc, les concerts se doublent de musiques naturelles des cigales, des oiseaux, puis des grenouilles et des grillons au fur et à mesure que la nuit provençale t&lt;/span&gt;&lt;a style="font-family: verdana;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SIzq0TbpziI/AAAAAAAAAF0/ilAObpL7Wek/s1600-h/DSCF1561.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SIzq0TbpziI/AAAAAAAAAF0/ilAObpL7Wek/s200/DSCF1561.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5227811451760660002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;ombe avec le serin sur le public enthousiaste. Chaque année nous retrouvons ces impressions magiques de ce lieu qui est le fruit d’une branche de la maison de Forbin, issue de Palamède de Forbin qui aida, dit-on, le dernier comte de Provence, Charles III à tester en faveur de son cousin Louis XI. Le roi le récompensa en le nommant sénéchal de Provence avec les pleins pouvoirs, en lui disant « Tu m’as fait comte, je te fais roi »…La branche des seigneurs de La Roque ou la Roque-Gontard comme on disait alors, construisit le château au XVIe siècle, aménagea les jardins aux XVIIe et XVIIIe siècles et fit ériger cette terre en marquisat par Lettres patentes de Louis XIV. Elle s’éteignit en 1672 avec le mariage de l’héritière avec Claude Milan, Président à mortier au Parlement d’Aix, d’une famille de très riches néophytes aixois. Ils avaient construit en 1656 un des plus beaux hôtels du cours Mirabeau, le N° 20, outrageusement défiguré par une banque. J’ai vu démolir en une journée en 1975 l’escalier de service tout en gypseries, rabaisser les fenêtres du rez-de-chaussée, détruire les sculptures du grand salon…dans l’indifférence la plus totale, avec le regretté Louis Malbos conservateur du musée Granet. Son balcon était le plus apprécié d’Aix pour voir les processions et les jeux de la Fête Dieu.&lt;br /&gt;Le château de la Roque et ce bel hôtel connu sous le nom d’hôtel de Forbin passèrent à la fille aînée du dernier Milan-Forbin mariée à son cousin, le marquis de Forbin-La Barben. Il fut guillotiné à Lyon en 1793. Leur fils cadet et héritier de La Roque d’Anthéron fut le charmant Auguste de Forbin, peintre, élève de David, le grand ami et protecteur de Granet, amant et chambellan de Pauline Borghèse, sœur de Napoléon. Il devint Directeur des Musées sous la Restauration sous l’égide de Mathieu de Montmorency. Il fut meilleur directeur que peintre, quoique Madame de Genlis lui ait consacré un ouvrage….Il aida surtout son ami Granet à rentrer en France en le nommant conservateur du château de Versailles où il peignit à l’aquarelle des vues du parc qui sont ses œuvres les plus sensibles. On peut les admirer au musée Granet d’Aix où se tient en ce moment l’exposition « Granet une vie pour la peinture», dans un affreux endroit souterrain, symbole de la restauration ratée de ce musée, mais tant pis, la peinture de Granet, proche de Corot à Rome et de Turner dans ses aquarelles, nous charme et nous séduit toujours. Et nous rappelle son ami intime Auguste de Forbin. Sans fortune et devenu trop parisien, il vendit le château de La Roque pour financer son voyage en Orient où il se posa un peu comme un rival de Chateaubriand, à la famille de Cordoue d’où il passa aux Florans qui  ont donné son nom actuel au parc où se réunissent l’histoire et la musique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-5978356800051014696?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/5978356800051014696/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=5978356800051014696&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/5978356800051014696'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/5978356800051014696'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/07/histoire-et-musique-la-roque-danthron.html' title='Histoire et musique à la Roque d&apos;Anthéron'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SIzq0TbpziI/AAAAAAAAAF0/ilAObpL7Wek/s72-c/DSCF1561.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-1667699841568165999</id><published>2008-07-25T18:31:00.003+02:00</published><updated>2008-12-11T19:37:12.215+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>Marseille port des galères</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SIoBpQQAOEI/AAAAAAAAAFs/1BCKa5Yf2rY/s1600-h/Pierre+Puget+galere+entrant+dans+le+port+de+Marseille.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SIoBpQQAOEI/AAAAAAAAAFs/1BCKa5Yf2rY/s320/Pierre+Puget+galere+entrant+dans+le+port+de+Marseille.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5226992125765236802" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;Marseille, « melting-pot » méditerranéen, ville de festivals et d’été, candidate au titre de cite européenne de la culture, a de tout temps été, à la fois, le port des galères du comte de Provence et de celles du Roi de France. Un seul homme s'occupe alors de leurs galères respectives : Jean de Villages, marié à la nièce de Jacques Cœur, capitaine général de la mer pour Louis XI, nouveau comte de Provence à la mort de ses oncles. Presque tous ceux qui lui succédèrent dans cet emploi, bientôt appelés "général des galères", furent des grands seigneurs français. Les Provençaux se laisseront ravir le généralat des galères, une des premières charges de la province devenue une grande charge de la Couronne.&lt;br /&gt;Au XVIe siècle, les capitaines de galères à Marseille sont propriétaires de leurs galères, avec leurs agrès, leur artillerie et tout l'armement et quelquefois la chiourme et ils les mettent au service du Roi. Leur armement depuis le Moyen Age est celui d'une entreprise commerciale : bâtiment de commerce, la galère est aussi employée à la course ou louée à un souverain ou un chef de guerre. Les grands en possèdent plusieurs, le gouverneur de Provence, la famille des Baux, les Montmorency et nomment leurs capitaines, souvent des Italiens au début du siècle, puis de plus en plus de Marseillais. Celle du Roi ou du général est appelé la Réale. Les grandes familles marseillaises ont les leurs qui portent le nom de leur famille : La Renarde, la Pilles, la Valbelle, la  Fourbine, la  Montolieu. La noblesse marseillaise et provençale  dominera le corps jusqu'à sa suppression se sentant investie d'une mission contre la piraterie sarrasine en Méditerranée qui  contribua à leur assurer la maîtrise de la Méditerranée. Richelieu développa beaucoup les galères avec le bailli de Forbin, qu’il appelait l’"Oracle du Levant”. Ce dernier préconisa le rachat des galères à leurs propriétaires, ce qui sera fait de 1631 à 1662. Mais le plan de Richelieu de maintenir en tout temps 30 galères armées sur les côtes de Provence ne put être mené à bien. Il y en avait 22 à la mort du Cardinal.&lt;br /&gt;Un autre amiral, le commandeur de Vincheguerre (+1656), est représentatif d'un clan marseillais et provençal rival des Forbin. Les Vincheguerre sont des parvenus corses (Vinciguerra) arrivés à Marseille avec les marchands et patrons de barques du Cap Corse. Ces Corses forment un réseau influent, surtout depuis que l'un d'entre eux Alphonse d'Ornano est devenu Maréchal de France et se fondent dans la noblesse marseillaise. Colbert et  Louis XIV réorganisèrent le corps des galères en créant, à l'identique des vaisseaux, une école d'officiers, la compagnie des gardes de l'étendard réal des galères, en 1669.  Les gardes de l’Etendard peuvent suivre avec les enseignes et les officiers au commerce les cours des Ecoles de construction navale et d'Hydrographie de Marseille, puis des cours de mathématiques et d’artillerie. Ils perçoivent une solde annuelle de 1.080 livres. C'est certainement une des raisons de l'attirance du corps des galères au sein de familles anciennes et peu fortunées.&lt;br /&gt;Aux nombreux cadets, chevaliers de Malte, ou même de plus en plus aux chefs de familles, les galères offrent la possibilité de servir avec honneur, mais surtout dans un lieu de proximité six mois par an, car les galères ne naviguent que l’été. Ils peuvent passer six mois sur leurs terres, surveiller les vendanges et la cueillette des olives, y laisser leur famille et élever leurs enfants. La belle saison arrivée on emmène ses fils et neveux à Marseille pour les campagnes d'été au Levant, à Malte, sur les côtes provençales, italiennes et espagnoles, en Corse et en Sardaigne. Avec un peu de chance on aura une course, un combat, une tempête, connu une belle levantine ou une Maltaise peu farouche, de quoi rêver l'hiver au coin du feu. C’est à la mort du chevalier d'Orléans, Grand Prieur de France, fils naturel du Régent en 1748 que le corps des galères fut supprimé et réuni aux vaisseaux, car il n’avait plus de réelle utilité depuis que les enjeux maritimes étaient passés dans l’Océan atlantique, où elles ne pouvaient guère naviguer, donnant une nouvelle suprématie à l’Angleterre.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-1667699841568165999?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/1667699841568165999/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=1667699841568165999&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/1667699841568165999'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/1667699841568165999'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/07/marseille-port-des-galres.html' title='Marseille port des galères'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SIoBpQQAOEI/AAAAAAAAAFs/1BCKa5Yf2rY/s72-c/Pierre+Puget+galere+entrant+dans+le+port+de+Marseille.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-969255894867397319</id><published>2008-07-18T22:27:00.001+02:00</published><updated>2008-12-11T19:37:12.340+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>Le royaume d'Irak</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;C’est une histoire tragique que celle de la monarchie irakienne, née après la première guerre mondiale de la chute de l’empire ottoman et de l’habile diplomatie anglaise. Un livre vient de paraître à Londres qui raconte cette éphémère dynastie Hachémite mise en place en 1921. Gerald de Gaury , l’auteur de « Three kings in Baghdad » a été un témoin intime de la famille royale et un acteur de la politique britannique dans le monde arabe. Le roi Fayçal, fils du cheikh Hussein, émir de la Mecque, roi des Arabes et du Hedjaz de 19&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;16 à 1924 et frère d’Adballah, roi de Jordanie , monta sur le trône d’un pays créé artificiellement et qu’on appela l’Irak et dont il n’était pas originaire. Il désirait donner une véritable indépendance au monde arabe sous la domination de sa famille, libérée de la tutelle des sultans. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Il tenta de s’emparer de la Syrie mais la France l’en chassa. &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SID9PLq_z-I/AAAAAAAAAFk/BPfX8Kg7g7c/s1600-h/abdallah.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SID9PLq_z-I/AAAAAAAAAFk/BPfX8Kg7g7c/s200/abdallah.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5224454005022773218" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les Anglais soucieux de contrôler les pétroles du golfe Persique eurent  besoin de lui comme souverain de ce nouveau royaume entre Turquie et Perse. Il ne se montra pas difficile, étant très  anglophile jusqu'à sa mort en 1933. Son fils Gazi fut au contraire un nationaliste arabe, favorable aux aspirations allemandes, passionné de courses et de sport. Il mourut dans d’étranges conditions d’un accident de voiture en 1939, laissant un fil de quatre ans, Fayçal II. Son oncle maternel , le prince Abdullilah, cousin germain du roi Gazi fut nommé régent. Cet homosexuel raffiné, grand amateur de chevaux et de séjours à Londres, réussit à concilier le modernisme et le développement de l’Irak sous protectorat anglais. La physionomie de Fayçal II, élevé à Harrow, inspira Abdallah le fils de l’émir qui joue avec le capitaine Haddock à Moulinsart dans l’album de Tintin "Coke en stock". Quand il prit le pouvoir en 1953, il dut affronter le nationalisme arabe l’accusant d’être un représentant des intérêts anglais. Ce n’était pas faux, mais en même temps le pays devenait  le plus moderne du moyen-Orient. Faycal II afficha très nettement sa volonté d’être le leader économique et politique du monde arabe, devenant ainsi le rival de l’Egypte. Or, le nationalisme arabe fut galvanisé à partir de 1957 par la prise de pouvoir de Nasser qui venait de renverser le roi Farouk en Egypte et de s’emparer du canal de Suez, et la propagande soviétique. Un groupe d’officiers irakiens nationalistes et anti-anglais  fomenta un coup d’état le 14 juillet 1958 et assassina le Roi, l’ancien régent  et leur famille, ainsi qu’un un grand nombre de ministres et généraux. La république fut déclarée et le royaume d’Irak fut perdu. Et probablement une chance d’union de ce pays autour de la dynastie hachémite qui, très réaliste, a su allier et servir l’Islam, comme les empires ottomans, anglais et américains ainsi que le nationalisme arabe. Beaucoup d’Irakiens d’aujourd’hui considère ce temps comme l’âge d’or. La piste du retour à la monarchie a été examinée par les Américains et le prince  héritier Gazi vit aujourd’hui à Londres, prêt à monter sur le trône d’Irak. Cette piste aurait peut être due être mieux explorée. Comme le dit le grand historien Philip Mansel dans la préface du livre : « The success of the hashemites’cousins in Jordan, the persistence of monarchies in the arabian peninsula and the emergence of neo-dynastic regimes in Iraq, Syria and, more recently, based on the familes od Saddam Hussein, Hafez-el-Assad and Hosni Mubarak, suggest that the regent Abdulillah’s belief that monarchy, with its spirit continuity, is « best for the east » is not unfounded ».&lt;/span&gt;   &lt;span style="font-family:verdana;"&gt; Gerald De Gaury : Three kings in Baghdad, the tragedy of Iraq’s monarchy, preface by Philip Mansel, introduction by Alan de Lacy Rush, I.B. Tauris,  Londres, New York, 2008.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-969255894867397319?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/969255894867397319/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=969255894867397319&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/969255894867397319'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/969255894867397319'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/07/le-royaume-dirak.html' title='Le royaume d&apos;Irak'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SID9PLq_z-I/AAAAAAAAAFk/BPfX8Kg7g7c/s72-c/abdallah.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-1070819727789784228</id><published>2008-07-01T21:57:00.004+02:00</published><updated>2008-12-11T19:37:14.201+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>L'ange d'orient et l'ange d'occident</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;Il n’y a plus que nos amis libanais pour croire en la France, son rayonnement, sa mission, sa marine. Antoine  Assaf  nous explique dans son dernier ouvrage, Lettres à l’amiral, que « L’Angleterre et la Hollande ont prolongé leurs empires par l’esprit de commerce, la France a rompu et dispersé le sien dans l’esprit de culpabilité et de révision historique stérile. Il est temps qu’elle assume ce qu’elle a construit dans l’ordre de l’esprit et raté dans l’ordre de la chair ».&lt;br /&gt;C’est une belle leçon d’histoire de la France et de l’Orient que nous donne Antoine Assaf, philosophe, écrivain, professeur à l’Université catholique de Paris, à l’Ecole Navale et à l’Ecole de Guerre, capitaine de frégate de réserve. Dans un recueil de lettres factices écrites à un amiral français du fonds de sa géôle syrienne quand il se battait les armes à la main pour la liberté de son pays, il veut raconter cet engagement, la cause qu’il a servi et sa foi inébranlable dans un Liban où les chrétiens &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SGqMpcg7QwI/AAAAAAAAAFc/JYKS5Bv2QhI/s1600-h/chirac_sfeir.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SGqMpcg7QwI/AAAAAAAAAFc/JYKS5Bv2QhI/s200/chirac_sfeir.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5218137761918960386" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;tiennent une place essentielle.  « J’écris pour que le monde saisisse la vocation inébranlable du Liban ; pour qu’il sente la gravité et l’atrocité du crime qu’il a commis en conscience pour toute une génération ». Il dénonce la politique d’agression de la Syrie et son rève de grande Syrie qui a autant de fondement historique que l’Anschluss, la politique « perse », l’intrusion des Israéliens, l’énorme responsabilité américaine et l’abandon de la France. Antoine Assaf a la nostalgie de l’héritage de la colonisation française et d’une certaine idée de la France : «  Car au Liban on rêve encore de cette bonne vieille France, terre des rois, terre des saints et terre des poètes. La France des grandes figures qui ont marqué sa longue et belle histoire : Saint Louis et Sainte Jeanne d’Arc, la sainteté dans le  courage et le courage dans la sainteté… La France est seule capable de mesurer l’importance des Chrétiens en Orient. Le reste du monde est ignorant de l’existence et de la nature d’une telle cause ». Même s‘il se rend à l’évidence en disant que « les grands de ce monde ont préféré les barils plein de pétrole à l’eau bénite de nos églises ». Il appelle tendrement pourrait-on dire,  les Arabes, les grands, les frères ennemis à  reconstruire le Liban, à se ressaisir. Et la France doit prendre la tête de ce mouvement pour retrouver un fil conducteur dans cette région et lui redonner un visage perdu pour le Liban depuis presqu’une génération. Les derniers développements de la politique française en faveur de la Syrie et contre l’Iran lui donnent-ils raison ?&lt;br /&gt;C’est aussi un texte philosophique qui va plus loin que l’Histoire et contient des aphorismes sur, le temps : « On ne maîtrise pas le temps, c’est le temps qui nous maîtrise et nous porte, surtout quand c’est la guerre qui le révèle », le retour : « un monde de perfection et de réalités données et illusoires, qui se brise sous vos yeux et à vos pieds », le monde d’aujourd’hui « dirigé par ceux qui avortent et liquident les vérités et les valeurs », la constitution dont la place réelle est dans « le cœur de l’homme, cet espace sacré que le monde moderne a liquidé et vidé de toute sa substance »…&lt;br /&gt;Et surtout, un formidable trait d’union entre l’Orient et l’Occident. Au collège de la Sagesse des pères maronites où il a été élevé avec toute sa génération d’amis druzes, maronites, sunnites et chiites, il y avait un globe terrestre bleu et vert surplombé par deux anges, l’ange d’occident et l’ange d’orient. L’ange d’orient tendait la main à l’ange d’occident  par-delà les continents et lui disait cette parole unique « Redde quod debes »… rends ce que tu dois…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Antoine-Joseph Assaf, Lettres à l’amiral, 1. Le martyre des Justes, L’âge d’homme, 2008.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-1070819727789784228?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/1070819727789784228/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=1070819727789784228&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/1070819727789784228'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/1070819727789784228'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/07/lange-dorient-et-lange-doccident.html' title='L&apos;ange d&apos;orient et l&apos;ange d&apos;occident'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SGqMpcg7QwI/AAAAAAAAAFc/JYKS5Bv2QhI/s72-c/chirac_sfeir.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-8049968040657838215</id><published>2008-06-25T11:52:00.003+02:00</published><updated>2008-12-11T19:37:14.217+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>La liste de Katyn</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;L’histoire de la Pologne est passablement tragique comme chacun sait. Aux confins de la Prusse protestante, de la Russie Orthodoxe et de l’empire Ottoman musulman, trois puissances conquérantes, ce pays catholique, république aristocratique et royauté élective a su se maintenir coûte que coûte, malgré les invasions, les frontières fluctuantes et les drames. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;Celui de la dernière guerre mondiale, ses origines et ses conséquences, n’est pas encore lavé. L’invasion simultanée de la Pologne par les armées, allemande le 1er septembre, et soviétique le 17 septembre 1939, l’abandon par la France et l’Angleterre a entraîné la défaite de l’armée polonaise. 230.000 soldats et 18.000 officiers sont faits prisonniers par les Russes à la fin du mois de septembre. Les officiers sont gardés dans des camps de rétention qui ne respectent pas la convention de Genève, do&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SGIVrc4RBhI/AAAAAAAAAFU/ksIL5IKXzR8/s1600-h/katyn-3.jpg"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215755154679203346" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SGIVrc4RBhI/AAAAAAAAAFU/ksIL5IKXzR8/s200/katyn-3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;nt la Russie soviétique n’était pas signataire. Staline ordonna leur mort. Environ 15.000 officiers de tout rang dont 12 généraux furent exécutés dans la forêt de Katyn (actuelle Biélorussie) au printemps 1940. Beaucoup étaient des officiers de réserve, l’élite de la nation polonaise, des ingénieurs comme des artistes, tous fiers de servir le drapeau polonais.&lt;br /&gt;C’est cette histoire que raconte le dernier film de Wajda dont la présentation vient d’être faite à Paris. Le cinéaste âgé de 82 ans nous livre là un très beau film, très dur, qui nous laisse blême. Il est tourné avec une grande pudeur et une grande intelligence. On a rien vu de ces massacres terribles et on s’achemine vers la fin du film et le début du communisme, en pensant qu’on ne verra rien ! Avec les Polonais de l’époque nous vivons la découverte macabre par les Allemands en 43, le retour des survivants et la litanie des listes des morts par haut parleur sur la place de Cracovie en 44, puis les récits, enfin la vérité toute nue grâce au carnet d’un officier rendu à sa veuve. L’horreur soviétique. Mais cette vérité est étouffée par les Russes qui refusent leur responsabilité et font endosser officiellement le massacre par les armées allemandes. Ce que l’occident a accepté et endossé ! Les Polonais après avoir subi les exactions et pressions allemandes doivent subir celles des Russes et des nouveaux partisans communistes. La trahison des Alliés n’est pas tant celle de 39 c’est celle de 44, de ne pas avoir porté secours en priorité à la Pologne et la faire échapper au joug russe. Dans cette nouvelle Pologne « libérée » le pays doit se reconstruire, c’est le plus important. Non, disent certains, la résistance doit guider notre action. Très beau dialogue entre deux sœurs dans les deux camps opposés. La ralliée dit à celle qui refusera de signer la déclaration reconnaissant que leur frère a été tué par les Allemands :&lt;br /&gt;-Tu choisis le camp des morts, c’est sordide !&lt;br /&gt;-Non, réponds la résistante, je choisis celui des assassinés pas celui des assassins. Tout le problème de cette occupation communiste est posé.&lt;br /&gt;Ce film nous livre aussi de belles figures de femmes comme la veuve d’un général qui tient tête aux Allemands, joué par la belle Danuta Stenka. On menace de l’envoyer à Auschwitz et de garder sa fille si elle n‘enregistre pas un témoignage à la radio de la propagande allemande… Elle est obligée de regarder un film tourné par les Allemands lors de la macabre découverte de Katyn.&lt;br /&gt;La fin est sublime dans l’horreur car elle a les dimensions du dernier acte du Dialogue des Carmélites de Poulenc. De même que les religieuses chantent en allant à la guillotine jusqu’à ce qu’il n’y ait plus qu’une voix, les officiers sortant des camions noirs de la mort récitent leur Notre Père. Wajda les filme chacun disant une phrase de ce Notre Père ainsi reconstitué. L’émotion nous gagne, et un peu de honte aussi. Il faut espérer que ce film soit distribué en France au plus vite. Il fera plus pour la connaissance de la Pologne moderne que cent discours. C’est aussi comme cela que se fera l’Europe.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-8049968040657838215?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/8049968040657838215/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=8049968040657838215&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/8049968040657838215'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/8049968040657838215'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/06/la-liste-de-katyn.html' title='La liste de Katyn'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SGIVrc4RBhI/AAAAAAAAAFU/ksIL5IKXzR8/s72-c/katyn-3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-7397612575333872554</id><published>2008-06-08T18:41:00.003+02:00</published><updated>2008-12-11T19:37:14.359+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>Les quatre saisons de Carmontelle</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SEwMQouwkbI/AAAAAAAAAEU/d26FT3cjijc/s1600-h/N-1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209552348911800754" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SEwMQouwkbI/AAAAAAAAAEU/d26FT3cjijc/s320/N-1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;On présente à Sceaux &lt;strong&gt;&lt;em&gt;les Quatre Saisons de Carmontelle&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, un transparent peint du XVIIIe siècle, un trésor que le musée de l’île de France vient de restaurer. Qui veut avoir une idée du paysage, des mœurs, de la société de la France d’Ancien régime doit courir voir cette exposition. Ce transparent est placé au milieu des divertissements et illusions du siècle des lumières, chambres et boites d’optique, lanternes magiques et autres ancêtres du cinématographe. Composé de 119 feuillets soit 42 mètres peint à la gouache sur vélin par Louis Carrogis, dit Carmontelle (1717-1806), peintre, jardinier, auteur, le transparent était placé dans un cylindre qui permettait de le faire tourner en continu devant une lumière lui donnant un effet de transparence.On retrouve le charme de ces peintures dans ses portraits, presque tous de profils de toute la société parisienne du XVIIIe siècle. La majeure partie de ces gouaches est conservée au château de Chantilly. Un des nombreux mérites de cette exposition est de la replacer aussi dans le cadre des créations de jardins, châteaux et résidences du règne de Louis XVI, de l’âge néo-classique, Mousseaux – aujourd’hui le parc Monceau- dessiné par Carmontelle pour le duc de Chartres, Ermenonville, le Raincy, Betz, Méréville, Mortfontaine, Villers-Cotterêts, où la nature reprenait ses droits. Cette transformation du paysage est aussi la transformation de la société. L’immense influence de Rousseau a engendré de nouvelles relations entre l’homme et la nature. L’accomplissement de la vie familiale, l’attachement nouveau pour les enfants et leur éducation. Pour la première fois nous explique Marc Fumaroli dans « L’invention de l’enfance chez Rousseau et Chateaubriand »la société aristocratique ne voyait plus dans l’enfant un adulte en miniature qu’il façonnait tel quel. Le voussoiement est abandonné au profit du tutoiement en famille et entre camarades. Les prénoms usuels remplacent le Monsieur ou Madame du grand siècle. C’est époque est aussi le passage du clavecin, instrument des princes et des nobles, au pianoforte, prisé depuis 1760 par la bourgeoisie montante, évolution esthétique et technique commentée par Jean-Patrice Brosse dans son ouvrage sur le clavecin. Le retour à l’antique, aux vertus romaines et grecques, la fin de l’ornement, du baroque, du rococo, de l’appogiatura marquent cet âge préromantique. Bref la fin d’un monde aristocratique au profit d’un nouveau monde, protestant, anglo-saxon, puritain, bourgeois, sentimental… On n'en est pas encore là avec Carmontelle mais on est sur le chemin de la liberté qui mènera à la Révolution et détruira tous ces endroits merveilleux ou l’on jouait aux apprentis sorciers. Et, selon le baron de Frénilly –qui a dressé de lui son meilleur portrait, oublié par les commissaires de l’exposition de Sceaux – dans ces châteaux et hôtels : « On y jouait souvent des proverbes de Carmontelle, de ce Carmontelle qui était alors dans le beau monde de Paris l’âme et l’arbitre de tous les plaisirs du bon goût. C’était un homme sec, à la figure longue et sévère, au rire sardonique impérieux, colère et cachant sous cette âpreté de formes un coeur très bon et une âme singulièrement élevée. Il avait commencé à élever les enfants du marquis d’Armentières. Puis il était devenu lecteur du duc d’Orléans. Son ambition en resta là. Peu de choses lui suffisaient, car il était d’autant plus fier qu’il se sentait plus pauvre. Il dînait partout et n’était parasite nulle part. Il amusait tout le monde et en ami qui oblige : artiste gratuit, homme du grand monde, à pied. Il possédait tous les petits talents qui convenaient à son siècle, au petit siècle où il vivait. Il faisait en quatre coups de pinceau ou de crayon des portraits mauvais mais ressemblant, et j’en ai conservé quelques uns entre autres celui de Mlle Necker. Il dessinait et plantait des jardins assez extraordinaires, car ils n’étaient pas français, et il se mettait en fureur quand on les appelait des jardins anglais. Il avait planté celui de mon père à Saint-Ouen et le fameux jardin de Mousseaux sur le mur duquel il avait écrit : &lt;em&gt;Ceci n’est point un jardin anglais&lt;/em&gt;. On se serait plutôt passé de Le Nôtre sous Louis XIV, que de Carmontelle en ce temps là ! Et que ne faisait-il pas encore ! Ses proverbes n’étaient pas trop bons ; mais il attrapait le ton, le genre, le style, la manière de différentes classes de la société avec une vérité extrême, et quelquefois piquante. On les avait joué à Villers-Cotterêts où ils consolaient de l’ennui des drames de Mme de Montesson... Il était à lui seul le peintre, l’architecte, le décorateur et le costumier. En voici un exemple dont j’ai été témoin et acteur. Il se trouvait à la campagne chez mon père. On résolut pour amuser notre bande d’enfants de nous faire jouer le lendemain le proverbe du &lt;em&gt;Petit Don Quichotte&lt;/em&gt;. Il fallait une salle, des gradins, une décoration de forêt, un lointain de village et de montagne, des costumes, des armes. Tout cela fut pour Carmontelle l’ouvrage de vingt quatre heures. Une longue et large orangerie vide en été, était remplie au tiers de bottes de foin. En une demi heure les bottes de foin, fixées par des piquets, s’élevèrent comme les gradins de l’amphithéâtre de Vérone pour asseoir tous les bourgeois de Saint-Ouen. La bonne compagnie eut des chaises dans l’arène de ce cirque. D’énormes branches d’arbres taillées dans le jardin formèrent à la fois la forêt et la coulisse. Quant au lointain, Carmontelle fit coudre ensemble six paires de draps, délayer de la bouse de vache, cuire des épinards, piler de la brique : voilà déjà du bistre , du vert et du rouge. Je ne sais quelles furent ses autres couleurs ; mais ce que je sais, c’est que le lendemain au soir la toile du fond, village, arbres, montagne, perspective, étaient en place et d’un fort bon effet. Enfin, dernier talent, qui n’a pas connu ses transparents ? C’était une invention charmante, la plus ingénieuse du monde, et qu’on a mal imitée depuis : au moyen d’une bande de papier qui se déroulait d’un cylindre pour s’enrôler sur l’autre, un tableau de quinze pouces de haut sur trois pieds de large se renouvelait sans fin, en faisant passer sous les yeux des campagnes, des villes, des monuments, des bals, des illuminations, des incendies, une foule des scènes de la vie. Carmontelle en fit plusieurs de ce genre et leur dut de ne pas mourir à l’hôpital. Car lorsqu’il vit les complots de ce détestable prince, il quitta noblement sa place de lecteur dont il vivait et serait mort de faim sans demander ni se plaindre, si l’excellent duc de Charost qui l’aimait et l’estimait n’eut trouvé le moyen de lui faire accepter une rente viagère de 4.000 francs pour le prix d’un de ses transparents ».&lt;br /&gt;Une exposition et un catalogue à ne pas manquer : &lt;em&gt;Les Quatre saisons de Carmontelle, divertissement et illusions au siècle des lumières&lt;/em&gt;, Somogy, Editions d’Art, Musée de l’île de France, Paris, 2008. L’exposition se tient jusqu’au 18 août.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Mémoires du baron de Frénilly 1768-1848, souvenirs d’un ultraroyaliste&lt;/em&gt;, L’Histoire en Mémoire, Perrin, introduction et notes de Frédéric d’Agay, 1987, p. 19 et 20.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marc Fumaroli, « L’invention de l’enfance chez Rousseau et Chateaubriand » dans une nouvelle revue appelée &lt;em&gt;Clartés Grandes signatures&lt;/em&gt; (N°1, avril 2008)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-7397612575333872554?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/7397612575333872554/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=7397612575333872554&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/7397612575333872554'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/7397612575333872554'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/06/les-quatre-saisons-de-carmontelle.html' title='Les quatre saisons de Carmontelle'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SEwMQouwkbI/AAAAAAAAAEU/d26FT3cjijc/s72-c/N-1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-4599550706107777425</id><published>2008-06-03T15:31:00.004+02:00</published><updated>2008-12-11T19:37:14.583+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>Perpignan et la grâce française</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SEVInmGEcrI/AAAAAAAAAEM/h5yM3QcgeJ4/s1600-h/rigaud2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5207648389201949362" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SEVInmGEcrI/AAAAAAAAAEM/h5yM3QcgeJ4/s200/rigaud2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le traité des Pyrénées donna à la France en 1659 le Roussillon et la Cerdagne, deux parties démembrées de l’ancien royaume d‘Aragon, réunis au sein de « toutes les Espagnes » des Habsbourg. Louis XIV et Louvois s’empressèrent de fortifier la nouvelle frontière et d’envoyer Vauban donner au vieux château de Perpignan – pompeusement appelé dans la sémantique pseudo historicisante d’aujourd’hui « palais des rois de Majorque » - ce bel aspect de citadelle française qui court tout le long de l’hexagone. Notre fameux hexagone national n’a-t il pas d’ailleurs la forme d’un fort « à la Vauban » ? C’est peut-être le premier symbole de cette nouvelle unité française que cette uniformité louis-quatorzienne de la défense de nos frontières. Vauban a uni la Flandre, le Hainaut, l‘Alsace, le Dauphiné, la Provence, le Roussillon aux provinces maritimes par l’érection des citadelles imprenables toutes issues d’une même intelligence. Dans ces nouvelles provinces où l’on ne parlait pas français, l’arrivée de garnisons, avec soldats, bas officiers, officiers français dût être un premier contact avec le royaume des lys, l’apprentissage de la langue, les manières françaises. Les amours, les amitiés, le travail conjoint permirent de tisser cette unité française tant vantée. Et pourtant dans la Perpignan du XXIe siècle, on est surpris des particularismes de cette ville qui se refuse au voyageur et tourne comme trois spirales catalane, arabe et gitane autour du château, sans se rencontrer. « Perpignan une et plurielle » lit-on partout : c’est un programme peut être, pas une réalité. Une austérité inconnue des provinces méditerranéennes qui rappelle l’Espagne, un manque de générosité dans bien des aspects de la vie quotidienne, un sentiment de ne pas être d’ici entraîne le désir de passer son chemin. Ce manque de putasserie touristique est séduisant, cet aspect de recherches des clefs de la ville est du goût de l’historien. Mais l’ambiance, l’atmosphère, l’air qui flotte dans la ville est spécial. C’est bien sur par hasard que, le même jour, le château, la belle église de la Réale, l’exposition Vauban, la moitié de la cathédrale aient été fermés. Travaux en cours… cette belle endormie se met à vouloir entretenir son patrimoine. Las, le musée Rigaud est le plus triste musée du monde. Installé dans un bel hôtel particulier légué à la ville par Mme de Lazerme – centenaire toujours vivante dans une partie de l’édifice, et trois fois portraiturée par Picasso - il a été massacré par manques de soins et l’avarice municipale. On y admire pourtant dans la ville natale du plus grand portraitiste français des temps modernes, l’autoportrait de Rigaud au turban mis trop haut entre deux fenêtres, donc impossible à voir. En face, le portrait du duc de Chartres mal éclairé, n’est que vernis brillant. Le grand portrait en pied du cardinal de Bouillon enturbanné de cent mètres de moire pourpre, avec un marteau d’or à la main pour rappeler qu’il avait ouvert le mur de Saint Pierre de Rome en cette année jubilaire 1700, est le symbole même de ces portraits d’apparat ou Rigaud nous livre derrière la pompe le caractère de son commanditaire. Le cardinal de Bouillon est l’exemple de la vanité et de la morgue des La Tour d’Auvergne, de leur quête incessante du titre de prince étranger fustigé par Saint-Simon. Louis XIV le détestait et lui retira l’ordre du Saint Esprit qui orne avantageusement son camail d’hermine d’une tâche bleu! Rigaud nous dit tout cela, comme il nous raconte sa famille et bien des grands. Dans une autre salle de ce musée abandonné, un tableau de Jean-François de Troy qui s’intitule «Le concert ou l’accord parfait». On y voit deux jeunes femmes jouant du luth et de la flûte au premier plan et un violoniste qui les accompagne. Leurs costumes sont « à la Watteau », mais l’expression de leur jeu, de leur concentration et de leur accord est si merveilleuse qu’on croit entendre la musique de ce trio et qu’on leur sourit remerciant in fine la ville de Perpignan de nous offrir tant de grâce française.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-4599550706107777425?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/4599550706107777425/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=4599550706107777425&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/4599550706107777425'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/4599550706107777425'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/06/perpignan-et-la-grace-francaise.html' title='Perpignan et la grâce française'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SEVInmGEcrI/AAAAAAAAAEM/h5yM3QcgeJ4/s72-c/rigaud2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-8774696062991226454</id><published>2008-05-27T14:32:00.004+02:00</published><updated>2008-12-11T19:37:14.735+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>Le manteau de Proust</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Groucho Marx racontait que rentrant dans un café, il demande quelque chose de chaud et on lui apporte un … manteau ! Cette citation pleine d’à propos pourrait servir d’exergue au récit de Lorenza Foschini, journaliste et écrivain italienne, un des « stars » de la Rai,  « Le manteau de Proust ». Ce n’est en fait pas un récit, ni un essai, c’est une enquête policière et historique qui commence comme l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu le manteau…. Une fouille archéologique littéraire sur Proust et Jacques Guérin, sur la religiosité des souvenirs du grand écrivain, objets de culte. Les lunettes de Zola ne peuvent être mises sur le même plan que le manteau de Proust. Zola peut être un romancier de génie et un héros politique, il ne peut être un sujet de fétichisme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SDwBK2GEcqI/AAAAAAAAAEE/n6KLUBtUwEg/s1600-h/8f36162e82fc3fc898f7378653b572b7.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SDwBK2GEcqI/AAAAAAAAAEE/n6KLUBtUwEg/s200/8f36162e82fc3fc898f7378653b572b7.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5205036555164742306" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Proust a raté sa vie sexuelle, amoureuse, familiale, amicale. Il s’est racheté par son œuvre inégalable et son auto psychanalyse est devenue objet de religion. Jacques Guérin, le grand parfumeur, qui a constitué une de plus belles collections de livres et de manuscrits du XXe siècle, a recherché passionnément les écrits et souvenirs de Proust comme ses meubles et objets personnels. Il a même retrouvé de façon très fortuite – c’est le sujet du livre - le manteau , la pelisse qui ne le quittait jamais hiver comme été et qu’il étendait sur son lit la nuit. Lorenza Foschini est allée la voir au Musée Carnavalet où il n’est pas exposé en raison de sa fragilité et a décide de se lancer dans cette enquête.&lt;br /&gt;Au delà du culte, de la sentimentalité, ce manteau n’est qu’un symbole  mais ô combien important, un témoignage archéologique malgré sa laideur ou sa médiocrité même, pour nous ressusciter un personnage, des moeurs, une société.&lt;br /&gt;Lorenza Foschini devant le manteau de Proust est comme devant son cadavre,  observe le même respect. C’est la réussite de ce petit livre qui nous mène au delà des chose cachées et retrouvées. Il nous fait entrer dans les méandres des rapports familiaux compliqués de Proust avec sa mère, son frère et son affreuse belle sœur qui a brûlé la plus grande partie de sa correspondance et déchiré les dédicaces pour ne pas salir le nom si connu des docteurs Proust ! C’est un plaidoyer contre la famille, contre les femmes de la famille surtout. L’auteur revendique la liberté mentale dans la famille et ce livre peut être aussi lu comme une revendication de liberté aujourd’hui. Une autre particularité de ce livre est d'être simultanément publié en italien et en français par la maison Portaparole créée par une amoureuse de la littérature française dans sa collection Proustiana, Emilia Aru, jeune éditrice romaine. Elle avait organisé avec Lorenza Foschini une causerie à l’hôtel de Galliffet, le centre culturel italien à Paris,  avec Daria Galateria, professeur de littérature française à la Sapienza, le biographe Claude Arnaud, et  Jean-Marc Leri, directeur du Musée Carnavalet. Ce fut un exercice d’érudition léger, brillant, rempli d’humour et d’intelligence, ,de vraie conversation qui remplit d’aise la foule venue les entendre. Cette société italienne cultivée a beaucoup à nous apporter aujourd’hui par sa maîtrise du verbe et du savoir. La conclusion était donnée dans la salle par cette comparaison entre l’Italie, pays des objets perdus et la France , pays des objets trouvés…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorenza Foschini, "Le manteau de Proust", Portaparole.&lt;br /&gt;Il faut rendre hommage à la remarquable traduction de Benoît Puttemans.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-8774696062991226454?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/8774696062991226454/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=8774696062991226454&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/8774696062991226454'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/8774696062991226454'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/05/le-manteau-de-proust.html' title='Le manteau de Proust'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SDwBK2GEcqI/AAAAAAAAAEE/n6KLUBtUwEg/s72-c/8f36162e82fc3fc898f7378653b572b7.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-8699116812295876154</id><published>2008-05-17T16:12:00.002+02:00</published><updated>2008-12-11T19:37:14.849+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>Cannes au XVIIe siècle</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;En cette première soirée du festival de Cannes, au bout de la jetée du Carlton, la vue sur la rade, les yachts et les îles fait penser à une autre agitation de bateaux plus guerrière, il y a près de 400 ans en ces mêmes eaux…&lt;br /&gt;La guerre de 30 ans entre la France et l’Espagne faisait rage. Si nous étions souvent les meilleurs sur terre, la  suprématie maritime des Espagnols se manifesta avec une grande vigueur en 1635 quand ils s’emparèrent des Iles de Lérins, ce qui compromettait grandement la sécurité de la Provence et mit fort en colère le cardinal de Richelieu, premier ministre. Cette conquête, mineure en soi, les deux îles de Sainte Marguerite et Saint Honora font à peine quelques hectares, donnait en fait à la flotte combinée des Espagnols et des Génois une escale toute trouvée sur les côtes provençales, entre Barcelone et &lt;/span&gt;&lt;a style="font-family: verdana;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SC7oFjaG6uI/AAAAAAAAAD8/N6pJ6OsS-Sg/s1600-h/abbaye-lerins.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SC7oFjaG6uI/AAAAAAAAAD8/N6pJ6OsS-Sg/s200/abbaye-lerins.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5201349801761237730" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Gènes, pour une  tête de pont d’une descente en Provence, pour faire « aiguade », c’est à dire le ravitaillement en eau de vaisseaux et des galères, et un abri sur pour les bateaux espions, les porteurs de courriers et de dépêches, et autres brigantins et felouques de Sa majesté Très Catholique.&lt;br /&gt;Mais voilà, la France n’ayant pas ou prou de marine, elle était incapable de reprendre ces îlots à trois encablures de la terre ! Ils ne dépendait pas de Cannes comme aujourd’hui mais c’est Cannes qui dépendait de l’abbé de Lérins, seigneur de Cannes, et de tous les villages environnants, et dont le château domine encore la vieille ville où les festivaliers n’ont pas le temps de s’aventurer, ce qu’on appelle aujourd’hui le Suquet. Lérins a été fondé au début du 5ième siècle par Saint Honorat qui établit là la première communauté chrétienne du monde occidental.&lt;br /&gt;L’abbaye a été pendant plusieurs siècles « l'université », le centre de formation des papes, des saints et des missionnaires de l’Eglise. Les restes de l’abbaye fortifiée par les Bénédictins au Moyen âge ont résisté aux assauts et conquêtes des Sarrasins,  Barbaresques et autres Espagnols. C’est un des plus beaux édifices de Provence et un témoignage historique et spirituel de première importance. Les Cisterciens le  conservent aujourd’hui dans un paysage inchangé depuis des millénaires, une espèce de petit Mont Athos français… Richelieu donc, furieux, ordonna au maréchal de Vitry, gouverneur de Provence de fortifier la côte provençale et de préparer la reconquête. Il fit assembler les Etats de Provence à Fréjus en février 1636 « Il y représentèrent, dit un chroniqueur du temps, avec tant de succès la honte et le préjudice qu’il y aurait de souffrir plus longtemps les Espagnols si proches d’eux, que les députés accordèrent librement au Roi une somme de douze cents mille livres pour subvenir aux frais de cet armement » d’une armée navale sous les ordres du comte d’Harcourt, du corps de Galères, dont le général était le neveu du cardinal, Pontcourlay, et une armée confiée à Mgr de Sourdis archevêque de Bordeaux.&lt;br /&gt;Le ban et l’arrière ban de la noblesse Provençale vint à Cannes apporter son concours. Tout ce bel état major était dans l’inaction à Cannes pendant l’hiver 1636-37 à cause des querelles  personnelles des quatre commandants. Le maréchal de Vitry alla même jusqu’à casser sa canne sur la tête de Mgr de Sourdis… qui irritait tout le monde. Les Espagnols eurent le temps de fortifier les îles et d’amener des troupes. Il fallut attendre le printemps 1637 et la peur de Richelieu qui avait ordonné de recouvrer les îles  « à quelque prix que ce fut » pour que le comte d’Harcourt dirige une attaque victorieuse. Richelieu jura qu’on ne l’y prendrait plus et décida de construire une flotte enfin digne de la France. On peut dire que le véritable début de la marine française s’est joué devant Cannes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-8699116812295876154?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/8699116812295876154/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=8699116812295876154&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/8699116812295876154'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/8699116812295876154'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/05/cannes-au-xviie-sicle.html' title='Cannes au XVIIe siècle'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SC7oFjaG6uI/AAAAAAAAAD8/N6pJ6OsS-Sg/s72-c/abbaye-lerins.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-7826193922271099925</id><published>2008-05-03T17:14:00.002+02:00</published><updated>2008-12-11T19:37:15.064+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>Ecrits et chuchotements 6</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Les hommes célèbres, dans tous les temps, sont nombreux chez qui la gloire ou la vertu ne furent qu’un hasard. La chance et l’ambition ont entraîné leur courage et ils se sont ainsi élevés au-dessus d’eux-mêmes par quelques actions éclatantes. Mais le reste de leur vie n’est qu’une lacune immense et stérile qui n’a pas produit grand chose… A qui pense-t-on ? Sarkozy ? Berlusconi ? Bush ? Poutine ? Mais cet auteur du  XVIIIe siècle qui nous livre un art consommé du panégyrique ne les connaissait pas. Il poursuit : « On est embarrassé d’expliquer et de concilier dans le même homme, ce mélange de force et de faiblesse, de lumières et de ténèbres, ces contradictions choquantes dans le caractère, ces inconséquences dans la conduite, ces heureux élans vers la grandeur, et ces chutes honteuses dans la bassesse. Point d’unité dans leurs principes, de régularité dans leur marche. Ainsi, qui sait voir et juger, ne trouve souvent que des âmes communes, &lt;/span&gt;&lt;a style="font-family: verdana;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SByC9xcJj5I/AAAAAAAAAD0/bCug3iC_ltM/s1600-h/ME0000009011_1.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SByC9xcJj5I/AAAAAAAAAD0/bCug3iC_ltM/s200/ME0000009011_1.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5196172067833745298" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;des caractères médiocres cachés sous l’éclat imposant d’une qualité brillante, qui, secondée par d’heureuses circonstances, s’est montrée quelquefois avec avantage et a jeté quelques éclairs passagers ». Pourtant, là nous le reconnaissons bien, c’est.. voyons… nous le connaissons tous ! Bien loin de lui comme sont rares les « âmes fortes et vigoureuses, qui n’empruntent leur mérite ni des passions, ni des événements et ne se démentent jamais ; qui se déterminent par leur raison, agissent par volonté, remplissent leurs devoirs par le seul amour de l’ordre, aiment le bien, parce qu’il est le bien ; et dont toute la vie, retraçant la sublime uniformité des lois de la nature, semble se développer d’après le germe où il était renfermé, et qui ne change en croissant ni de nature, ni d’espèce.&lt;br /&gt;Ces hommes sont les vrais sages ». Notre XXIème siècle manque de sages comme le héros célébré par M. Le Tourneur dont l’&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: verdana;"&gt;Eloge&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt; remporta le prix de l’académie de Marseille le 25 août 1778 : le maréchal du Muy, premier et éphémère ministre de la guerre de Louis XVI. Mentor du Dauphin son père, homme religieux et fidèle il se fit enterrer auprés de son maître dans la cathédrale de Sens où est toujours sa dépouille sur laquelle est gravée « Ce n’est qu’ici que finira ma douleur ». Nicolas-Victor de Félix, comte du Muy (1711-1775), était le fils de la sous gouvernante de Louis XV placée là par le cardinal de Fleury, son précepteur, pour mieux surveiller l’éducation du Roi.&lt;br /&gt;Cette famille fit une réussite formidable à la cour et c’est tout naturellement qu’il fut élevé avec le dauphin dont il fut le menin, mais surtout le confident, et chose rare à la cour, l’ami. On trouva dans les papiers du dauphin après sa  mort cette prière : « Exaucez ma prière en prenant sous votre protection votre  fidèle serviteur du Muy, éloignez de lui le fer et le feu, les maladies et les atteintes mortelles de la contagion. Soutenez les dans ses travaux, afin qu’il continue à me donner, comme il l’a toujours fait, des conseils pleins de piété, et qu’il m’aide  à défendre la Religion et la justice ». Il avait refusé le ministère de la guerre à Louis XV en lui écrivant « Je n’ai jamais vécu dans la société de V.M par conséquent je n’ai jamais été dans le cas de me plier à biens des choses d’usage pour ceux qui y vivent ; à mon âge on ne change point sa manière, et mon caractère inflexible changerait bientôt ce cri public, dont V.M. a la bonté de s’apercevoir, en blâme ou en haine ; on me ferait perdre les bontés de V.M. j’en serais inconsolable. Je la prie donc de vouloir bien jeter les yeux sur un sujet plus capable ». C’est ce que certains hommes politiques « d’ouverture » devraient méditer avant de  rallier un autre camp, mais nous manquons aussi de caractères inflexibles…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-7826193922271099925?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/7826193922271099925/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=7826193922271099925&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/7826193922271099925'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/7826193922271099925'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/05/ecrits-et-chuchotements-6.html' title='Ecrits et chuchotements 6'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SByC9xcJj5I/AAAAAAAAAD0/bCug3iC_ltM/s72-c/ME0000009011_1.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-5485539566511568588</id><published>2008-04-23T11:40:00.004+02:00</published><updated>2008-12-11T19:37:15.284+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>Ecrits et chuchotements 6</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Quand on cherche Tibet dans un ouvrage ou dictionnaire ancien, on trouve souvent à « Thibet ». Depuis 1642 la contrée relève de la Chine : un officier général chinois réside à Lassa… les principaux animaux du pays sont le daim musqué, le &lt;em&gt;kiang&lt;/em&gt; (cheval sauvage), l’&lt;em&gt;yak&lt;/em&gt; (bœuf à queue de cheval), et la chèvre, dont le duvet sert à fabriquer les châles du &lt;em&gt;Cachemire&lt;/em&gt;, lit-on par exemple dans le &lt;em&gt;Dictionnaire général de biographie et d’histoire de géographie ancienne et moderne comparée&lt;/em&gt; de Dezobry et Bachelet, paru en 1861. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le Grand Dictionnaire historique de Louis Moreri , illustre historien provençal et aussi &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SA8GzxcJj4I/AAAAAAAAADs/TTGU0Z7cAQY/s1600-h/Dalailama.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5192376381895970690" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SA8GzxcJj4I/AAAAAAAAADs/TTGU0Z7cAQY/s200/Dalailama.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;docteur en théologie, nous donne une description de voyageurs des années 1625. On y apprend que le Tibet est un « royaume de la grande Tartarie (entre) vers le septentrion la vraie Tartarie et la Tartarie déserte, vers l’orient le Kangu et le Cataï, au midi l’Inde et à l’occident l’Usbek. Plusieurs disent que c’est une partie du &lt;em&gt;Turquestan&lt;/em&gt; ; d’autres assurent que le Tibet est lle pays même qu’on nomme Turquestan, vers les montagnes qui environnent ce royaume et qui sont toujours couvertes de neige. Il y fait un grand froid pendant six ou sept mois de l’année et on y fait provision de viande pour ce temps là, en tuant au commencement de novembre grand nombre de vaches et de moutons pour les saler. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les Tibétains connaissent exactement leurs lois et punissent les criminels avec beaucoup de rigueur, ils leur font d’abord couper le pied droit et crever un œil ; deux jours après ils leur font couper l’autre pied et crever l’autre œil ; et s’ils n’en meurent point ils leur font couper les deux mains. Ils ont de l’aversion pour la loi de Mahomet et ne veulent point être appelé gentils. Leurs prêtres se nomment &lt;em&gt;Lamas &lt;/em&gt;et suivent une même religion, quoi qu’il y ait des différentes cérémonies et coûtumes. Il y en a qui se marient, plusieurs gardent le célibat et quelques uns vivent en communauté sous des supérieurs : ils vivent tous d’aumônes qu’ils vont quêter, quoiqu’il y en ait parmi eux qui soient fort riches. Ils croient que Dieu est triple et unique. Ils appellent la première personne divine &lt;em&gt;Lama conjoc&lt;/em&gt; ; la seconde &lt;em&gt;cho conjoc&lt;/em&gt; ; la troisième &lt;em&gt;sanguya conjoc&lt;/em&gt;. Ils croient qu’il y a un paradis pour les bons, et un enfer pour les méchants. Ces Lamas ont une cérémonie de bénir de l’eau, en faisant des prières qu’ils lisent dans un certain livre qu’ils estiment fort et en mêlant avec cette eau de l’or, du corail, et des grains de riz ; ils jettent après de cette eau dans les maisons, pour en chasser les démons. Ils vont encenser aussi les maisons des rois et se font attribuer la guérison de plusieurs maux et plusieurs autres opérations superstitieuses. Leurs temples ne sont ouverts au peuple que deux jours de l’année ; mais les lamas y vont fort souvent et y demeurent même quatre ou cinq mois, pour prier et faire des conférences sur les matières contenues dans leurs livres ; ils sonnent des trompettes de métal pour appeler le peuple au temple. Ils boivent dans des cranes pour se souvenir de la mort et ils ont des manières de chapelets faits d’os de morts». On voit ainsi que les Chinois ont bien raison de punir de tels fanatiques, superstitieux et cruel qui menacent la sécurité du monde. On voit aussi qu’au début du XVIIe siècle, on était aussi bien renseigné qu’aujourd’hui. Merci à tous ces étonnants voyageurs du passé, devanciers d’Alexandra David-Neel.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-5485539566511568588?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/5485539566511568588/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=5485539566511568588&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/5485539566511568588'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/5485539566511568588'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/04/ecrits-et-chuchotements-6.html' title='Ecrits et chuchotements 6'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/SA8GzxcJj4I/AAAAAAAAADs/TTGU0Z7cAQY/s72-c/Dalailama.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-1066959868408089663</id><published>2008-03-25T21:02:00.003+01:00</published><updated>2008-12-11T19:37:15.479+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>Ecrits et chuchotements 5</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/R-n74XNgplI/AAAAAAAAADk/ukdeC84sprk/s1600-h/louise350.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/R-n74XNgplI/AAAAAAAAADk/ukdeC84sprk/s320/louise350.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5181949791988393554" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;Quoi de plus féminin et contemporain que l’œuvre de  Louise Bourgeois. L’artiste franco-américaine règle ses comptes avec la virilité de son père, la sexualité masculine et… féminine ! L’exposition qui se tient actuellement à Beaubourg est comme son œuvre assez polymorphe mais oh ! joie regroupée dans un ensemble assez intime, selon un parcours chronologique facile. Foin des grandes rétrospectives, des kilomètres de vitrines et des dizaines de salles où l’on termine la langue pendante. Cette présentation fait plutôt penser à celle du pavillon américain à la biennale de Venise il y a quelques années. Evocation de sa personnalité et de son parcours intellectuel et artistique un peu touche à tout. On n'en voit pas tout de suite le fil conducteur. Ce qui frappe le plus sont les premières recherches des années 40/50 quand elle pensait à la France,  « exilée » à New York, les totems et personnages de bois, de métal et autres pièces empilées qui évoquent la solitude au milieu de la foule. On sourit et rit beaucoup aussi des formes de marbre, de tissu qui représentent des sexes de toutes sortes dans des positions, des dimensions, des expressions incongrues. Cela remet beaucoup de choses à leur place et ridiculise un peu la place qu’on voudrait donner au sexe… cela a l’air si ridicule, mou et vain…Plus loin, les tapisseries, les poupées, les araignées, les installations d’intérieurs tout cela est si féminin, plonge dans le passé d’un gynécée de souvenirs. Mais, surtout, il y a dans la galerie d’arts graphiques du musée d’art moderne une petite exposition de dessins, gravures et petites sculptures intitulée : « Tendres compulsions ». Louise  Bourgeois  nous montre ce qu’il y a  de plus  précieux et de plus touchant peut être… ses dernières œuvres . « 10 AM is when you come »  est une suite de 40 peintures qui représentent ses mains  à l’encre rouge. Ses mains et ses bras plutôt, joints à ceux de son assistant, qui se touchent, se caressent, s’éloignent, s’unissent, se parlent.  Les mains portent des alliances très présentes. Le rouge est le rouge du sang, de la vie, de la création. C’est une œuvre forte et émouvante, car elle est un symbole du lien, de nos pulsions. Aussi parce que c’est l’équivalent des collages de Matisse, l’œuvre de la fin d’une vie où  bouillonnement de la création est toujours présent. Son  parcours est marqué par la curiosité, la rencontre et l’angoisse mémorielle! Louise Bourgeois est dans cette dimension comme une femme de l’antiquité grecque. Comme toutes les femmes elle tisse depuis sa naissance une tapisserie pour y fixer les hommes et les femmes de sa vie. Et quelquefois ils sont roses et s’emboîtent les uns dans les autres comme le petit Poucet et ses frères et sœurs, mais si on regarde de plus prés « Seven in bed »…on éclate de rire… courez à Beaubourg !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-1066959868408089663?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/1066959868408089663/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=1066959868408089663&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/1066959868408089663'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/1066959868408089663'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/03/ecrits-et-chuchotements-5.html' title='Ecrits et chuchotements 5'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/R-n74XNgplI/AAAAAAAAADk/ukdeC84sprk/s72-c/louise350.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-6174289957562414150</id><published>2008-03-04T15:56:00.005+01:00</published><updated>2008-12-11T19:37:15.697+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>Ecrits et chuchotements 4</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En ces temps d’insécurité culturelle nationale, il se dit que la Culture serait rattachée à la Recherche et confiée à Cavada. Il vaut mieux se réfugier dans les galeries et les musées. Daniel Templon exposait les dernières toiles de Garouste, dans la suite des illustrations de Don Quichotte pour Diane de Selliers. Ce sont des fables, des allégories, des apologues. Garouste est un génial coloriste, le Poussin du XXe siècle, « de plus en plus fou » comme dit le peintre Hamid Fakhoury. Le fils naturel du Greco. Mon préféré est « Le Compas et l’entonnoir », double autoportrait d’un homme bicéphale et multichère qui tient un entonnoir et un compas, sur fonds violet. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/R86OYsnrsNI/AAAAAAAAADc/iDVM1ykUYRs/s1600-h/roslin_4098.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/R86OYsnrsNI/AAAAAAAAADc/iDVM1ykUYRs/s200/roslin_4098.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5174229576840884434" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Un grand triptyque vert, orange et noir, sa femme et lui, qu’on peut retourner comme des cartes est d’une gaieté inouïe, c’est ce qu’on aimerait regarder tous les matins pour se lever de bonne humeur. Il est de plus en plus obsédé par lui, ses visions, ses tourments, ses fantômes, l’ambiguïté sexuelle, nous montres son trou de balle et ses génitoires avec une impudeur sympathique et drôle. Rien de surréaliste comme on dit certains critiques un peu courts, ou d’expressionniste. Les métamorphoses d’Ovide. On en sort joyeux et ragaillardi.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:verdana;"&gt;Au Louvre, Gabriel de Saint-Aubin enchante les dix-huitièmistes. Je suis amoureux de ses catalogues et livres illustrés de dessins des tableaux vendus ou des monuments décrits. Témoignages historiques irremplaçables comme les vues des salons de peinture. C’est mieux que les « Salons » de Diderot, prétentieux et autoritaire. Des scènes de vie quotidienne aussi comme trois femmes à l’entrée du jardin des Tuileries assises et conversant  plus vrai que bien des tableaux, parce que c’est la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et à Versailles, l’appartement de Mesdames au rez-de-chaussée, dans les ténèbres, présente avec des éclairages artificiels et un remarquable accrochage les portraits de Roslin, le plus français des Suédois du XVIIIe siècle. Rien de commun entre la morgue du duc de Praslin, la suffisance du financier De Flandres, l’ambition de l’abbé Terray. Roslin a saisi le vide des petits maîtres, la bêtise ou la peur des princes, la distance des grands. La jeune baronne de Neubourg a 16 ans, encore une enfant malgré sa toilette de bal masqué. Elle ne sait pas encore avec qui, ni comment on danse ni qu’elle va devenir « la fleur des pois » ; elle est déjà perdue, on le lit dans son regard. Le baron de Neubourg trentenaire désabusé, ayant connu tous les plaisirs n’est rattaché à la vie que par les conventions, un Louis XV au petit pied…. Que de contrastes dans cette société qui défile devant  nous : la baronne d’Holbach, l ‘épouse du philosophe et bel esprit des salons parisiens, douce, intelligente, fine et réservée, le bon ton… Et pourtant le baron était le grand ami de Diderot qui n’aimait pas Roslin et dénigrait le « bon brodeur » ! Pauvre Diderot, Mme d’Epinay avait raison de ne pas l’aimer. Il n’a pas compris l’image de vieilles filles que Roslin a donné à Mesdames, filles du Roi, et qui est la donnée principale de leur condition avant d’être princesses ! Colin Bailey, le conservateur de la Frick Collection de New York, nous fait remarquer l’influence de Pompeo Battoni. Il n’a pas acheté la comtesse d’Egmont-Pinatelli , fille du maréchal de Richelieu, car ce tableau manque d‘esprit.  Et Mr. Bailey en a beaucoup. Il y aussi des portraits d’artistes et d’écrivains : Collin de Vermont dont la main et le gilet sont remarquables de vérité et de sensualité, Marmontel qui a justement la pose de Diderot par Fragonard. Piron, le médiocre écrivaillon a l’air bonasse, son chien-chien sur les genoux. On a du mal à reconnaître l’auteur de l’Ode à Priape, ce qui lui valut de ne pas être ratifié par le Roi lors de son élection à l’Académie française. Il écrivit ainsi son épitaphe :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Ci-gît Piron&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Qui ne fut rien,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pas même académicien&lt;/span&gt; » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-6174289957562414150?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/6174289957562414150/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=6174289957562414150&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/6174289957562414150'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/6174289957562414150'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/03/ecrits-et-chuchotements-4.html' title='Ecrits et chuchotements 4'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/R86OYsnrsNI/AAAAAAAAADc/iDVM1ykUYRs/s72-c/roslin_4098.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-1235780974852364640</id><published>2008-02-26T14:43:00.004+01:00</published><updated>2008-12-11T19:37:15.912+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>Ecrits et chuchotements 3</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;Le billet de Robert Solé dans le Monde sur la publication des Mémoires et Journaux des ministres ou de leurs conseillers, quelques mois à peine après leur sortie de fonction, pose un vrai problème moral. Comme s’ils n’avaient accepté ces postes que pour écrire tous les soirs les révélations, secrets et trahisons de leur publication future. C’est parfaitement indécent. Surtout, c’est un manque élémentaire de pudeur. Et de sens de l’histoire. On ne peut apprécier la relation entre deux chefs politiques, un ministre et un conseiller, un éditeur et un écrivain, deux hommes tout simplement que sur le long terme, dans le contexte d’une vie, de jour&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/R8QYD6sWkOI/AAAAAAAAADU/g062TDGfyJ4/s1600-h/evene7448x.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/R8QYD6sWkOI/AAAAAAAAADU/g062TDGfyJ4/s200/evene7448x.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171284727702130914" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;naux, correspondances ou mémoires de toute une vie. Les relations évoluent, comme les sentiments. L’amitié, l’amour, le combat commun laissent place à l’estime, la complicité, la haine, la jalousie, la rivalité, l‘indifférence, qui sait… C’est assez vulgaire et enfantin de publier de son  vivant, il y a un côté tu vas voir… gnarf… gnarf…je vais enfin tout dire… et c’est prendre les autres pour des enfants de chœur. Mais cela marche très bien. Des livres vite écrits, vite lus, vite oubliés.  Le contraire du Journal de Léautaud, des Lettres de Mme de Sévigné ou des Mémoires de Mme de Boigne. Ce problème moral n’intéresse personne en ces temps où le « Casse-toi » triomphe . Il y aussi le cas des Souvenirs publiés de leur vivant par des hommes illustres, écrivains, journalistes, artistes, qui veulent nous raconter leur vie. Pourquoi ne laissent-ils pas un manuscrit qu’on publierait après leur mort ? Publier de son vivant, c’est prendre le risque littéraire d’affadir ses propos, ses pensées, ses jugements par crainte des autres vivants. Le Journal édité des Goncourt, est ainsi très édulcoré par rapport au manuscrit. Quel est alors le besoin de publier de son vivant ? Une reconnaissance ? La pression de son entourage ou d’un éditeur ? Que dire des « Souvenirs curieux d’une espèce de Hongrois », de Georges Walter, journaliste mythique de notre adolescence ? Il faut lui reconnaître qu’il a su transformer le plus grand ratage de sa vie en chef d’œuvre. En novembre 1963, il monte dans le train gare de Lyon et apprend quelques minutes plus tard que Kennedy a été assassiné. Impossible de rejoindre sa radio qui a déjà dû faire partir un reporter pour Dallas. Il vaut mieux  surmonter la frustration et aller passer des vacances à l’île du Levant. Il en tira un merveilleux livre « Des vols de Vanessa» où le héros rencontre dans cette île le professeur Lambert qui étudie les papillons migrateurs et notamment les Vanessa. Il se trouve que l’assassinat de Kennedy coïncide avec une migration sans précédents de ces Vanessa. Mais est-ce une simple coïncidence ? C’est le sujet du roman qui obtint le prix Interallié en 1972. Je me souviens encore de l’exaltation ressentie en le lisant cet été-là. Le jeune bachelier que j’étais s’ouvrait à la vie avec Georges Walter.  C’était encore mieux que le film « Woodstock » ou que le premier voyage à Londres. Sa lecture doit suivre celle des Souvenirs où malgré le style et les tribulations on reste sur sa faim : a-t-il conclu ou non avec les mystérieuses belles femmes rencontrées aux quatre coins du monde?  Là, pour le coup, c’est de la pudeur…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Georges Walter , « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Souvenirs curieux d’une espèce de Hongrois&lt;/span&gt; » Tallandier et « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Des vols de Vanessa&lt;/span&gt; » Le livre de poche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-1235780974852364640?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/1235780974852364640/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=1235780974852364640&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/1235780974852364640'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/1235780974852364640'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/02/ecrits-et-chuchotements-3.html' title='Ecrits et chuchotements 3'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/R8QYD6sWkOI/AAAAAAAAADU/g062TDGfyJ4/s72-c/evene7448x.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-7339596594424384431</id><published>2008-02-13T18:13:00.004+01:00</published><updated>2008-12-11T19:37:16.071+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>Ecrits et chuchotements 2</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/R7MnK6sWkNI/AAAAAAAAADM/fPItFOQQvkA/s1600-h/Madame_de_Maintenant.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/R7MnK6sWkNI/AAAAAAAAADM/fPItFOQQvkA/s200/Madame_de_Maintenant.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5166516266031550674" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Quand on entre dans le bureau de Benamou à l’Elysée, il est toujours  en train de téléphoner, racontent ses interlocuteurs qui ajoutent : « C’est le pire de Mitterrand et le pire de Sarkozy »... les histoires de ce genre abondent dans les dîners en ville… elles ne font plus rire du tout. Elle donnent le ton du nouveau règne. Qui est bien différent de celui de Louis le Grand ressuscité par la grâce de Marie-Christine Barrault et le talent de Françoise Chandernagor dans «L’allée du Roi » au théâtre de Bourg-la Reine. C’est un spectacle magnifique qui remplit de bonheur les historiens. Le public de la première lui a fait un triomphe. Pendant deux heures et demie, nous voyons naître, grandir, aimer, gémir, Françoise d’Aubigné, la veuve Scarron, la mendiante, la protégée des grandes dames, la maîtresse de bien des grands, puis la gouvernante des enfants du Roi et de Mme de Montespan, la protectrice de Saint-Cyr, la marquise de Maintenon surnommée Madame de Maintenant, l’épouse morganatique du Roi haïe par Saint-Simon. Elle naquit au monde le soir d’une violente dispute avec Mme de Montespan, qui lui reprochait avec hargne sa pauvreté, et d’avoir trompé son mari estropié, ce à quoi sa veuve lui répondit « Qui n’a jamais péché me jette la première pierre ! »  Pour éviter la fureur de la maîtresse royale, elle demanda au Roi la permission de se retirer. Le Roi lui accorda en lui disant haut et fort devant toute la cour : « Je vous sais un gré infini de toutes les choses que vous faites pour mon service…, Mme de Maintenon… » la nommant ainsi pour la première fois, effaçant l’infamant « veuve Scarron » et lui marquant l’attachement qu’elle pressentait depuis un moment déjà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devenue sa maîtresse au bord de la fontaine du château de Saint Germain, au cours d’une scène imaginée bien sûr par Françoise Chandernagor, où Marie-Christine Barrault  nous représente, et Madame de Maintenon et le Roi, elle franchit toutes les étapes de ce parcours presque sans faute qui la conduisit aux marches du trône… Marie-Christine Barrault n’interprète pas Françoise Chandernagor, elle est Mme de Maintenon. Nous sommes des voyeurs de son âme et de son cœur. Une vie se déroule devant nous, la vie. Nous goûtons un plaisir que nous donne seuls les bons textes et les grands comédiens. Le portrait en ombre chinoise de Louis XIV nous révèle le sens qu’il donnait à ses devoirs et à son pouvoir. Les spectateurs sanglotent quand elle raconte et joue la mort du Roi. On ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec le pauvre règne d’à présent. Ce manque de tenue, ces revirements d’humeur, cette navigation  à vue… quel contraste avec  cette pensée de la fin de la vie de Mme de Maintenon retirée à Saint-Cyr : « Tout enfant j’étais résolue de ne pas chercher le bonheur je m’arrêtais à la gloire qui me paraissait un bien solide. A 40 ans je l’avais conquise, mais ma vie, jusque-là ramassée dans la poursuite de ce but commença de se défaire. Je vis que ce que je  possédais ne me comblait pas. Je ne sus quelle autre fin me donner, tour à tour tentée par l’amour, la puissance et le renoncement. Je prétendis par crainte de manquer quelque chose courir les trois à la fois, je manquais tout ». Quelqu’un voudrait-il faire parvenir ce propos à Nicolas 1er… car il lui reste à méditer le renoncement….&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-7339596594424384431?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/7339596594424384431/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=7339596594424384431&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/7339596594424384431'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/7339596594424384431'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/02/ecrits-et-chuchotements.html' title='Ecrits et chuchotements 2'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/R7MnK6sWkNI/AAAAAAAAADM/fPItFOQQvkA/s72-c/Madame_de_Maintenant.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-4115515352717189431</id><published>2008-02-05T14:34:00.000+01:00</published><updated>2008-02-05T16:34:13.785+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques de livres'/><title type='text'>Une passion de collectionneur</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;La publication d’un journal de collectionneur est toujours l’écho d‘une passion, c’est ce qui nous touche, même si le sujet n’est pas de nature à nous enthousiasmer. Il nous est tous arrivé de rencontrer un homme un peu terne, un fonctionnaire falot, un interlocuteur triste et, par hasard, une phrase de la conversation évoque le thème de sa vie, de sa passion, de sa collection, et on voit alors dans ses yeux une lueur nouvelle, il s’enflamme, il devient loquace, son visage se transforme, une métamorphose le rend à nos yeux, beau, séduisant, intéressant  et on se dit : « Voilà son jardin secret… » La publication que vient de faire Jacqueline du Pasquier est de cet ordre là. On ne sait pas si on aurait sympathisé avec Raymond Janvrot (1884-1966), bon bourgeois bordelais, vieux garçon, un peu guindé et formel vivant avec sa mère, ruiné et maladif… mais il tenait un journal  (de 1900 à sa mort) qui nous permet de pénétrer dans l’intimité de sa collection de souvenirs royalistes, de partager sa ferveur, d’en comprendre l’orientation mais aussi de cerner la psychologie du collectionneur. Est-ce la ruine de sa famille qui l’incita à s’intéresser aux derniers moments  de la royauté : les derniers rois et princes, les révolutions de 1789, 1830, 1848, l’exil, avec une prédilection pour la duchesse de Berry et le château de Froshdorf.  Ce cousin Pons du XXe siècle raconte ses achats, les âpres négociations avec les antiquaires, les héritiers qui vendent en douce, ceux qu’il presse de vendre à Bordeaux, Paris, Nice,  en Italie, en Autriche…partout, il revient avec des valises, des caisses, des paquets en 3e classe n’ayant plus assez d’argent, tremblant aux postes frontières. Il fustige l’inculture de visiteurs médiocres, l’esprit bourgeois qui conserve ses biens sans les comprendre et sans les aimer et les chipies bordelaises qui « manifestaient leur ignorance et leur stupidité ». Son journal est publié par extraits,  reliés entre eux par Jacqueline du Pasquier, historienne de l’art, conservateur en chef honoraire du musée des Arts décoratifs de Bordeaux et directrice de la Revue de Sèvres. Avec un grand talent, elle a su regrouper par thèmes ou par périodes son amour des rois, sa mélancolie, ses objets inanimés, les échos de la vie bordelaise, accompagnés des illustrations de ses chefs d’œuvres : miniatures, portraits, opalines, médailles, sulfures, bustes, porcelaines, gants, gravures etc.…au total 18.000 œuvres cédées ou léguées à la ville de Bordeaux en 1958 et 1966 qui n’a jamais ouvert le musée que Jacques Chaban-Delmas lui avait promis et les laissent aujourd’hui dormir dans des réserves : une partie des salles qui lui étaient consacrées au Musée des Arts décoratifs viennent d’être transformées en boutique… c’est la nouvelle muséologie de l’argent… Ce livre est donc bien venu qui rend hommage à cet homme de cœur dont la vie fut orientée par un amour fou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacqueline du Pasquier, Raymond Jeanvrot, une passion royaliste, Somogy/musée des arts décoratifs de Bordeaux, 2007, 28 €.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-4115515352717189431?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/4115515352717189431/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=4115515352717189431&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/4115515352717189431'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/4115515352717189431'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/02/une-passion-de-collectionneur.html' title='Une passion de collectionneur'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-4825655935904995027</id><published>2008-02-05T13:55:00.000+01:00</published><updated>2008-12-11T19:37:16.234+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>Ecrits et chuchotements</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a style="font-family: verdana;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/R6h7-lJ_EFI/AAAAAAAAAC8/cNfhG9QSrqs/s1600-h/cadmussm.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/R6h7-lJ_EFI/AAAAAAAAAC8/cNfhG9QSrqs/s200/cadmussm.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5163513287836373074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les dîners en ville ne bruissent que de cette interrogation : Denis Olivennes sera-t-il le prochain secrétaire d’état à la culture de Xavier Darcos qui réclame ce rattachement à Nicolas 1er ?  Mme Albanel aurait-elle du démissionner après sa lettre de mission ? C’est la question que l’on pose en montant l’escalier de l’opéra comique pour le spectacle de la saison « Cadmus et Hermione » de Lully où tout le snobisme parisien se presse – le chic étant de ne pas payer sa place surtout si on vient de Puteaux comme belle sœur du sous-sous-chef de cabinet - tant on s’est ennuyé partout au premier trimestre. Enfin du nouveau, des décors et machineries du temps, une gestuelle baroque reconstituée, un « vieux françois » parlé en roulant les « r » et en prononçant toutes les lettres comme « ceusses » là, qui déroute et n’est pas toujours convainquant !  Et surtout, un esprit de troupe, frais comme une bise d’hiver qui mêle la danse, la comédie et le chant… pas de stars, des professionnels qui  s’amusent et nous amusent.  On avait l’impression d’être assis derrière Louis XIV à la création de 1674. Merci Vincent Dumestre !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: verdana; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;La même ambiance pour « Le carnaval et la folie » de Cardinal des Touches compositeur oublié du XVIIIe siècle, fraîcheur, troupe de jeunes talents malgré une musique qui n’est pas inoubliable et un très vilain décor ! Bravo à l’opéra comique qui reprend enfin son rôle de salle de découvertes, de re-découvertes. À l’opposé, l’exposition « Allemagne, les Années noires » qui vient de se terminer au musée Maillol nous plongeait dans l’expressionnisme allemand.  Les cartes postales dessinées de Otto Dix de la guerre de 14 valent mieux qu’un long discours sur la paix et la guerre. Mais on ne pouvait s’empêcher de penser que pendant ces années noires pour l’art allemand, ici c’était Matisse, Picasso, Braque ! Où est l’âme allemande ? Elle est à l’opéra Bastille dans « La femme sans ombre » de Strauss … et non pas « Une femme, une chatte » comme traduisent les mauvais germanistes dont je suis… mis en scène par Wilson, rare moment  où tout était au même niveau, la musique, la fosse, la scène, le chant, les décors, la lumière. Cette merveilleuse ambiance du monde surnaturel opposé aux humains, la force de l’amour, on la retrouve aussi dans « La petite Catherine de Heilbronn » de Kleist à l’Odéon/ateliers Berthier. Victoire de l’amour, du rêve et des dieux, mais hélas contrairement à l’opéra comique, diction affreuse des acteurs : le comte von Strahl s’écrie plusieurs fois, C’éééé elle, c’ééé elle au lieu de c ‘est t-elle … on finit par ne plus entendre ni comprendre le texte. La séduisante Anna Mouglalis fait le succès médiatique de cette pièce, mais si elle est bellisssime dans sa robe rouge et elle crie beaucoup d’une voix mal posée… mise en scène à l’opposé de ce que Kleist veut nous dire, décor et lumières somptueux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au théâtre de la Colline, le spectacle était dans la salle venue rire à la pièce de Feydeau, un vrai théâtre populaire, avec des familles, des  gens du quartier,  des seniors qui n’y vont jamais, il fallait les voir se décrocher la mâchoire et écouter les commentaires… on riait plus encore de ce spectacle que des tirades de Feydeau…les cocus sont éternels ! Revoir Courbet avant la fermeture de l’exposition du grand Palais était un must, mais valait mieux avoir son petit Sésame. Je ne me lasse pas du « Bonjour M. Courbet » ou de « la Mer à Palavas », qui nous renvoient au Musée Fabre de Montpellier qui a peut-être le plus beau fonds de ce peintre et des paysagistes du XIXe siècle.  Grâce au collectionneur Alfred Bruyas dont les portraits nous renvoient le roux de sa chevelure et de sa belle barbe . Il faut courir voir ce musée ré ouvert, la plus grande réussite française de ces dernières années … le contraire du musée Granet d’Aix, un mort-né… Il y avait beaucoup moins de monde aux dessins de Polidoro da Caravaggio au Louvre, élève de Raphaël que j’avais découvert cet été à Messine, où il termina sa vie. Petites figures féminines qui atteignent à la suavité du Corrège ou à la grâce de Beccafumi . Des sanguines exceptionnelles, accompagnés de commentaires de Vasari.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour terminer ce dimanche, le concert d’orgue de Jean Guillou à  Saint-Eustache nous fait entendre le maître dans les préludes et fugues, et sonate de Bach. Dans cette interprétation, comme dans les improvisations au cours de la messe qui suivit, Jean  Guillou est très serein, très clair dans sa vision de Dieu et du ciel,  très rassurant… on est loin de Napoléon le petit et du mieux disant culturel !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-4825655935904995027?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/4825655935904995027/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=4825655935904995027&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/4825655935904995027'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/4825655935904995027'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2008/02/chronique-de-la-semaine-culturelle-de.html' title='Ecrits et chuchotements'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/R6h7-lJ_EFI/AAAAAAAAAC8/cNfhG9QSrqs/s72-c/cadmussm.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-6210767742933887366</id><published>2007-12-02T23:09:00.000+01:00</published><updated>2008-02-05T16:33:53.605+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques de livres'/><title type='text'>Les facéties de Mirabeau-Tonneau</title><content type='html'>&lt;div face="times new roman" align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Quand on reprochait son ivrognerie au vicomte de Mirabeau, dit Mirabeau-Tonneau, frère cadet de « l’Orateur du peuple », il répondait « De tous les vices de la famille, c’est le seul que mon frère m’ait laissé… ». C’est un homme terriblement complexe dont viennent de paraître « &lt;strong&gt;Mes repas ou la vérité en riant et autres facéties &lt;/strong&gt;», une série de textes que le député à l’Assemblée nationale publia avec grand succès à cette époque bénie des pamphlétaires et des satiristes. Mirabeau-Tonneau, colonel du régiment de Limousin, un des chefs du parti « aristocrate » à l’Assemblée avait un physique et un caractère propres à la caricature : ce fut une des têtes de turc des journaux révolutionnaires. Dans sa Prophétie du mois d’octobre 1791, le Père Duchesne annonce : « Viens jean-foutre, viens bougre de Riquiqui l’aîné, viens donc maintenant avec ta face hypocondre et allongée, balancer ton frère Riquiqui-Tonneau, autre jean-foutre, et un foutu viedase, pendant que toi même, foutu hypocrite, lèves le pied et lâches la mesure … je veux que le rabat du pape me serve de genouillères et qu’une charretée de hussards fasse la soupe dans le ventre de son coquin de frère, et que le diable après emporte la marmite au cinquante-cinq foutre, si les deux ne font la paire et le jean-foutre n’a reculé, que pour mieux sauter » ! Fréron le jeune monta « l’Orateur du peuple » contre lui et Camille Desmoulins en fit son ennemi juré dans son journal « Les révolutions de France et de Brabant » où il publia plusieurs caricatures et anecdotes injurieuses. Ce Tribun-cadet s’empiffrait et buvait comme dix, multipliait les effronteries et les affrontements, imprimait et distribuait des libelles, intervenait à l’Assemblée à tout propos et de façon fantaisiste, raillant sans cesse ses collègues, amis et ennemis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut regretter des inexactitudes dans le texte et ses commentaires. Ainsi p. 250, ce n’est pas le comte de Choiseul-&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Goussier&lt;/span&gt; mais Gouffier ! qui fut ambassadeur à Constantinople et comme l’a montré la passionnante exposition du musée Calvet d’Avignon cet été, un remarquable dessinateur. A la fin de l’introduction, Antoine de Baecque résume en quelques lignes un peu bâclées la fin du vicomte : c’est bien au début du mois d’août 1790 que le vicomte de Mirabeau rejoignit les émigrés, mais ce qu’il appelle la « petite armée contre-révolutionnaire de Condé » n’était pas basée à Coblence où se trouvaient les frères du Roi Louis XVI et l’armée des Princes. L’armée du prince de Condé était à Worms. Mirabeau leva avec l’argent de sa femme la prestigieuse Légion de Mirabeau dont le comte de Neuilly dit dans ses Mémoires « Cette légion qui s’était couverte de gloire, était forte de 4 à 5.000 h, toujours au complet, ne manquant jamais de recrues. Les hussards portaient à leur shako une tête de mort blanche, large comme la main, avec des os en croix : on les appelait les hussards de la mort. C’était un brave régiment… partout où il chargeait, il faisait la trouée». La Légion s’établit à Ettenheim chez le cardinal de Rohan où elle se frotta au armées révolutionnaires sur la frontière d’Alsace, puis dans le Brisgau. Mirabeau-Tonneau provoque des escarmouches avec les armées révolutionnaires : une nuit il passe le Rhin, s’empare d’un poste et d’un village, fait des prisonniers et revient au petit jour sans avoir perdu un seul homme… les Autrichiens le convoquent en conseil de Guerre mais le Prince de Condé arrangera l’affaire… Contrairement à ce que dit le préfacier, Condé le lui retira jamais sa confiance… il avait au contraire avec lui des liens très particuliers, leur correspondance conservée aux archives du château de Chantilly a un ton de complicité, un naturel de fréres d’armes : « Ecrivez-moi sans compliments, lui dit le prince, on n'en a pas besoin entre nous autres gentilshommes et soldats ». Enfin ce n’est pas le 15 septembre 1795 mais 1792 que le cher vicomte mourut d’une attaque provoquée par huit jours de fièvre et de colère. Ce fut un immense désespoir « On aurait dit que chaque individu avait perdu le père le plus aimé, écrit le marquis de Toustain dans ses Mémoires… Son caractère était composé de grandes qualités et de grands vices : brave jusqu’à la témérité, généreux jusqu’au désordre, franc et loyal ; ayant infiniment d’esprit, il était doué d’une éloquence rare, de celle qui convient pour électriser les troupes. Mais très peu de moralité, de grands dérangements, la passion du vin et des liqueurs, un emportement extrême… ». C’est donc une initiative très heureuse que de rééditer les écrits de ce représentant d’une noblesse fidèle, un de ceux qui ont compris dès le début des événements que l’Ancien régime était tombé, que Louis XVI n’empêchera rien et que la Révolution emportera tout. « Ceux qui ont émigré étaient en désaccord formel avec un bouleversement politique qui portait atteinte à un état de choses considéré par eux comme intangible, voire sacré », écrit le duc de Castries. C’est l’honneur que le facétieux vicomte a constamment suivi au milieu de ses facéties et contradictions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;strong&gt;Mes repas ou la vérité en riant et autres facéties », Edition présentée et annotée par Antoine de Baecque, Le Mercure de France, collection Le Temps retrouvé&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-6210767742933887366?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/6210767742933887366/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=6210767742933887366&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/6210767742933887366'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/6210767742933887366'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2007/12/chronique-1-quand-on-reprochait-son.html' title='Les facéties de Mirabeau-Tonneau'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-7207725930321802453</id><published>2007-11-29T18:19:00.004+01:00</published><updated>2011-05-26T16:06:11.980+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A propos de l&apos;auteur'/><title type='text'>Présentation de Frédéric d’Agay</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-HCFPtdaHrcM/Td5eDZ2HKiI/AAAAAAAAAOg/LU3-6HgLerA/s1600/Portrait%2Bqualit%25C3%25A9%2Bmoyenne%2B2.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 213px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-HCFPtdaHrcM/Td5eDZ2HKiI/AAAAAAAAAOg/LU3-6HgLerA/s320/Portrait%2Bqualit%25C3%25A9%2Bmoyenne%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5611025598320683554" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Portrait de Frédéric d'Agay, copyright Tristan de Lagasnerie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;strong&gt;Les jeunes années :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;strong style="font-weight: normal;"&gt;Je&lt;/strong&gt; suis né à Saint-Raphaël (Var) en 1955, dans une famille provençale qui comptait parmi les siens l’écrivain &lt;strong&gt;Antoine de Saint-Exupéry&lt;/strong&gt; d’un côté et &lt;strong&gt;Alphonse Karr&lt;/strong&gt; de l’autre.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;Études classiques aux lycées de Saint-Raphaël et de Bastia. J’écris à 10 ans une tragédie en alexandrins “Orphée et Eurydice”, me prenant pour un nouveau Racine … ce qui fait toujours sourire mes amis lacaniens.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;En 6e un professeur de dessins m’initie à Paul Klee : avec la découverte de Fernand Léger à Biot et de la Fondation Maeght, ce sont les premiers émois de l’art moderne. Après mon bac, je m’inscris en droit à Aix-en-Provence. Dans une demeure familiale du cours Mirabeau, je découvre l’histoire de la Provence et quelques témoins des siècles passés. Je m’attache avec passion aux cours de Provençal et de littérature provençale de &lt;strong&gt;Louis Malbos,&lt;/strong&gt; conservateur du Musée Granet qui marqueront à jamais mon goût pour la Provence, son histoire et sa littérature. Il m’initie également à l’histoire de l’art en me montrant dans son bureau les dessins du musée et me racontant l’histoire des collections aixoises. Conversations dans les derniers salons aixois un peu fanés, beaucoup dansé, beaucoup sorti, beaucoup musardé…&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;strong&gt;Le choix de la Provence et de l’histoire du XVIIIème :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;Diplôme de droit en poche (1977) et service militaire effectué à Brest dans la Marine, dans la tradition de la famille maternelle bretonne, je “monte “ à Paris… Licence en histoire (1979), maîtrise (1980, « &lt;strong&gt;Une entreprise économique nobiliaire au XVIIIe siècle : La compagnie des mines de Provence&lt;/strong&gt; »). Je décide de poursuivre mes études d’histoire dans la lignée du professeur Jean Meyer dont la « Noblesse bretonne » me fascine. C’est la première étude parue sur ce sujet en France et je pense être capable de peindre la « Noblesse provençale ». Il faut d’abord préparer une thèse de IIIème cycle et &lt;strong&gt;Jean Meyer&lt;/strong&gt;, aussi historien de la Marine, me fait choisir un sujet qui nous intéresse tous les deux : les officiers de marine provençaux au XVIIIème siècle… Je m’y plonge avec ardeur et découvre que la marine est tout à fait provençale au XVIIIème et non pas bretonne comme on croit… Et surtout que la noblesse provençale en avait fait un élément important de stratégie et constitué là un réseau très puissant. Découverte de l’intérêt de la sociologie, de l’ethnologie et de la prosopographie sociale. Je rêve d’être ethno-historien. Mais il faut trouver un job, j’entre donc à la Compagnie générale maritime grâce à &lt;strong&gt;Jean de Bodinat&lt;/strong&gt;, un merveilleux gentilhomme lettré à la suite des moralistes du XVIIe siècle, au cabinet du président (1981-83). J’y reste deux ans et demi à préparer des discours, des PV de conseils et assemblées, et comme la nomination promise à New York n’arrive pas, je m’en vais…&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Mes premières publications :&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;div align="justify"&gt;Je réussis à convaincre Simone Gallimard au &lt;strong&gt;Mercure de France&lt;/strong&gt; de publier &lt;strong&gt;&lt;em&gt;les Lettres d’Italie du président de Brosses&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; – ouvrage introuvable amené par &lt;strong&gt;Emmanuel de Waresquiel&lt;/strong&gt; pendant notre premier voyage en Italie. Avec ce premier contrat en poche, je vais travailler dans les bibliothèques italiennes et refaire le voyage du cher Président… Le livre* sort en 1986 . Je me remets aussi à ma thèse, mais la suppression de la thèse d’Etat, m’amène à mélanger ma thèse de IIIe cycle et celle d’Etat en une thèse Nouveau Régime soutenue finalement, malgré de nombreuses embûches, en 1996 « &lt;strong&gt;Les Officiers de marine provençaux au XVIIIe siècle : vers une tentative de cohésion de la noblesse provençale à la fin de l’ancien régime&lt;/strong&gt; ».&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;div align="justify"&gt;Je décide de rester dans l’édition, j’entre alors aux éditions &lt;strong&gt;Berger-Levrault&lt;/strong&gt; comme collaborateur et directeur de collection (co-éditions régionales) (1985-87) et je publie les premiers guides de jardins français : &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le guide des Jardins de Provence et de la côte d’Azur&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (avec Nice-Matin) et &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le guide des Jardins de Bourgogne&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (avec le Bien public). &lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Gestion de l’œuvre de Saint-Exupéry :&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;div align="justify"&gt;La mort de ma grand-mère d’Agay en 1986 bouleverse tous mes plans. En effet, ma famille me demande de m’occuper de sa succession et donc de l’oeuvre de son frère Antoine de Saint-Exupéry en liaison avec son éditeur &lt;strong&gt;Gallimard&lt;/strong&gt;. Il faut créer une société qui regroupe les héritiers du sang et détenteurs du droit moral et me voilà Gérant de la &lt;strong&gt;société civile pour l’œuvre et&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;la mémoire de Saint Exupéry&lt;/strong&gt; (1987-2001)&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;div align="justify"&gt;À ce titre, je gère tous les droits de l’oeuvre de &lt;strong&gt;l’écrivain-pilote Antoine de Saint Exupéry (1900-1944&lt;/strong&gt;). Il faut mettre en place des négociations avec les éditeurs du monde entier (rappelons que &lt;strong&gt;&lt;em&gt;le Petit Prince&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est un des ouvrages les plus traduit au Monde), des cessions de droits, des traductions, renégociations d’accords anciens, publications d’inédits, préparations des oeuvres complètes, etc. En France avec Gallimard et aux Etats-Unis avec l’éditeur Harcourt Brace. Arrivent de nombreux projets audiovisuels (négociations avec des producteurs et réalisateurs du monde entier), des adaptations théâtrales et musicales, spécialement au Japon, Etats-Unis (création de l’opéra du petit Prince à l’opéra de Houston en 2003 avec &lt;strong&gt;Francesca Zambello&lt;/strong&gt;), Allemagne, Autriche (création d’un opéra de &lt;strong&gt;Nikolaus Schapfl&lt;/strong&gt; au festival de Salzbourg, 2003), en Argentine et en Italie. Dans ce pays, je collabore pendant plusieurs années avec &lt;strong&gt;Achille Mauri&lt;/strong&gt;, producteur et éditeur, neveu de l’éditeur Bompiani, qui mène le projet d’une adaptation télévisuelle du petit Prince. Merveilleux temps de travail à Milan et dans le monde entier où nous rencontrons beaucoup de réalisateurs et d’hommes de cinéma et de télévision. Surtout j’apprends d’Achille Mauri un mode de vie, de perception des autres, fait de générosité et d’élégance.&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;div align="justify"&gt;Et aussi, avec ce grand collectionneur, nous fréquentons beaucoup les biennales de Venise, les galeries, les ateliers d’artistes. Nous nous revoyons tous les ans au « Davos » des éditeurs, libraires et auteurs, qui a lieu à Venise tous les ans à la fin du mois de janvier organisé par la &lt;strong&gt;Fondation Mauri&lt;/strong&gt;, sur l’île de San Giorgio.&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;div align="justify"&gt;Au cours de tous mes voyages, je tiens un journal sur des carnets, agrémentés de dessins et de croquis au crayon, à l’encre, lavis, aquarelle puis feutre noir que j’adopte définitivement. J’écris mon journal toute l’année mais ne dessine qu’en voyage, sur de grands albums également.&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;div align="justify"&gt;Je crée en 1994 une société destinée à gérer les droits dérivés de l’oeuvre, &lt;strong&gt;la Sogex&lt;/strong&gt; dont je suis le gérant jusqu’en 2001. Le merchandising du Petit Prince lance un héros français qui représente autre chose que Disney et les mangas…. C’est une opération européenne et asiatique qui me permet de me confronter aux agents du merchandising et aux cabinets de marques au quatre coins du monde, qui connaît un certain succès et toute mon organisation devient une espèce de modèle pour les successions d’auteurs…&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;La Mémoire de Saint-Exupéry :&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;div align="justify"&gt;Concomitamment, il faut essayer de réunir les projets de mémoire et les hommages rendus dans le monde entier au « &lt;strong&gt;Philosophe du lien&lt;/strong&gt; » je crée, avec &lt;strong&gt;Bruno Faurite&lt;/strong&gt; et Franck Béjat à Lyon, l’Association “&lt;strong&gt;Espace Saint Exupéry&lt;/strong&gt;” et le projet de Fondation Saint Exupéry dont je suis le président (1990-2003). Espace Saint-Exupéry regroupe 53 associations exupériennes dans 23 pays du monde. Nous montons avec ces merveilleux amis lyonnais un projet de Musée et de Fondation Saint-Exupéry au château de Saint-Maurice de Rémens, (Ain). L’association est à l’origine des manifestations et hommages très variés : le billet de 50F de la banque de France à l’effigie de Saint-Exupéry, l’aéroport Antoine de Saint-Exupéry à Lyon, les timbres de la Poste Française à l’effigie de Saint-Exupéry et du petit Prince, les monuments Saint-Exupéry de Tarfaya (Maroc), ParisVIIe, Toulouse, de la place Bellecour à Lyon, de la forêt Saint-Exupéry du désert du Neguev (Israél), des fêtes du centenaire de sa naissance dans le monde entier en l’an 2000.&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;div align="justify"&gt;J’ai été pendant 15 ans une sorte d’ambassadeur de la culture et de la langue française dans le monde, (spécialement aux Etats, Japon, Allemagne, Argentine, Canada, Suisse, Russie) en participant à toutes les cérémonies d’hommages rendus à Saint-Exupéry, inaugurations, manifestations, anniversaires, baptêmes…Planétarium Antoine de Saint Exupéry d’Oslo (Norvège), rue Saint-Exupéry à Fribourg (Suisse), plaque sur sa maison de New York. Je participe à l’organisation d’expositions à Copenhague, Paris, Tokyo, New York (Morgan library), à des colloques internationaux, donne des conférences sur la vie et l’œuvre d’Antoine de Saint Exupéry à Paris, New York, Oslo, à l’Université d’Oujda (Maroc), au Festival de littérature de Berlin, au salon du livre de Genève. Je participe à des émissions télévisées en France, Italie, Russie, Suisse, aux lancements de projets culturels et associatifs (Fondation Saint-Exupéry créée par &lt;strong&gt;Dominique Lesage&lt;/strong&gt; en Pologne, associations de &lt;strong&gt;Agnete Langaard&lt;/strong&gt; au Danemark, d’&lt;strong&gt;Igor Chamraev&lt;/strong&gt; en Russie, de &lt;strong&gt;Inès Desazards de Montgaillard&lt;/strong&gt; en Suisse), à la création du Musée Saint Exupéry de Hakone (Japon).&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;div align="justify"&gt;L’association ouvre en outre une galerie “&lt;strong&gt;’Espace Saint Exupéry&lt;/strong&gt;” à Paris, rue Gassendi, XIVe avec un programme d’expositions sur Antoine de Saint-Exupéry qui présentent de nombreux objets et souvenirs inédits tirés des collections personnelles et familiales. La galerie expose égalemement des artistes contemporains pendant cinq ans &lt;strong&gt;Alice Aladjem, Carmen Artigas, Carmelle Bourgeois, Hamid-Efflam Fakhoury, Marine d’Harcourt, Jean Letourneur, Sebastiano Mauri, Jean-Marc de Pas, Madeleine Tézenas du Montcel, Fabio Tita&lt;/strong&gt;.&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;div align="justify"&gt;Parallèlement, j’achète sans relâche dans le monde entier toutes les oeuvres de « Saint-Ex » dans toutes les langues du monde, les biographies les revues, les articles, les études, les enregistrements, les films, les photographies et organise un réseau d’amis grâce aux associations pour recenser et réunir dans la bibliothèque de l’Espace une masse de documentation qui doit servir de médiathèque de la future Fondation.&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;div align="justify"&gt;Enfin, cette activité m’amène aussi à participer de façon active aux publications, biographies, études et articles sur Saint Exupéry (Album de la Pléiade, Catalogues d’expositions, Oeuvres complètes de la Pléiade, préfaces etc.…)&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;div align="justify"&gt;Cela m’a amené à créer l’association “&lt;strong&gt;Vol de nuit/vuelo nocturno&lt;/strong&gt;“ en 2002 pour aider l’enfance défavorisée en Argentine, avec la grande comédienne &lt;strong&gt;Marie-Christine Barrault&lt;/strong&gt; qui est un symbole du bonheur de vivre. Grâce à elle nous avons constitué une équipe de bénévoles qui nous a permis de construire une bibliothèque en Patagonie et d’aider des écoles, des associations, d’organiser des ateliers et des cours de français.&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;div align="justify"&gt;J’ai participé activement pendant 10 ans au Conseil de l’association « &lt;strong&gt;Petits princes&lt;/strong&gt; » qui réalise les voeux des enfants malades, créée par &lt;strong&gt;Marie et Dominique Bayle&lt;/strong&gt;, présidée par le Pr. &lt;strong&gt;Philippe Biclet&lt;/strong&gt; qui est un exemple de réussite associative pour les enfants. Et aussi comme membre du jury et Président d’honneur du &lt;strong&gt;Prix Saint-Exupéry/Valeurs-Jeunesse de livres d’enfants&lt;/strong&gt;, créé par &lt;strong&gt;Solange Marchal&lt;/strong&gt; en 1987. Conseiller de Paris, elle veut relancer la lecture pour les jeunes et crée ce prix pour récompenser un album et un roman écrits en français et qui prônent les valeurs exupériennes. En outre elle récompense un livre écrit en français à l’étranger, c’est le prix &lt;strong&gt;Francophonie&lt;/strong&gt; confié aujourd’hui à Noëlle del Drago. Grâce à son enthousiasme, son courage et sa ténacité ce prix fête cette année son 20e anniversaire. &lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Retour à l’histoire et à l’édition :&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;div align="justify"&gt;Tout en menant ces actions « exupériennes », j’essaie de poursuivre mes travaux historiques et mon œuvre provençale. Je suis alors dans la lignée de &lt;strong&gt;Maurice Agulhon&lt;/strong&gt; et de son livre « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;La vie sociale en Provence intérieure au lendemain de la Révolution&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » (Sté d’Etudes robespierristes, Paris, 1970). Je publie en 1987 le volume consacré au « Var » dans la collection des&lt;strong&gt;&lt;em&gt; Grands notables du Premier Empire&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, dirigée par &lt;strong&gt;Louis Bergeron&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Guy Chaussinand-Nogaret&lt;/strong&gt;, au C.N.R.S. et à l’E.H.E.S.S. Cet ouvrage est l’équivalent d’une thèse de prosopographie sociale, au terme d’une enquête de plusieurs années pour rétablir les listes des notables que la constitution de brumaire a substituée aux ordres de la France d’Ancien Régime. Et pourtant rien de nouveau, la Révolution apparaît donc dans le Var avoir renforcé le pouvoir et la fortune de la bourgeoisie déjà en place… la bourgeoisie de village si bien décrite par Agulhon…et accélérer pour certains, l’accession à la noblesse qui reste le modèle de toutes ces familles. Cf. le livre de &lt;strong&gt;Arno Mayer&lt;/strong&gt; « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La persistance de l’Ancien régime, l’épopée de 1848 à la Grande guerre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;», Flammarion, 1983).&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;div align="justify"&gt;En 1988, c’est un gros article dans la nouvelle et éphémère Revue de la Société d’histoire de la Restauration lancée par &lt;strong&gt;Emmanuel de Waresquiel&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Benoît Yvert&lt;/strong&gt;, « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La première restauration dans le Var&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; », qui est en quelque sorte la suite de mon enquête varoise du Premier Empire. La préparation de ma thèse me fait publier divers articles à ce sujet et participer à des colloques, mais l’éloignement des sources provençales, l’impossibilité de consacrer du temps aux recherches et à l’écriture en dehors de ma thèse qui ne peut se soutenir qu’en 1996, m’empêchent de poursuivre mes différents projets de livres sur la Noblesse provençale ou l’armée de Condé, par exemple.&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;div align="justify"&gt;Les responsabilités associatives se multiplient qui finissent par prendre un temps fou car ce sont toujours de grands engagements pour moi. Au sein de l’Association d’entr’aide la Noblesse Française (&lt;strong&gt;ANF&lt;/strong&gt;) dont je suis membre du conseil d’administration et commissaire aux preuves pour la Provence (1978-2000) et je relance et réorganise la bibliothèque comme conservateur. À Marseille je donne un coup de main à mes amis Evelyne Brémondy et Gérald Ulrich pour sauver &lt;strong&gt;le musée provençal des ATP de Château-Gombert comme Président des Amis du musée&lt;/strong&gt;. Je réussis à glaner un peu de temps pour deux beaux livres sur la Provence aux éditions du Chêne commandés par Anne Souleau-Joffre, les introductions et appareils critiques de deux volumes de la nouvelle collection « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L’Histoire en mémoires&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » &lt;strong&gt;d’Emmanuel de Waresquiel&lt;/strong&gt; chez Perrin et quelques collaborations au « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Dictionnaire Napoléon&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » de &lt;strong&gt;Jean Tulard&lt;/strong&gt; et au « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Dictionnaire du Grand Siècle&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » de &lt;strong&gt;François Bluche&lt;/strong&gt; chez Fayard. &lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;div align="justify"&gt;De 2001 à 2003 pour reprendre mon souffle et pied dans la carrière d’historien je démissionne d’à peu prés toutes mes fonctions et peux ainsi me remettre à écrire un projet de scénario d’un feuilleton historique sur Marseille pour Canal Plus, qui n’est finalement pas pris. Je dirige ensuite un beau livre chez La Martinière consacré aux trésors de la Bibliothèque du Sénat, « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;D’encre et de lumières&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » avec le photographe &lt;strong&gt;Jérémie Bouillon&lt;/strong&gt; et une quarantaine d’auteurs. C’est une grande réussite après une année formidable dans la bibliothèque et les archives du palais du Luxembourg (2004-2005). En 2005-08,  chercheur associé au &lt;strong&gt;Centre de Recherches du château de Versailles&lt;/strong&gt;, je suis chargé du programme “&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les Méridionaux et la cour”&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; auprès de &lt;strong&gt;Béatrix Saule &lt;span style="font-weight: normal;"&gt;et de l'organisation du colloque sur ce thème&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. En 2006-09 à la demande d’&lt;strong&gt;Henri Bovet&lt;/strong&gt; je suis Editeur et directeur de collection (Histoire Sciences humaines) chez &lt;strong&gt;Tallandier&lt;/strong&gt;.  Je suis nommé administrateur de la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Fédération historique de Provence &lt;/span&gt;fin 2010 et publie ma thèse en avril 2011 chez Honoré Champion sous le titre "&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Provence au service du Roi 1637-1831, officiers des vaisseaux et des galères.&lt;/span&gt;" Je travaille actuellement à la rédaction d’un &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Voyage en Provence",&lt;/span&gt; pour la collection Bouquins chez Robert Laffont,  et d'un ouvrage sur le second ordre en Provence, pour les éditions Tallandier. Depuis 2009 je suis membre du comité du &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;festival Sole Luna&lt;/span&gt; de films documentaires sur la Méditterranée et l'Islam qui se tient à Parlerme tous les ans début juillet et créé par &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lucia Gotti Venturati.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;div align="justify"&gt;* : Le livre : &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les lettres du Président de Brosses&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ont été rééditées en 2007 dans la nouvelle version poche de la collection au Mercure de France.&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6543300384014348145-7207725930321802453?l=fredericdagay.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fredericdagay.blogspot.com/feeds/7207725930321802453/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6543300384014348145&amp;postID=7207725930321802453&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/7207725930321802453'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6543300384014348145/posts/default/7207725930321802453'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fredericdagay.blogspot.com/2007/11/prsentation-de-frederic-dagay.html' title='Présentation de Frédéric d’Agay'/><author><name>Frédéric d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-HCFPtdaHrcM/Td5eDZ2HKiI/AAAAAAAAAOg/LU3-6HgLerA/s72-c/Portrait%2Bqualit%25C3%25A9%2Bmoyenne%2B2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6543300384014348145.post-5599429059245263263</id><published>2007-11-29T18:10:00.000+01:00</published><updated>2008-12-11T19:37:16.677+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Publications'/><title type='text'>Publications de Frédéric d’Agay</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/R6iAflJ_EGI/AAAAAAAAADE/TR1I4HGM1Yg/s1600-h/EncreLumieres.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/R6iAflJ_EGI/AAAAAAAAADE/TR1I4HGM1Yg/s200/EncreLumieres.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5163518252818567266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Ouvrages :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;- " Les grands notables du premier Empire, Var", CNRS, 1987.&lt;br /&gt;- “Provence par-dessus les toits”, Le Chêne, 1990.&lt;br /&gt;- "Provence des châteaux et bastides", Le Chêne, 1991.&lt;br /&gt;- “Album Antoine de Saint Exupéry” (Iconographie choisie et commentée par Frédéric d’Agay et Jean-Daniel Pariset) NRF, Gallimard, 1994.&lt;br /&gt;- “D’encre et de lumières ; itinéraires secrets dans la bibliothèque du Sénat”, Editions de La Martinière, 2005.&lt;br /&gt;- En préparation : Histoire de l’armée de Condé, (Tallandier), Histoire de la noblesse provençale (Tallandier). &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Thèse de doctorat :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;- “Les officiers de marine provençaux au XVIIIe siècle, une tentative de cohésion de la noblesse provençale à la fin de l’ancien régime”, Paris IV, 1996.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong&gt;Introduction et appareil critique :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- des "Lettres d'Italie" du Président de Brosses, Mercure de France, 1986 et 2005.&lt;br /&gt;- des " Mémoires" du baron de Frénilly, Perrin, 1988.&lt;br /&gt;- des "Souvenirs" de la duchesse de Maillé, Perrin, 1989.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Préfaces :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Présentation de « Vol de nuit » lu par Francis Huster, Auvidis/Frémeaux et associés, Paris, 1988.&lt;br /&gt;- de “Saint Exupéry, le dernier vol”, de Ugo Pratt, Casterman, 1995.&lt;br /&gt;- de “Cher Jean Renoir”, d’Antoine de Saint Exupéry, projet de film enregistré en 1941, Cahiers de la NRF, Gallimard, 1999.&lt;br /&gt;-du “Petit Prince”, Gallimard, collection Folio, 1999.&lt;br /&gt;- de “Cinq enfants dans un parc”, souvenirs inédits de Simone de Saint Exupéry, Cahiers de la NRF, Gallimard, 2000.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Collaboration à des ouvrages collectifs :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- "Dictionnaire Napoléon", sous la direction de Jean Tulard, Fayard, Paris, 1988.&lt;br /&gt;- "Quatre-vingt mille magistrats" in “La Révolution de la justice, des lois du Roi au droit moderne”, sous la direction de Philippe Boucher, J.P. de Monza, Paris, 1989.&lt;br /&gt;- "Dictionnaire du Grand siècle", sous la direction de François Bluche, Fayard, Paris, 1990.&lt;br /&gt;- “A european destiny : the Armée de Condé, 1792-1801” in “The French emigres in Europe and the struggle against Revolution 1789-1814”, edited by Kisty Carpenter and Philip Mansel, Macmillan, Londres, 1999.&lt;br /&gt;- “L’enfance et la maison”, in “Saint Exupéry, le sens d’une vie”, publié sous la direction d’Alain Cadix, Le Cherche Midi, Paris, 1994.&lt;br /&gt;- Édition des Œuvres complètes d’Antoine de Saint Exupéry, Tome I, publiée sous la direction de Michel Autrand et Michel Quesnel, avec la collaboration de Frédéric d’Agay, Paule Bounin, et Françoise Gerbod, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, Paris, 1994.&lt;br /&gt;- “L’armée de Condé et la Russie 1797-1799” in “L’Influence française en Russie au XVIIIe siècle”, publié sous la direction de Jean-Pierre Poussou, Anne Mézin et Yves Perret-Gentil, Institut d’études slaves et Presses de l’université de Paris-Sorbonne, Paris, 2004.&lt;br /&gt;- “Le baron de Frénilly”, in “Autour de la Madeleine, art littérature, société” Action artistique de la ville de Paris, collection Paris et son patrimoine, Paris, 2005.&lt;br /&gt;- “Les vaincus de la Révolution, les certificats de l’armée de Condé”, in “Mémoires de la France dirigée par Emmanuel de Waresquiel, L’Iconoclaste, Paris, 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;Articles :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- "L'appartement d'un gentilhomme à Fréjus à la fin du XVIIe siècle", in Annales du Sud Est Varois, Tome II, 1977.&lt;br /&gt;- “Une entreprise économique nobiliaire au XVIIIe siècle, la compagnie des mines de Provence” (tiré du Mémoire de maîtrise soutenu à Paris IV), in Annales du Sud-Est varois, Tome V, 1980.&lt;br /&gt;- "À propos de la Noblesse provençale", in Bulletin de l'ANF, N° 171, avril 1982.&lt;br /&gt;- "Les Provençaux et la Marine Royale du XVIIIème siècle" in Bulletin de l'ANF, N° 189, octobre 1986.&lt;br /&gt;- "La famille de Camelin, une dynastie fréjusienne", in Annales du Sud Est Varois, Tome XII, 1987.&lt;br /&gt;- "Un témoignage raphaélois sur l'embarquement de Napoléon pour l'île d'Elbe en 1814 et Histoire de la famille Villy à Fréjus et St Raphaël", in Annales du Sud Est Varois, Tome XIII, 1988.&lt;br /&gt;- "La première Restauration dans le Var ", in Revue de la Société d'Histoire de la Restauration", II, 1988.&lt;br /&gt;- "Un second ordre tout en contraste", Bulletin spécial de l’ANF, 1989.&lt;br /&gt;- "La famille Sieyès", in Annales du Sud Est Varois, Tome XIV, 1989.&lt;br /&gt;- "Noblesse provençale et Marine au XVIIIe siècle", in Provence Historique, N° 158, 1989.&lt;br /&gt;- “Quelques aspects de la vie quotidienne à Saint Raphaël sous la Révolution et l’Empire” in Revue de la Société scientifique et littéraire de Cannes, Tome XXXV, 1989.&lt;br /&gt;- "Un épisode naval de la guerre de sept ans" in Marins et Océans, N°2, 1990.&lt;br /&gt;- "L'Amirauté de Fréjus 1555-1791", in Annales du Sud Est Varois, Tome XVI, 1991, et Tome XVII, 1992.&lt;br /&gt;- “ Châteaux du soleil”, in Vieilles maisons françaises, N°148, juillet 1993.&lt;br /&gt;- “Petit essai d’étude sociale de la cour des comptes de Provence”, pour “Les 700 ans de la chambre des comptes de Provence, autour d’un anniversaire”, Exposition à l’hôtel de ville d’Aix-en-Provence, juin-juillet 1997.&lt;br /&gt;- “Châteaux et bastides des Maures et de l’Estérel” in Vieilles Maisons Françaises, N° 203, juillet 2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Colloques :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- " Les archives familiales d'Agay et la période révolutionnaire" au colloque "Archives et Révolution" à Chateauvallon en 1988 (Gazette des Archives, N°146-147, 1990).&lt;br /&gt;- "Les notables grassois 1789-1815 : influence et pouvoirs" au colloque "Histoire de la Révolution française en Provence orientale : les hommes et leurs idées", Grasse, 1989.&lt;br /&gt;- " Fréjus, l'ambition ecclésiastique nécessaire" au colloque "Sieyès", Fréjus, 1989.&lt;br /&gt;- “ La construction du château d’Agay et la fortification des côtes provençales sous Richelieu” au colloque “Fortifications et sièges” de la Fédération historique de Provence à Sanary en 1993, (Provence historique, Tome XLIV, fascicule 176, 1994).&lt;br /&gt;- “La formation d’un érudit en Provence au XVIIIe siècle”, au colloque sur l’abbé Barthélemy, Aubagne, mars 1996.&lt;br /&gt;- “ Un destin européen, l’armée de Condé 1792-1802” au colloque “Les émigrés français en Europe 1789-1814, Londres, 4-7 juillet 1997.&lt;br /&gt;- “De Nice au Caire : histoire d’une émigration”, au colloque “Les émigrés français en Europe”, Londres, 2-4 juillet 1999.&lt;br /&gt;- “L’Amirauté de Fréjus” , au colloque “Le golfe de Fréjus, 21 siècles d’activités maritimes”, Fréjus, 3-4 octobre 2004.&lt;br /&gt;- “D’Ollioules à Versailles ou l’huile d’olive à la cour” au colloque “Les Méridionaux et la cour”, Centre de recherches du château de Versailles, Versailles, mai 2006.&lt;br /&gt;- “La Provence, Versailles et Paris, réseau et protection nobiliaire au XVIIIe siècle, au colloque “Vivre noblement en Provence de Louis XIV à la grande guerre” de la Fédération historique de Provence, Marseille, octobre 2006.&lt;br /&gt;- « La Représentation de l’armée de Condé et de l’émigration dans les journaux et libelles révolutionnaires (1789-1792), au Colloque « Histoire, Mémoire et Médias », Cerime, Strasbourg 27-28 septembre 2007.&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' 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d'Agay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03810260148412905692</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_k1M2qcmc8oA/R6iAflJ_EGI/AAAAAAAAADE/TR1I4HGM1Yg/s72-c/EncreLumieres.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
